Entretien

Die Deutschen in Toulouse

Réalisation : 24 juin 2009 Mise en ligne : 24 juin 2009
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Descriptif

Dans le cadre des interviews allemandes pour la rubrique VO sur Canal U, nous jetons aujourd'hui un regard sur « les Allemands à Toulouse ». Ils sont environ 10.000 à vivre dans l’agglomération toulousaine, la plupart d’entre eux à Pibrac, Blagnac, Colomiers et Tournefeuille.Lorsqu’on parle de la « présence allemande » à Toulouse, on pense surtout à des entreprises telles que Airbus et EADS. Mais depuis les années 1960 un réseau allemand particulièrement dense et actif s'est formé dans la région, comme le démontre aussi l'annuelle Semaine Franco-allemande fin janvier. Mais comment vivent donc les Allemands à Toulouse ? Et qu'en est-il de la cohabitation franco-allemande au quotidien ? Sophie Ziebarth, une étudiante à la Pädagogische Hochschule (ce qui correspond à l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres) à Fribourg-en-Brisgau (Freiburg im Breisgau) a fait un sondage auprès des Allemands à Toulouse qui a servi ensuite à la rédaction de son mémoire de fin d'études sur le même sujet. Dans l'interview qui a été réalisée en 2009, à l'issue de son stage à l'École allemande de Toulouse, elle nous parle de son projet ainsi que de ses impressions et expériences personnelles.

Intervenant
Thème
Notice
Langue :
Allemand
Crédits
Jean JIMENEZ (Réalisation), Université Toulouse II-Le Mirail SCPAM (Publication), Université Toulouse II-Le Mirail (Production), Roberto Di Bella (Intervenant)
Conditions d'utilisation
Tous droits réservés à l'Université Toulouse II-Le Mirail et aux auteurs.
Citer cette ressource :
Roberto Di Bella. UT2J. (2009, 24 juin). Die Deutschen in Toulouse. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/48247. (Consultée le 1 février 2023)
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Documentation

Roberto Di Bella : Dans le cadre de mes interviews en allemand pour la chaîne VO sur Canal U, nous allons parler aujourd'hui « des Allemands à Toulouse ». Ils sont environ 10.000 à vivre dans l’agglomération toulousaine. La plupart d’entre eux habitent à proximité des usines d‘Airbus à Pibrac, Blagnac, Colomiers et Tournefeuille. Lorsqu’on parle de la « présence allemande » à Toulouse, on pense bien sûr tout de suite à des mots clés comme Airbus et EADS.

Mais depuis les années 1960 tout un microcosme d'associations culturelles, d'établissements et de réseaux allemands, désormais connus bien au-delà de leur cercle, s'est formé. Depuis quelques années il y a également une « semaine franco-allemande » qui (depuis 2003) a lieu tous les ans fin janvier et qui suscite de plus en plus d'intérêt. D'autre part, il y a aussi de plus en plus de voix critiques qui s’élèvent au sein de la communauté allemande même, déplorant une certaine auto-isolation, voire ghettoïsation des allemands sur place.

Comment vivent donc les Allemands à Toulouse? Quelle est leur influence sur la région ? Comment évoluent-ils? Et qu'en est-il de la cohabitation interculturelle au quotidien? Sophie Ziebarth avec qui je vais parler, vient de terminer un sondage qu’elle a effectué parmi les Allemands à Toulouse en vue de son travail de fin d’études. Sans pouvoir anticiper l’évaluation des questionnaires, nous allons essayer tout de même dans les prochaines minutes de transmettre quelques informations de fond ainsi que des impressions et des expériences personnelles.

Bonjour Sophie. Bienvenue à Canal U!

Avant de parler « des Allemands à Toulouse », je voudrais dire quelques mots sur vous. Cela fait presque un an que vous êtes à Toulouse. Vous venez de Fribourg en Brisgau où vous êtes inscrite à la Pädagogische Hochschule (i.e. ‘Institut universitaire de pédagogie) et vous avez profité de votre séjour ici à Toulouse pour poursuivre vos études. Vous avez également travaillé à l’école primaire de la « Deutsche Schule », l’école allemande de Toulouse. Lors de ce séjour vous avez eu l'idée d'écrire votre mémoire de fin d'études sur la situation des Allemands à Toulouse. Cela était également le sujet du sondage que je viens d’évoquer.

Comment est née l'idée d'écrire un mémoire sur les « Allemands à Toulouse »? Est-ce un projet que vous aviez déjà en Allemagne ?

SZ : Non, l’idée m’est venue seulement quand je suis arrivée à Toulouse. J’ai vite fait la connaissance d’autres Allemands. Je les ai croisés dans les rues toulousaines et les ai écouté parler. En sortant le soir, j'ai rencontré des Allemands qui faisaient leur stage chez Airbus ainsi qu’une stagiaire du Goethe-Institut. Ensuite, j’ai eu l’idée de travailler dans une école. Je me suis donc renseignée sur les possibilités et j'ai trouvé l'Ecole Allemande. J’ai donc demandé à la proviseure si je pouvais y effectuer un stage. C’est comme cela que j’ai eu des contacts avec des Allemands. Avec le temps je me suis dit que j’aimerais en savoir plus sur la façon dont vivent les Allemands ici. Ensuite j’ai eu l’idée d’écrire mon mémoire sur la vie des Allemands ici. Est-ce vrai qu'ils habitent tous à Colomiers ou à Pibrac? Se sont-ils intégrés et comment vivent-ils ici ? Je voulais analyser cela.

RDB :Quand on parle des Allemands à Toulouse, on simplifie bien sûr beaucoup. Pourriez-vous les classer selon des catégories sociales ou des secteurs professionnels ? Qui habite à Toulouse? Ce n’est certainement pas un groupe homogène.

SZ : Je vais commencer par les "petits". Il y a des enfants allemands, à cause de l’Ecole allemande. Il y a les étudiants du programme ERASMUS. Il y a aussi des étudiants allemands qui font leur thèse de doctorat ici. Ensuite il y a les Allemands exerçant une activité professionnelle. Il y en a beaucoup qui travaillent chez Airbus, environ 2000. Et puis il y a les Allemands qui veulent tout simplement vivre en France, commencer une nouvelle vie.

RDB :J’ai déjà dit dans l’introduction qu'il y a environ 10.000 Allemands qui vivent dans la région. Là aussi on doit relativiser un peu. Il est vrai que personne ne connaît le chiffre exact, même pas le Consulat Général allemand. Pourquoi ? A quoi cela tient-il ?

SZ : Oui, c'est très difficile car en France les Allemands ne sont pas tenus de déclarer leur domicile. La déclaration de domicile n’existe pas. Par contre, il existe désormais la possibilité de se faire enregistrer au Consulat Général allemand à Bordeaux pour que – en cas de situation de crise – ce dernier sache qu’ils existent. On peut aussi s'y enregistrer pour voter en Allemagne. C’est ainsi qu’on pourrait obtenir des chiffres. La région Midi-Pyrénées dispose elle aussi de chiffres issus de l'Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE). Selon ces chiffres, il y aurait environ 5000 Allemands dans la région. Mais ce sont des données anciennes, ce chiffre a certainement augmenté entre-temps.

RDB : Comment est structuré le réseau social et culturel des Allemands de Toulouse et de l’agglomération? Que pouvez-vous en dire suite à votre sondage ou à vos expériences?

SZ : En effet, c’est très intéressant. Il existe aujourd'hui plusieurs organisations et associations. Il y a par exemple « Leben in Midi-Pyrénées ». C’est une association où se retrouvent des Allemands et des Français pour organiser des sorties ou des activités culturelles communes. Il y a aussi un site web pour les germanophones à Toulouse qui s'appelle « Fou-de-Toulouse ». Là, on trouve beaucoup d’informations pour les Allemands qui viennent d’arriver, par exemple les adresses des médecins allemands. On y trouve aussi des offres d’emploi et d’autres informations pratiques dont on a besoin quand on s’installe ici. Et puis il y a bien sûr le Goethe-Institut. Il y a aussi des offres de loisirs, des colonies de vacances pour les enfants allemands, par exemple. Puis il y a aussi des magasins allemands. Il paraît qu’il y a même une boulangerie-pâtisserie allemande.

RDB : Dans les questionnaires, vous avez également posé des questions privées ou personnelles. Il faut dire que les questionnaires ont été remplis en ligne et que vous traitez les données de façon anonyme. Vous ne savez pas en détail qui vous a répondu. Vous connaissez seulement vaguement les groupes d’âge, mais vous savez s'il y a plus de femmes ou plus d’hommes. Vous m’avez dit que 2/3 des réponses provenaient des femmes et 1/3 des hommes. Et au total, combien de personnes ont participé environ ?

SZ : 200 personnes.

RDB : Presque 60% des participants ont fait des études supérieures. Le nombre de personnes ayant le baccalauréat est encore plus élevé. Les Allemands à Toulouse représentent donc un groupe d’immigrés cultivé et très bien formé. Est-ce que les Allemands sont bien intégrés en règle générale? Quelle est votre impression? Voyez-vous quelques difficultés qu’ils auraient à s’intégrer ?

SZ : C’est une question intéressante. Dans mes questionnaires les Allemands ont donné des réponses très différentes. Quelques-uns ont dit qu’ils étaient bien intégrés, que la culture française leur plaisait et qu’ils se sentaient bien ici. Ici il y a une offre de loisirs très variée. D’autres ont rencontré des Français qui sont assez germanophobes et qui parlent encore de la Seconde Guerre mondiale. Moi aussi, une fois, j’ai fait un peu cette expérience. J’ai gardé des enfants et ils m’ont dit: « Je n’aime pas les Allemands parce qu’ils ont occupé la France »

RDB : Les enfants ont dit ça?

SZ : Oui. Malheureusement c’est toujours présent des Français. Mais il y a aussi beaucoup d’Allemands qui ont dit qu’ils se sentaient bien ici et qu’ils se sentaient intégrés.

RDB : Comment se traduit la présence allemande à Toulouse? Comment les Allemands influencent-ils la vie culturelle ou politique?

SZ : Dans mes questionnaires, beaucoup de personnes ont répondu qu'ils pouvaient faire tomber les préjugés à travers la communication et le dialogue avec les Français. A Toulouse il y a beaucoup d’offres culturelles qui ont un rapport avec l'Allemagne. Il y a des pièces de théâtre allemandes. Il y a des concerts allemands. La plupart du temps cela se fait en coopération avec le Goethe-Institut ou dans le cadre du festival de théâtre Universcènes de l’Université Toulouse II - Le Mirail. De plus, quelques Allemands essaient de sensibiliser les Français aux questions d'environnement, pour trier les déchets par exemple. Quelques-uns essaient également d’éveiller l’intérêt pour l’Allemagne et de motiver les Français à parler allemand. Ils veulent transmettre une bonne image de l’Allemagne. C’est ce que les Allemands essaient de faire ici.

RDB : Comment réagissent les Français quand ils apprennent que vous venez d'Allemagne.

SZ : Tout d'abord ils se montrent intéressés. D’où viens-tu? Je réponds « de Nuremberg » – et souvent la réaction c’est: « Oui, c’est là que s’est déroulé le procès de Nuremberg a eu lieu en 1946». Donc encore la Seconde Guerre mondiale comme contexte. Mais sinon ils me demandent comment est l'Allemagne, ils veulent savoir des choses sur mes études ou où se trouve Nuremberg. Ils se montrent intéressés, oui.

RDB : Comme pour tous les groupes d'immigrés, il y a toujours des changements dans la vie personnelle et la vie de tous les jours. Vos entretiens et les questionnaires vous ont-ils donné des indices sur les habitudes que les Allemands ont gardées et les coutumes françaises qu’ils ont adoptées?

SZ : La plupart des Allemands ont répondu qu'ils se sont bien adaptés à la vie française. Ils aiment bien la vie tranquille et détendue à Toulouse. Désormais ils traversent la rue au feu rouge et roulent de manière plus chaotique. Beaucoup ont écrit qu’ils ont pris l’habitude de manger deux repas chauds. Mais d’autres continuent à manger froid le soir, ils n'ont rien changé. Mais la plupart se sont adaptés. C'est aussi parce que le rythme de vie est différent ici, on a p.ex. des pauses plus longues à midi. Ils travaillent donc plus tard et doivent adapter leur temps libre. Beaucoup d’Allemands font leurs courses au marché maintenant. Ce qui est marrant, c'est que les Allemands ne trient plus leurs déchets parce qu'on n’y fait pas tellement attention ici. Ils ont perdu cette habitude, bien qu'ils veuillent influencer les Français.

RDB : Ils veulent donc sensibiliser les Français à la conscience écologique...

SZ : ...mais maintenant, eux n’ont plus, ils n’y arrivent plus, malheureusement.

RDB : Pendant un an, vous avez vu le travail de l’Ecole allemande à Colomiers, vous y avez travaillé vous-même. L’Ecole allemande propose tous les niveaux scolaires de l'école maternelle jusqu'au bac. Pourquoi de nombreux parents allemands optent consciemment pour le système scolaire allemand?

SZ : Il y a des Allemands qui n’aiment pas beaucoup le système scolaire français, car il a la réputation d’être très autoritaire. De plus, ils ne sont pas favorables au Frontalunterricht (c.a.d. un type d’enseignement caractérisé par le face à face entre enseignant et élèves, où les rôles émetteurs et récepteurs sont strictement définis). Ils pensent que les enfants n'y apprennent pas l’autonomie. C’est pourquoi quelques-uns choisissent l’Ecole allemande. Une autre raison, c’est que beaucoup d’Allemands ne savent pas combien de temps ils vont rester ici et qu’ils voudraient faciliter le retour en Allemagne pour leurs enfants. De plus, ils veulent être capables d’aider leurs enfants à faire leurs devoirs. Certains ne parlent pas bien français et ne peuvent pas aider leur enfant l'après-midi. De plus, ils préfèrent les horaires de l'Ecole allemande. Il n’y a pas de cours l’après-midi, sauf pour les élèves plus âgés bien sûr. Mais pour les plus petits la garde de l’après-midi est plus ludique. C’est important pour eux.

RDB : Est-ce qu’il n’y a que des enfants allemands à l’Ecole allemande ou est-ce qu’il y a aussi des parents français qui envoient leurs enfants là-bas ?

SZ : J’ai vu plutôt des enfants franco-allemands ou des enfants de familles anglo-allemandes. C’est un public international, je dirais. On dit aussi qu’il y a 40 nationalités dans cette école.

RDB : Donc un contexte interculturel au sein de l’école même. Vous y avez vous-même enseigné et encadré des enfants. Vous étiez donc directement en contact avec les petits et parfois avec les tout-petits. Quelles sont vos observations? Comment cela fonctionne-t-il chez les petits ? Assiste-t-on aux conflits normaux entre les enfants ou y a-t-il déjà des conflits « franco-allemands » ?

SZ : Des conflits franco-allemands pas vraiment, car l'école primaire ne se trouve plus dans l'école française. Elle partage le bâtiment avec l'Ecole anglaise sur ce qui s’appelle Eurocampus et qui été inauguré le 29 mai 2009. Il n’y a donc pas de conflits franco-allemands à l'école. En ce qui concerne le contact entre les enfants allemands et anglais, ce sont des conflits normaux comme : « Qui fait le gardien du buts ?» Là, ils doivent toujours se mettre d’accord et il y a souvent des chamailleries, mais ce ne sont pas de véritables problèmes.

RDB : Nous venons d’évoquer les réactions parfois négatives du côté français. D’autre part, les Allemands habitent souvent à la périphérie ou dans des communes en dehors de Toulouse et n’ont pas assez de contacts en dehors de leur quartier. J’en ai fait moi-même l’expérience.

SZ : Oui, j’ai aussi l’impression que les Allemands restent plutôt à Colomiers et Pibrac. Cela se traduit déjà par le fait qu’il y a beaucoup de choses qui se passent là-bas. Il y a l’Ecole allemande et de nombreuses manifestations organisées par et pour des Allemands qui ont lieu dans les différentes communes. La motivation pour aller à Toulouse pour une pièce de théâtre ou un concert ou pour s’engager davantage dans le contexte allemand à Toulouse, est certainement moins forte. Ils ont tout sur place. C’est pourquoi, c’est plus simple pour eux de rester là-bas, je pense. Ils ont leurs amis là-bas, ils ont leur environnement allemand.

RDB : Je vais citer une remarque d’un questionnaire rempli que vous m’avez remis et que j'ai trouvé intéressante. Un des participants de votre sondage y écrit:

« Je pense que l’habitude française est plutôt de se refermer sur soi. Les gens sont très gentils, mais il est extrêmement difficile de créer un réseau social. De plus, je trouve que les Français sont très autoritaires envers leurs enfants. C’est pourquoi je trouve difficile pour mon enfant d'établir des contacts sociaux. »

Cela signifierait qu'il y a aussi un autre aspect, c’est quand les Allemands pensent : « J‘aimerais bien, mais je ne peux pas ou c'est difficile. » Comment avez-vous vécu cela ?

SZ : Pour certains c'est peut-être difficile. Je ne pense pas que ce soit forcément la faute des Français. Dans tous les pays il est difficile de connaître des gens. C’est sûr. Chacun a ses points de vue et il y a des différences culturelles. C’est certainement là que les problèmes se posent.

RDB : Pour terminer, regardons encore vers l'Allemagne. Vous allez retourner à l’université pour écrire votre mémoire de fin d’études, car vous voulez devenir institutrice. L’expérience ici a-t-elle changé vos projets professionnels? Y a-t-il des choses que vous voyez différemment maintenant ?

SZ : Oui, je voudrais diversifier ma vie à Fribourg. Je voudrais m’occuper des étrangers, p.ex. des étudiants Erasmus qui viennent à la Pädagogische Hochschule. Je voudrais m’investir pour leur montrer la région. J'aimerais faire davantage pour leur intégration. A l'école, je pourrais m’imaginer réaliser des projets avec d’autres écoles à l’étranger. Mais ça, c’est pour plus tard. D’abord je dois terminer mes études.

RDB : Merci pour cet entretien, Melle Ziebarth.

Interview menée par:

Roberto Di Bella

Lecteur du DAAD (Office Allemand d’Echanges Universitaires, http://paris.daad.de)

Section Allemand de l’Université Toulouse II – Le Mirail

Traduction de l’allemand par Roberto Di Bella

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Roberto Di Bella: In der Reihe meiner deutschen Interviews für die Rubrik VO (Version Originale) auf Canal U geht es diesmal um das Thema „Die Deutschen in Toulouse“. Rund zehntausend von ihnen leben in der agglomération, also im Ballungsraum von Toulouse. Die meisten von ihnen in den Gemeinden rund um die Airbus-Werke, wie Pibrac, Blagnac, Colomiers und Tournefeuille. Airbus und EADS sind natürlich auch die ersten Stichworte an die jeder denkt, wenn man über die „deutsche Präsenz“ in Toulouse spricht.

Seit den 1960er Jahren hat sich jedoch längst ein ganzer Mikrokosmos an deutschen Kulturvereinen, Einrichtungen und Netzwerken gebildet, die weit über den eigenen Kreis hinaus wahrgenommen werden. Seit einigen Jahren gibt es auch eine Semaine franco-allemande, eine breit angelegte deutsch-französische Woche, die (seit 2003) jedes Jahr Ende Januar stattfindet und immer mehr Beachtung erfährt. Anderseits gibt es aber auch immer mehr kritische Stimmen aus der deutschen ‚community’ selbst, die eine gewisse Selbstisolierung, ja Ghettoisierung der Deutschen vor Ort beklagen.

Wie also leben die Deutschen in Toulouse? Welchen Einfluss haben sie auf die Region? Wie verändern sie sich selbst? Und wie gestaltet sich das interkulturelle Zusammenleben im Alltag? Sophie Ziebarth, mit der ich gleich sprechen werde, hat gerade im Rahmen einer geplanten Studienarbeit eine Fragebogenaktion unter den Deutschen in Toulouse durchgeführt und beendet. Ohne der Auswertung vorausgreifen zu können, werden wir gleichwohl versuchen, in den nächsten Minuten hierzu zunächst ein paar Hintergrundinformationen, sowie persönliche Eindrücke und Erfahrungen zu vermitteln.

Hallo Sophie, herzlich willkommen bei Canal U!

Bevor wir uns gleich über das Thema „die Deutschen in Toulouse“ unterhalten, kurz etwas zu Ihrer Person. Sie sind seit rund einem Jahr in Toulouse, kommen aber eigentlich aus Freiburg im Breisgau, wo sie an der Pädagogischen Hochschule eingeschrieben sind. Im Rahmen Ihres Erasmus-Aufenthaltes in Toulouse haben Sie hier studiert, haben aber auch zeitgleich an der Deutschen Schule in Toulouse, besser gesagt an der Grundschule der Deutschen Schule, gearbeitet. Im Rahmen Ihres Aufenthaltes ist jetzt auch das Projekt einer Zulassungsarbeit entstanden, über die Deutschen in Toulouse und darüber ging auch die Fragebogenaktion, von der ich eben sprach.

Wie ist denn die Idee zu Ihrer Zulassungsarbeit über entstanden? Hatten Sie dieses Projekt bereits in Deutschland?

Sophie Ziebarth: Nein, dieses Projekt habe ich nicht aus Deutschland mitgebracht. Die Idee kam mir erst, als ich in Toulouse ankam. Ich habe sehr schnell Deutsche kennen gelernt. Ich habe sie in der Stadt gehört. Beim Weggehen habe ich deutsche Praktikanten von Airbus kennen gelernt, auch eine deutsche Praktikantin beim Goethe-Institut. Ich hatte dann auch die Idee, an einer Schule zu arbeiten. So habe ich erst einmal gesucht, was es für Möglichkeiten gibt und bin dann auf die Deutsche Schule gestoßen. Daraufhin die Schule kontaktiert und die Rektorin gefragt, ob ich ein Praktikum dort machen könnte. So gab es die Möglichkeit, an der Deutschen Schule zu arbeiten. Dadurch habe ich eben Kontakt zu Deutschen bekommen. Mit der Zeit habe ich mir überlegt, dass ich gerne mehr darüber erfahren möchte, wie die Deutschen hier leben. Dann kam auch die Idee, dass ich ja eine Arbeit darüber schreiben könnte, wie das Leben der Deutschen hier aussieht. Ist es so, dass sie alle in Colomiers oder Pibrac leben? Haben sie sich integriert und wie leben sie hier? Ich wollte das analysieren.

RDB:Wenn wir jetzt von den Deutschen in Toulouse sprechen, ist das natürlich eine grobe Vereinfachung. Könnten Sie den Begriff einmal nach sozialen Kategorien oder Berufsgruppen aufschlüsseln? Wer ist überhaupt hier in Toulouse? Das ist ja sicherlich nicht eine homogene Gruppe.

SZ: Am besten fange ich bei den ‚Kleinen’ an. Es gibt deutsche Kinder, durch die Deutsche Schule. Es gibt Studenten, durch ERASMUS. Es gibt auch einige deutsche Studenten, die hier an ihrer Doktorarbeit schreiben. Dann gibt es berufstätige Deutsche. Es gibt z.B. ca. 2000 Deutsche, die bei Airbus arbeiten. Und dann gibt es auch Deutsche, die hier einfach einen Neubeginn in Frankreich gewagt haben und hier leben.

RDB: Ich sagte bereits in der Einleitung, dass rund zehntausend Deutsche in der Region leben. Aber eigentlich kann Ihnen niemand genau sagen, selbst am Deutschen Konsulat nicht, wie viele Deutsche wirklich in Toulouse und der Region leben. Woran liegt das?

SZ: Ja, dies ist sehr schwierig, da die Deutschen sich in Frankreich nicht registrieren müssen. Es gibt keine Meldepflicht. Jedoch besteht nun die Möglichkeit, dass man sich im französischen Generalkonsulat in Bordeaux anmelden kann, damit man dort bei Krisensituationen weiß, dass es diese Deutschen gibt, dass man diese Zahlen hat. Und auch für Wahlen in Deutschland kann man sich dort anmelden. Dadurch könnte man Zahlen bekommen. Die Region Midi-Pyrénées verfügt ebenfalls über Zahlen, die von der INSEE[1] stammen, dem französischen Amt für Statistik. Nach diesen Zahlen würden ca. 5000 Deutsche in der Region leben. Dies sind jedoch alte Zahlen, mittlerweile ist diese Zahl auf jeden Fall gestiegen.

RDB:Wie ist denn das soziale und kulturelle Netzwerk der Deutschen in Toulouse und Umgebung? Was können Sie da aus Ihrer Umfrage oder aus Ihren Erfahrungen sagen?

SZ: Ja, das ist sehr interessant. Es gibt mittlerweile einige Organisationen und Vereine. Es gibt z.B. „Leben in Midi-Pyrénées“. Dies ist ein Verein, in dem sich Deutsche und Franzosen treffen, und gemeinsame Ausflüge und andere kulturelle Aktivitäten unternehmen. Es gibt mittlerweile auch eine Homepage für die Deutschsprachigen in Toulouse, die heißt Fou-de-Toulouse. Dort stehen ganz viele Informationen für die Deutschen, wenn sie hier ankommen, wie z.B. Adressen von deutschen Ärzten. Dort findet man auch Stellenanzeigen oder viele andere praktische Informationen, die man braucht, wenn man hier ankommt. Und dann gibt es natürlich das Goethe-Institut. Es gibt auch Freizeitangebote, deutsche Freizeiten in den Schulferien werden angeboten. Dann gibt es auch deutsche Geschäfte. Eine deutsche Bäckerei und Konditorei soll es geben.

RDB: Sie haben ja auch nach privaten bzw. nach persönlichen Daten gefragt. Dazu muss man sagen, diese Fragebögen wurden bzw. werden online ausgefüllt und die Daten werden von Ihnen anonym behandelt. Sie wissen im Einzelnen auch nicht, wer Ihnen geantwortet hat. Sie haben nur eine ungefähre Einschätzung der Altersgruppen und wissen natürlich, ob es mehr Männer oder mehr Frauen sind. Sie haben mir gesagt, es waren zwei Drittel Frauen, die geantwortet haben gegenüber einem Drittel Männer. Und ungefähr wie viele Personen haben insgesamt geantwortet?

SZ: 200 Personen haben teilgenommen.

RDB: Fast 60% der Teilnehmer an Ihrer Umfrage haben ein abgeschlossenes Studium. Der Anteil der Personen mit Abitur ist entsprechend noch höher. Die Deutschen in Toulouse stellen also eine sehr gut ausgebildete und gebildete Einwanderergruppe dar. Sind denn die Deutschen im Allgemeinen gut integriert? Was ist Ihr Eindruck? Wo sehen Sie evtl. auch Defizite.

SZ: Dies ist eine interessante Frage. In meinem Fragebogen haben die Deutschen ganz verschieden geantwortet. Einige haben gesagt, dass sie sich gut integriert haben, dass ihnen die französische Kultur gefällt, dass sie sich hier wohl fühlen. Hier gibt es ein großes Freizeitangebot. Andere wiederum treffen noch auf Franzosen, die recht deutschfeindlich auf sie reagieren, immer noch vom II. Weltkrieg reden. Ich selber hab es auch mal so halb erlebt: Ich habe auf Kinder aufgepasst und meinten erstmal zu mir: „Ich mag die Deutschen nicht, weil sie Frankreich besetzt haben“.

RDB: Das sagten die Kinder?

SZ: Ja, dies ist leider wohl noch in den Köpfen der Franzosen. Aber es haben auch viele Deutsche gesagt, dass sie sich hier wohl fühlen. Sie fühlen sich integriert.

RDB: Wie wirkt sich die deutsche Präsenz in Toulouse aus? Welchen Einfluss üben die Deutschen auf das kulturelle oder auch politische Leben aus?

SZ: Viele Personen haben in meinem Fragebogen geantwortet, dass sie durch die Kommunikation und Verständigung mit Franzosen Vorurteile abbauen können. In Toulouse selber gibt es viele kulturelle Angebote, die mit Deutschland zu tun haben. Es gibt deutsche Theaterstücke. Es gibt deutsche Konzerte. Diese Angebote entstehen meist dank der Kooperation mit dem Goethe-Institut oder auch im Rahmen des Theaterfestivals Universcènes der Université Toulouse II - Le Mirail. Einige Deutschen versuchen, die Franzosen zu mehr Umweltbewusstsein zu bewegen, dass die Franzosen auch ihren Müll trennen. Einige versuchen auch, das Interesse an Deutschland zu wecken und die Franzosen zum Deutschsprechen zu motivieren und einfach ein gutes Bild von Deutschland zu vermitteln. Dies versuchen die Deutschen hier.

RDB: Wie reagiert man denn auf Sie persönlich, sobald man erfährt, dass Sie aus Deutschland kommen?

SZ: Erstmal mit Interesse. Wo kommst du her? Dann sag ich „Aus Nürnberg“ und dann kommt meistens die Reaktion: „Ja, da haben ja 1946 die Nürnberger Prozesse stattgefunden“. Also wieder der II. Weltkrieg als Hintergrund. Aber sonst fragen sie mich, wie es dort ist in Deutschland, wollen etwas über mein Studium wissen oder auch wo Nürnberg liegt. Sie sind schon interessiert.

RDB: Wie bei jeder Einwanderergruppe gibt es ja immer Veränderungen, was das eigene Leben und den eigenen Alltag betrifft. Haben Sie da auch aus Ihren Gesprächen oder auch aus den Fragebögen Hinweise darauf, welche Gewohnheiten die Deutschen beibehalten haben und welche französischen Eigenarten sie angenommen haben?

SZ: Die meisten Deutschen haben geantwortet, dass sie sich sehr an das französische Leben angepasst haben. Sie sind froh über das stressfreie und lockere Leben hier in Toulouse. Sie laufen nun bei Rot über die Ampel oder fahren chaotisch Auto. Sie essen nun auch zweimal täglich warm. Das haben auch viele geschrieben. Einige jedoch essen trotzdem noch ihr Abendbrot. Das haben sie nicht geändert. Aber die meisten haben sich jedoch größtenteils angepasst, dadurch dass auch der Lebensrhythmus hier anders ist, z.B. durch die langen Mittagspausen. Sie arbeiten also auch dementsprechend länger und müssen ihre Freizeitgestaltung danach ausrichten. Sie gehen jetzt auch auf den Wochenmarkt einkaufen. Was lustig war, ist dass viele Deutsche mittlerweile ihren Müll nicht mehr trennen, da darauf hier nicht so geachtet wird. Diese Angewohnheit haben sie dann wieder abgelegt, obwohl sie das sehr gerne beeinflussen würden.

RDB: Den Franzosen möchten sie also ein bisschen Umweltbewusstsein beibringen…

SZ: …aber jetzt schaffen sie es selber leider nicht mehr.

RDB: Sie haben ein Jahr lang die Arbeit an der Deutschen Schule in Colomiers kennen gelernt und haben dort auch selbst gearbeitet. Die Deutsche Schule bietet von der Vorschule bis zum Abitur alle Schulformen an. Warum entscheiden sich viele deutsche Eltern bewusst für das deutsche Schulsystem?

SZ: Einigen Deutsche gefällt das französische Schulsystem nicht so gut, da dieses als sehr autoritär gilt. Außerdem finden sie den Frontalunterricht nicht sehr gut und finden, dass die Kinder dort nicht zur Selbstständigkeit erzogen werden. Daher wählen einige die Deutsche Schule. Ein weiterer Grund ist, dass viele Deutsche nicht wissen, wie lange sie hier bleiben und möchten deshalb, dass es den Kindern dann leichter fällt, wieder nach Deutschland zurückzukehren. Außerdem wollen sie ihren Kindern bei den Hausaufgaben helfen können. Einige können nicht so gut Französisch und schaffen das dann nicht, ihr Kind zu unterstützen, nachmittags. Außerdem finden sie die Unterrichtszeiten an der Deutsche Schule besser. Es gibt keinen verschulten Nachmittagsunterricht, außer für die älteren Schüler natürlich. Aber für die Kleineren gibt es nur eine Nachmittagsbetreuung, die eher spielerisch verläuft. Und das ist ihnen wichtig.

RDB: Gibt es an der Deutschen Schule nur deutsche Kinder oder gibt es auch französische Eltern, die ihre Kinder dorthin schicken?

SZ: Ich habe jetzt mehr deutsch-französische Kinder gesehen und Kinder aus deutsch-englischen Familien. Es ist ein internationales Publikum, würde ich sagen. Es wird auch gesagt, dass 40 Nationalitäten an dieser Schule sind.

RDB: Das heißt also ein interkultureller Kontext auch an der Schule selbst unter den Kindern. Sie selber haben unterrichtet, haben auch Kinder betreut. Sie sind also in direktem Kontakt mit den Kleinen und teilweise ganz Kleinen gewesen. Was haben Sie denn dort für Beobachtungen gemacht? Wie funktioniert das zwischen den Kleinen? Reibungslos? Gibt es die ganz normalen Kinderkonflikte oder sehen Sie dort auch bereits ‚deutsch-französische’ Konflikte?

SZ: Also deutsch-französisch weniger, da die Grundschule mittlerweile nicht mehr im Gebäude der französischen Schule integriert ist, weil sie jetzt ihr Gebäude mit der englischen Schule teilt, auf dem sogenannten Eurocampus, der am 29. Mai 2009 eingeweiht worden ist. Deutsch-französische Konflikte in der Schule gibt es also nicht. Im Kontakt der deutschen mit den englischen Kindern sind es nur ganz normale Konflikte, wie: „Wer darf jetzt hier im Tor stehen?“ Da müssen die sich immer einigen und da gibt es immer etwas Zank, aber es sind keine wirklichen Probleme.

RDB: Wir haben eben darüber gesprochen, dass es von französischer Seite durchaus auch die eine oder andere negative Reaktion gibt. Andererseits gibt es auch die Situation, dass die Deutschen in bestimmte Vororten oder Gemeinden außerhalb von Toulouse leben und dass es da, wie ich aus eigener Erfahrung weiß, oft nicht genug Austausch gibt.

SZ: Ja, ich denke schon, dass die Deutschen eher in Colomiers und Pibrac bleiben. Das merkt man allein dadurch, dass sich dort vieles abspielt. Es gibt die Deutsche Schule und in den Gemeinden auch viele Veranstaltungen von und für Deutsche. Es ist für sie bestimmt schwieriger, nach Toulouse zu kommen, und dort in Konzerte und Theaterstücke zu gehen oder sich mehr zu engagieren. Sie haben alles vor Ort. Deswegen ist es wahrscheinlich auch einfacher für sie, auch dort zu bleiben. Sie haben ihre Freunde, sie haben ihr deutsches Umfeld dort.

RDB: Ich zitiere einmal eine Bemerkung aus einem Fragebogen, den Sie mir freundlicherweise zur Verfügung gestellt haben, den ich ganz interessant fand. Dort schreibt einer der Teilnehmer an Ihrer Umfrage:

„Ich denke, dass die französische Kultur relativ verschlossen ist. Die Leute sind zwar sehr nett, aber es ist unheimlich schwer, sich sozial zu vernetzen. Außerdem finde ich, dass die Franzosen sehr autoritär mit ihren Kindern umgehen, weswegen es mir schwer fällt, mit meinem Kind soziale Kontakte aufzubauen.“

Wie haben Sie das wahrgenommen?

SZ: Für manche kann es sein, dass es schwierig ist. Ich denke, dass es nicht unbedingt an den Franzosen liegt. Es ist in jedem Land so, dass es schwierig ist, die Landsleute kennenzulernen. Klar, jeder hat andere Ansichten und es gibt kulturelle Verschiedenheiten. Wahrscheinlich liegen darin auch Probleme.

RDB: Lassen Sie uns zum Schluss noch einmal den Blick nach Deutschland richten. Sie gehen jetzt zurück an die Universität, um Ihre Zulassungsarbeit zu schreiben. Sie möchten ja Grundschullehrerin werden. Hat Ihre Erfahrung hier für Sie etwas mit Blick auf Ihre weitere berufliche Planung verändert? Sehen Sie jetzt bestimmte Dinge anders?

SZ: Ja, ich möchte mein Leben in Freiburg anders gestalten. Ich würde mich jetzt gerne um Ausländer kümmern, zum Beispiel um die Erasmus-Studenten, die auch an unsere Pädagogische Hochschule kommen. Ich würde mich gerne engagieren, um ihnen die Region zu zeigen. Zum Thema Integration würde ich gerne mehr machen. An der Schule könnte ich mir vorstellen, vielleicht Projekte mit anderen Schulen im Ausland durchzuführen. Aber das kommt erst später. Erst muss ich zu Ende studieren.

RDB: Vielen Dank für das Gespräch, Frau Ziebarth.



[1] INSEE (Institut national de la statistique und des études économiques)

Interview von:

Roberto Di Bella

Lektor des DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst, http://paris.daad.de)

Germanistisches Institut der Universität Toulouse II – Le Mirail

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