Conférence
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Date de réalisation
Lieu de réalisation

MRSH Caen

Langue :
Français
Citer cette ressource :
La forge numérique. (2017, 13 mars). Leçon de ténèbres ou l’autofiction comme intervalle et atopie du vivant dans l’œuvre de Camille Laurens. [Podcast]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/131839. (Consultée le 21 juillet 2024)

Leçon de ténèbres ou l’autofiction comme intervalle et atopie du vivant dans l’œuvre de Camille Laurens

Réalisation : 13 mars 2017 - Mise en ligne : 18 juillet 2022
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Descriptif

Cette communication a été donnée dans le cadre du premier colloque international entièrement consacré à Camille Laurens, où il s'agissait de participer à une cartographie de son œuvre tout autant qu’à discerner la place qu’occupe l’écrivain dans le paysage littéraire de l’extrême contemporain.

Johan Faerber est docteur de l'université Paris 3 - Sorbonne nouvelle. Il a publié plus d'une soixante d'articles sur le Nouveau Roman et la littérature contemporaine. Auteur d'un essai sur l'esthétique baroque du nouveau roman, il publiera en 2017 un essai au Puf sur la littérature contemporaine. Depuis 2014, il co-dirige la maison d'édition Lettres modernes Minard où il dirige la série Le Nouveau Roman en questions. Il est également directeur de la collection "Classiques & cie" chez Hatier depuis 2008. Il occupe également depuis 2016 les fonctions de conseiller éditorial du pôle sciences humaines d'Armand Colin et Dunod. Enfin, critique littéraire à Mediapart et La Nouvelle Quinzaine, il co-dirige Diacritik, magazine culturel en ligne qu'il a fondé en septembre 2015.

Résumé de la communication

Il s’agira de montrer dans cette intervention en quoi Philippe ouvre, au cœur de l’œuvre de Camille Laurens, la chance herméneutique de l’œuvre même, sa puissance critique et fictionnelle de re-devenir : son redébut depuis la toute mort de l’enfant. Intense et bref récit sur un accouchement qui jette l’enfant dans la mort, Philippe constitue, après la tétralogie liminaire, la leçon de ténèbres de l’œuvre, l’envers négatif de son écriture saisie au moment où il s’agit d’œuvrer à une défaisance continue de ce qui constitue les postulats romanesques de l’écrire à la manière d’une catabase de l’identité, du langage et de la vie. Porté par une maïeutique inversée et déchiré d’une parturition impossible, Philippe s’affirme comme ce texte qui, chez Camille Laurens, constitue la chambre noire et matricielle d’un tremblement sinon d’un effondrement de l’existant sur soi qui, à l’instar de l’enfant mort, porte à son point d’incandescence le multiple du vivant en faisant être ce qui n’a pas été et en faisant ne pas être ce qui, pourtant, même dans un rythme cardiaque alenti, a su être : l’écriture de Camille Laurens s’engage dans une grande et vibrante atopie du vivant.

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