Conférence

Sylvio De Franceschi Alimentation et morale monastique dans le catholicisme de l’âge classique. Les enjeux ecclésiaux d’une casuistique du jeûne et de l’abstinence en milieu régulier (XVIIe-XVIIIe siècles)

Réalisation : 25 janvier 2018 Mise en ligne : 25 janvier 2018
  • document 1 document 2 document 3
  • niveau 1 niveau 2 niveau 3
  • audio 1 audio 2 audio 3
Descriptif

Sylvio De Franceschi : https://www.vjf.cnrs.fr/clt/lem_maquette/spip.php?article60

Directeur du Laboratoire d’études sur les monothéismes, Sylvio De Franceschi est directeur d’études à l’EPHE, et membre de l’Équipe 4 : Institutions et doctrines religieuses (Europe et Méditerranée médiévales et modernes). Responsable de la chaire « Religions, savoir et politique dans l’Europe moderne » à l’EPHE, il est spécialiste de l’histoire politique et religieuse de la France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Sylvio De Franceschi est, aujourd’hui, vice-président, chargé du budget, à l’École pratique des hautes études.

Cycle « Les monothéismes et le jeûne »

Le programme collectif du LEM consacré à la pratique du jeûne dans les monothéismesentend aborder dans une perspective comparatiste la question de la permanenced’un geste pénitentiel qui remonte aux origines du judaïsme, du christianismeet de l’islam. En christianisme, les scolastiques du Moyen Âge ont distingué entre lejeûne naturel, ieiunium naturale, qui consiste dans la privation totale de nourritureet de boisson et dont l’exigence s’impose aux fidèles, à partir de minuit les jours oùils doivent communier, le jeûne moral et philosophique, ieiunium morale et philosophicum,qui implique une abstinence alimentaire pour assurer la santé du corps etde l’esprit, le jeûne ecclésiastique, ieiunium ecclesiasticum, dont le respect amènele chrétien à se priver de manger et de boire pour satisfaire à ses péchés et refrénerses passions, et enfin le jeûne métaphoriquement et improprement dit “pour évoquerla maîtrise de ses appétits vicieux”. L’ensemble des fidèles sont astreints, d’uneastreinte de précepte, à jeûner périodiquement, mais les réguliers, sur qui l’autoriténormative de l’Église se fait plus particulièrement sentir, sont plus lourdement soumisà une discipline alimentaire qui devient au lendemain du concile de Trente unecomposante caractéristique de la culture confessionnelle propre au catholicisme.Le jeûne et l’abstinence sont un point d’observation assurément très précieux poursaisir l’ampleur et le rythme du mouvement par lequel les sociétés occidentalesse sont progressivement déprises de leur conformation chrétienne. À partir des réflexionsqu’offrent les cas du christianisme, puis du catholicisme moderne, l’objectifdu présent programme collectif sera de replacer la pratique du jeûne au sein duphénomène monothéiste et de l’envisager dans tous ses aspects, ecclésial, naturel,philosophique, collectif, individuel et mystique.

Thème
Notice
Langue :
Français
Crédits
Franck Guillemain (Réalisation)
Conditions d'utilisation
(c) CNRS 2018
Citer cette ressource :
CNRS – Service audiovisuel d'ARDIS (UAR2259). (2018, 25 janvier). Sylvio De Franceschi Alimentation et morale monastique dans le catholicisme de l’âge classique. Les enjeux ecclésiaux d’une casuistique du jeûne et de l’abstinence en milieu régulier (XVIIe-XVIIIe siècles). [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/96553. (Consultée le 1 février 2023)
Contacter

Dans la même collection