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Université Toulouse-Jean Jaurès (Toulouse II-le Mirail)

L’écologie comme sagesse de l’habitation de la Terre. Corporéité, existence et politique / Corine Pelluchon


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L’écologie comme sagesse de l’habitation de la Terre. Corporéité, existence et politique / Corine Pelluchon

L’écologie comme sagesse de l’habitation de la Terre. Corporéité, existence et politique / Corine Pelluchon, conférence in séminaire Poéthiques « Écrire, penser la nature », organisé sous la responsabilité scientifique de Nathalie Cochoy (Laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes-CAS, axe « Poéthiques ») et Jean-Yves Laurichesse (Laboratoire Patrimoine, Littérature, Histoire, équipe Littérature et Herméneutique-PLH/ELH) et présentée par Nathalie Cochoy, Université Toulouse-Jean Jaurès, le 12 février 2021.
* Conférence enregistrée en distanciel.

« Quand l’écologie est pensée à la lumière d’une réflexion sur la matérialité de notre existence qui souligne notre dépendance à l’égard  des autres vivants et de la nature, l’écologie ne se réduit pas seulement à sa dimension environnementale liée à la lutte contre le réchauffement climatique et la biodiversité. En effet, conçue comme la  sagesse de notre habitation de la terre qui est toujours une cohabitation avec les autres, humains et non-humains, elle inclut aussi  des enjeux de justice sociale, liés à l’organisation du travail et aux transformation des modes de production, et suppose la prise en compte des conditions de vie des générations futures et des autres espèces. Loin d’être un îlot éthique, elle ne se conduit plus à opposer la fin du monde et la fin du moi, l’écocentrisme et l’humanisme. Ainsi, en insistant sur la spatialité autant que sur la temporalité, en décrivant l’alimentation, on dépasse les dualismes nature/culture, corps/esprit, individualisme / social. Cette philosophie du "vivre de" qui occupe la première partie de cette présentation, fait surgir un sujet toujours relationnel, toujours en contact -qu’il le veuille ou non- avec les autres humains et non-humains.
Dans une deuxième partie, on verra quelles sont les implications éthiques et politiques de cette phénoménologie du "vivre de" et des nourritures développée dans un ouvrage publié en 2015, "Les Nourritures. Philosophie du corps politique". (…) Quand on fonde la théorie politique non pas sur un sujet hors-sol ou défini seulement par la liberté, mais sur un sujet ainsi pensé dans sa corporéité, les finalités du politique changent : l’écologie et la justice envers les animaux s’ajoutent aux devoirs classiquement assignés à l'Etat. Il s'agit alors de savoir quelles transformations de la démocratie permettront de tenir les promesses de cette théorie politique fondée sur une philosophie de la corporéité et de l’habitation de la Terre. Comment faire de l’écologie un projet d’émancipation individuelle et collective impliquant plus de démocratie, plus de liberté -une liberté différente de celle du libéralisme politique classique ?
Enfin, dans une troisième partie, je me demanderais comment les individus peuvent être les acteurs de ces changements, à la fois dans leurs styles de vie, mais aussi au niveau collectif. Cette question revient en quelque sorte à poser la question que soulevait Rousseau dans le Contrat Social. En effet, une fois qu’on a posé les normes d’une théorie politique, on n’a fait que la moitié du chemin, car il faut savoir ce qui peut donner aux individus le sens de l’obligation. Je ferai référence à l’éthique des vertus que j'ai élaborée dans "Éthique de la considération" en 2018. Enfin, il s'agira de savoir comment la considération peut imprégner la société, ce qui implique de placer la réflexion à un niveau civilisationnel, comme dans "Lumières à l’âge du vivant" (2021) dont il sera brièvement question. A chaque étape d’argumentation, il conviendra de souligner les similitudes et les différences entre cette approche du vivant et de l’écologie inspirée par la phénoménologie et des approches plus particularistes comme l’éthique du « care » et l’écoféminisme avec lesquelles j’ai beaucoup de points communs mais, les sources étant différentes, la manière de configurer les concepts l’est aussi. J'indique aussi les différences existant entre mon approche et les éthiques environnementales et animales anglo-saxonnes… » (Corine Pelluchon).


 

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