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Le protocole du regard


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Le protocole du regard

Cette vidéo représente la synthèse de deux journées d’études (25 et 26 mai 2007) organisées à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, destinées à éclairer la signification de ce que les participants entendent par « protocole du regard ». Dans cet intitulé, le terme « protocole » est plutôt utilisé dans son sens social, c'est-à-dire des règles qui régissent l’étiquette, les préséances dans la vie en société et le comportement en général. Bien qu’au départ le terme recouvrait des préoccupations proches de celles des théories féministes (la manière dont les hommes regardent les femmes), ce dernier vint à englober plus largement l’idée de « qui regarde qui et de quelle façon » et surtout « qui a le droit de regarder qui, et de quelle façon a-t-il le droit de le faire ».

L’intérêt pour le sujet s’est développé suite à la lecture des épisodes bibliques concernant David et Bath-Shéba (II Samuel : 11-12) et Suzanne et les vieux (Livre d’Esther apocryphe), qui ont permis de formuler l’hypothèse que le corps [nu] de la femme méditerranéenne appartient à celui qui la regarde. L’attitude lasse de Bath-Shéba lisant la missive du roi David l’invitant au palais, peinte par Rembrandt (1654, Louvre), nous en dit long sur la fatalité néfaste qui frappe la femme honnête lorsque ses charmes physiques l’amènent vers des destins qui ne lui étaient pas désignés. Cette question, largement abordée lors de deux séminaires (EHESS, 1995-96, Harvard 2005) a trouvé écho dans les innombrables débats sur le port du voile des femmes musulmanes, en France. Néanmoins, les participants conservent l’impression que beaucoup reste à faire et qu’une discussion ouverte avec d’autres collègues intéressés par la question serait très profitable.

Les pistes qui semblaient intéressantes à creuser par rapport à ce thème du protocole du regard étaient : la majesté de l’invisible (Dieu) ; la mise en scène de la présence du roi lors de ses apparitions publiques (voir Jean Bodin) ; la visibilité de ce qui est d’habitude couvert (les femmes et leur voile) ; la dichotomie entre regarder et voir (en partant, entre autres, des travaux de Lacan et Foucault) ; la vue et le témoignage (et ses avatars : aujourd’hui lors des exécutions aux Etats-Unis) ; l’apport de la photographie, du cinéma et surtout de la télévision (telle qu’elle est utilisée par les médias) à notre regard, qui nous incite à nous demander si notre regard est constamment prisonnier d’un protocole qui ne dit pas son nom.

Ces deux journées ont été organisées par Maria-Pia Di Bella (EHESS) et Baber Johansen (Harvard).

 

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