Conférence

Conférence et table ronde : "Les collaborations entre chercheurs et enseignants en trois questions"

Réalisation : 31 mai 2017 Mise en ligne : 31 mai 2017
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Descriptif

Conférence de Philippe Losego concerne les recherche action, recherche collaborative et lesson studies. Ces trois types de recherches participatives ont deux points communs. D’une part, elles interrogent le statut des savoirs qui peuvent circuler entre enseignants et chercheurs, d’autre part, elles conduisent à repenser les rapports symboliques entre enseignants et chercheurs. Mais issues de contextes historiques et culturels différents (Clerc-Georgy & Clivaz, 2016; Morrissette, 2013; O’Brien, 2001), elles manifestent une conception de l’innovation très différente, « de rupture » ou « incrémentale ». Le concept de recherche-action a rapidement évolué vers une posture très critique. Elle a pour but de provoquer l’émancipation individuelle et collective par la critique des organisations de travail et des contraintes qui pèsent sur les acteurs ou les collectifs (Morrissette, 2013). La recherche collaborative a pour objet de faire surgir des savoirs « tacites » ou « implicites » mis en oeuvre par les acteurs (Bednarz, Rinaudo, & Roditi, 2015). Enfin, les lesson studies visent l’amélioration de l’efficacité pédagogique des enseignements, surtout en mathématiques, en tous cas dans les pays occidentaux. Les savoirs visés par la recherche action concernent surtout le processus de changement lui-même, mis en oeuvre par les chercheurs et les acteurs. La recherche collaborative vise à mettre au jour une zone de savoirs « contestés » (Morrissette, 2013), qui mettent en lumière les tensions et la complexité du travail. Enfin, les lesson studies visent les savoirs disciplinaires, didactiques, pédagogiques et les logiques d’apprentissage par les élèves. Enfin, si les rapports entre chercheurs et praticiens sont « symétrisés », cela diffère selon la pratique collaborative. En recherche-action, c’est un principe démocratique : chercheurs et formateurs s’indifférencient et produisent ensemble. En recherche collaborative, il y a un processus de co-construction mais chaque métier doit y trouver son intérêt propre : scientifique pour les uns, professionnel pour les autres. Enfin, en LS, la symétrisation est progressive et dépend des problèmes abordés (Clerc-Georgy & Clivaz, 2016) : elle provient du fait que confrontés à de vrais problèmes scientifiques (i.e. non-résolus) les chercheurs adoptent la position modeste de la recherche « en train de se faire » plutôt que la position d’autorité de la science « faite » (Latour, 1989). La conférence consistera à poser aux intervenants les trois questions : 1. Quelles sont les conditions de possibilité de co-production des savoirs dits « d’action » visant à échapper à l’opposition pratique/théorique ? 2. Quels rapports entre chercheurs et praticiens sont produits par les collaborations ? 3. Quels sont les différents rapports à l’innovation et aux institutions produits par les pratiques collaboratives ?  La conférence est suivie par une table ronde avec les réactions de Suzanne Abdoul-Reda Abourjeili (Liban), Amina Afif (Luxembourg) et Birgit Pepin (Pays-Bas) .

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Langue :
Français
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Droit commun de la propriété intellectuelle
Citer cette ressource:
ENS de Lyon. (2017, 31 mai). Conférence et table ronde : "Les collaborations entre chercheurs et enseignants en trois questions". [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/97117. (Consultée le 1 juillet 2022)
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