Conférence

Du cabinet privé à la villa suburbaine : caprices et fantaisies artistiques dans la capitale des Lumières espagnoles / Adrián Fernández Almoguera

Réalisation : 3 décembre 2015 Mise en ligne : 3 décembre 2015
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Descriptif

Du cabinet privé à la villa suburbaine : caprices et fantaisies artistiques dans la capitale des Lumières espagnoles / Adrián Fernández Almoguera, in colloque international organisé, sous la responsabilité scientifique de Muriel Adrien, Melissa Percival et Axel Hémery, par l’Université Toulouse Jean Jaurès et l’Université d’Exeter. Toulouse, Musée Paul-Dupuy, 3-4 décembre 2015.

En 1759 Charles III quitte son palais de Naples pour s’installer comme le nouveau roi à Madrid, capitale qui commence à prendre une place d’importance dans un panorama artistique espagnol en cours de rénovation. L’Académie des Beaux-Arts reçoit de nouveaux enseignants, et les modèles artistiques à suivre se tournent vers l’Italie. Les grandes reformes d’embellissement urbain se déclenchent. Autour du roi se développe une société courtisane et bourgeoise qui fait de Madrid la nouvelle scène de leurs fantaisies et caprices. Partout dans Madrid on voit fleurir de nouveaux hôtels particuliers, des jardins « à l’anglaise », des cabinets de peinture, des salons de bal, et des décors éphémères de tous ces styles qui étaient diffusés depuis Paris et Rome au reste de l’Europe. À l’Académie, peintres et architectes abandonnent progressivement les ruines de Desgodetz pour se consacrer aux plaisirs visuels de celles d’Hubert Robert. La fantaisie et le capriccio s’imposent dans leurs travaux romains. Les villas néopalladiennes, quintessences du capriccio architectural, se répandent aux alentours de la capitale. A l’intérieur de leurs salons « à la mode », la nouvelle société madrilène s’éprend de cette vie capricieuse, et étrangère à la rectitude morale dictée par les Habsbourg qui régnaient quelques décennies auparavant. Pour la première fois dans les arts de l’Espagne le caprice s’impose à la norme – ou plutôt, le caprice devient la norme. Cette communication propose au public scientifique un panorama de ce phénomène qui, en marquant toute une époque, a donné aux arts de l’Espagne quelques-uns de ses exemples les plus « capricieusement » remarquables.

Langue :
Français
Crédits
Jean JIMENEZ (Réalisation), Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail (Production), SCPAM / Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail (Publication)
Conditions d'utilisation
Tous droits réservés aux auteurs et à l'Université Toulouse Jean Jaurès.
Citer cette ressource:
Université Toulouse-Jean Jaurès. (2015, 3 décembre). Du cabinet privé à la villa suburbaine : caprices et fantaisies artistiques dans la capitale des Lumières espagnoles / Adrián Fernández Almoguera. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/87447. (Consultée le 24 janvier 2022)
Contacter

HÉMERY, Axel, PERCIVAL, Melissa (dir.) (2015). Figures de fantaisie du XVIe au XVIIIe siècle. Paris, Somogy Éditions d’Art, 288 p.

VAZQUEZ, Lydia (2013). Le monstre goyesque : Figuration grotesque d’un imaginaire enfantin, in "Lumières du Bizarre. Bizarre et bizareries au XVIIIe siècle", Littérature, 169, 102-109.

MOLEÓN GAVILANES, Pedro (1998). Juan de Villanueva. Madrid, Ediciones AKAL, 261 p.

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CALVO SERRALLER, Francisco (1996). Luis Paret y Alcázar. 1746-1799. Madrid, Fundación Amigos del Museo del Prado, 42 p.

SANCHO, José Luis (1989). Proyectos de Dugourc para decoraciones arquitectónicas en las casitas de El Pardo y El Escorial (II), Reales Sitios, Revista del Patrimonio Nacional, 102, 31-36.

SANCHO, José Luis (1989). Proyectos de Dugourc para decoraciones arquitectónicas en las casitas de El Pardo y El Escorial (I), Reales Sitios, Revista del Patrimonio Nacional, 101, 21-31.

BOTTINEAU, Yves (1962). L'art de cour dans l'Espagne de Philippe V. 1700 1746. Bordeaux, Éditions Féret & Fils, 687 p.

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