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Chapitres
- 1 "versements" aux pangols domestiques, onctions et fabrication d'amulettes00'25"
- Entrée des consultants et préparation du dispositif rituel00'40"
- Début de la consultation de ,Mbaye D2, dans la chambre03'33"
- Versements aux pangols de l'autel domestique de Mbaye D2.01'54"
- Deuxième partie de la consultation de Mbaye D2. dans la chambre00'50"
- Fabrication d'une amulette, une cordelette à 4 noeuds03'14"
- Divination par les cauris01'19"
- Début de la consultation de El Hadj T. dans la chambre02'54"
- Divination par les cauris et fabrication d'une amulette, une cordelette à 1 noeud02'56"
- Versements aux pangols de l'autel domestique de El Hadj T.02'36"
- Deuxième partie de la consultation deEl Hadj T. dans la chambre00'31"
- Divination par les cauris 02'03"
- 2 Visite et "versements" aux habitants d'une forêt de baobabs sacrés00'14"
- Préparation du "versement" d'eau, de farine de mil et de sucre00'46"
- Versement de l'eau avec mil, de kola, d'une pièce de monnaie et du sang d'un poulet02'02"
- Versement de l'eau avec mil et sucre sur les troncs de 2 baobabs habités par des pangols00'39"
- Versements, ablution et libations de vin rouge03'38"
- Présentation du lieu de repos d'une hyène01'03"
- Présentation du baobab pangol initiatique du tradipraticien00'49"
- Présentation du baobab pangol guérisseur de la stérilité féminine00'37"
- Présentation du lieu de repos du jaxal, panthère présumée02'23"
- Proposition de visite au trou d'eau de djinns01'17"
- Jeu de sacrifice de crabe et fin de catharsis00'15"
Descriptif
- "versements" auxpangols domestiques, onctions et fabrication d'amulettes
Le tradipraticien sérerSouley Niakh de Joal, au Sénégal, âgé d'une quarantaine d'années, reçoit simultanémentdeux clients dans sa chambre. Il les fait asseoir sur le lit et desfauteuils en plastique. Lui-même est installé sur une natte synthétique posée àcôté du lit, les jambes écartées devant un boubou-tunique en toile decoton traditionnelle, recouvert d'une crasse patinée correspondant à des versements de sang depoulets sacrificiels.
D'une sacoche noire àplusieurs poches, de type pour ordinateur, il extirpe les objets du rituel : un"chasse mouche", bâton de pouvoir en crins de cheval noir, montés surun manche gainé de tissu rouge, enroulé dans une coudée de bande de tissu decoton artisanal bicolore ; un sachet plastique d'une poudre, probablementpolyvégétale, qu'il versera sans récitations dans un récipient d'eau, un pot enplastique blanc de 5 litres, apporté par une des résidentes de la maison quibavardent dans la cour.
Le premier consultant, MbayeD2., âgé d'une soixantaine d'années vient achèver un traitement pour des mauxdivers, notamment des douleurs des os etdes articulations et fatigue,de cause non précisée : jalousie, sorcellerie due à ses succès ?C'est un musicien sérer célèbre, ami de l'assistant-traducteur del'anthropologue vidéographe, Aliou Henri Diouf, lui même musicien.
Le tradipraticien faitasseoir Mbaye D2. sur la natte, face à lui, séparé par la tunique sacrificielleposée entre eux. Il trempe les crins de cheval du bâton de pouvoir dans l’eauavec poudre et, de haut en bas, oint par effleurements le crâne, la nuque, lesépaules, les bras, le dos, les reins de son patient. Il le fait se relever etexécute des massages des bras avec ses mains, imprégnées de la projection d'unerécitation, dans un sens "extractif", de la racine des membres auxextrémités. Ces massages rapides, entre effleurement et passe de magnétiseur, alternentavec des étirements doux des bras et du rachis. A la fin de ce temps, ilintime l'ordre à son client de répondre systématiquement positivement à toutequestion qui lui est posée, comme une imposition d’unoptimisme à afficher en permanence : - Si on te questionne, tu disoui.
Tenant le pot d’eau avecpoudre, il le conduit alors derrière la chambre dans une étroite arrière courou est installé l'autel domestique consacré aux esprits tutélaires dutradipraticien, les pangols. Il est constitué de mortiers défoncés enterrés àl'envers, de pilons enterrés, de divers objets, pierres et de deuxvolumineux anneaux de fer qui ne semblent pas de facture artisanale. Aprèsavoir versé de l'eau avec poudre sur chacun des objets de l’autel représentantles pangols, le tradipraticien intime à Mbaye D2. de se "laver", sansquitter son pantalon, de s'asperger sur le modèle du schéma corporel de latoilette quotidienne par aspersion, y compris les pieds, posés l’un aprèsl’autre sur le bord de l’autel, dans une proximité extrême et troublante avecles esprits ainsi convoqués.
Comme avec un jeune enfant,Souley Nyakh achève la toilette de la tête de son client, la maintenant audessus de l’autel. Puis, il se saisit des anneaux trempés d’eau avec poudre etles passent horizontalement l'un après l'autre au dessus de la tête de MBaye D.encore penché sur l'autel.
De retour dans lachambre-cabinet de consultation, Souley Nyakh le fait asseoir en face de lui, toujours séparé par la tunique sacrificielle. Il brandit, les bras tendus,la coudée de tisssu bicolore face à la tête de son client, sur laquelle il finitpar la poser. Il s'en saisit ensuite pour essuyer les zones qui ont étémassées, effleurées, lavées, comme pour récupérer aussi des restes non visibles.Ensuite, il la secoue vigoureusement plusieurs fois et la pose sur la tuniquesacrificielle. Puis, il fabrique une cordelette de coton sur laquelle ileffectue 4 noeuds magiques spécifiques avec récitation d'une formule, dont : "J'aipris une poignée de sable, m'envelopper de Dieu avec un oreiller depierre". Il attache lui-même la cordelette qui fait deux fois le tourde l'avant bras gauche de Mbay D.
Il recouvre alors la tuniquesacrificielle et la bande de tissu bicolore d'un morceau de toile blanche percéede trois trous circulaires de la taille de l’ouverture de petits canaris usuelset d'un quatrième plus petit. Le bâton de pouvoir est déposé dessus, puis misde côté, de même que le tissu blanc et la bande bicolore, pour poser neufcauris et une petite plaque pesante, non identifiée, l’objet qui joue souventun rôle de « témoin » dans ce type de divination iconique. Six jetsde cauris se succèdent, dont un avec la main de Mbay D. posée sur les caurisétalés. Ils confirment tous la réussite du traitement et le devenir heureux.
Après quoi, Souley Niakhdemande à Mbaye D2. de laisser la place au deuxième consultant, ElHadj T., un pêcheur sérer d’une soixantaine d’années qui vient pour lesséquelles cicatrisées d'une grave fracture de la partie supérieure du tibia droit,écrasé entre deux pirogues.
Il le fait asseoir sur lesol en face de lui et lui mesure le tour du genou droit avec la bande de tissu bicolore.Il mesure ensuite la cheville et réalise un noeud spécifique du même type quecelui de la cordelette, transformant la bande de tissu en amulette, en sengor,ceinture de projection de force à un noeud. Il la brandit à la face duconsultant puis vers le ciel et le sol, c'est-à-dire la tunique sacrificiellesur laquelle il la dépose pour se saisir du bâton de pouvoir. Il trempe lescrins de cheval dans le seau d’eau avec poudre de la consultation précédente eten oint doucement la jambe souffrante à de nombreuses reprises, du haut vers lebas. Il finit par le massage avec incorporation dans le corps du patient desvertus des paroles magiques projetées dans ses mains à chaque passage devantses lèvres, accompagnées de claquements de doigts.
Ensuite il attache la bandebicolore, devenue sengor à un noeud, au dessus du genou. Il reprend leseffleurements de la jambe avec les crins de cheval trempés d'eau avecpoudre, toujours de haut en bas, mais en venant les recharger successivement enles plongeant dans chacun des trous circulaires de la toile blanche posée pardessus la tunique sacrificielle, comme des ouvertures de canaris non visibles.Il interroge ses cauris en quelques jets comme pour vérifier le bon déroulementdes opérations, puis entreprend la fabrication d'une cordelette de coton artisanalà 2 noeuds spécifiques avec des récitations. Après l'avoir passée à plusieursreprises sur la jambe malade, il l'attache à la cheville. Puis il déchire uneétroite bande de la toile blanche à trous circulaires et la transforme encordelette à un noeud, avec récitations de paroles et passage entre les lèvresdu guérisseur. Il l’attache au dessus du genou à la place de la bande tissubicolore nouée.
Souley Nyakh fait lever ElHadj T. et le dirige, tout boiteux, derrière la maison. Il lui fait poser lepied sur l'autel domestique des pangols. Trempant les crins du bâton de pouvoirdans le récipient d'eau avec poudre, il effleure doucement le membre malade, dehaut en bas, du genou à l'autel. Ensuite, il verse de l'eau avec poudre, toujoursde haut en bas sur la jambe et le pied posé sur l'autel, puis passe les anneauxde fer sur et autour de la jambe avant de les reposer à leur place. Un dernierversement de liquide avec poudre sur lajambe et l'autel, ainsi qu'une aspersion à l'aide des crins de cheval et ilfait retourner son client dans la chambre à la même place que précédement. Illui a ordonné de bien marcher et effectivement le consultant ne boite plus. Letradipraticien exécute de ouveaux effleurements avec récitation à l'aidedes crins de cheval, puis effleurement-essuyage du membre à l'aide de la bandede tissu bicolore qui a conservé son noeud. Des jets de cauris divinatoiresrépétés confirment la réussite du traitement : " C'est bon!" El Hadj T. secoue sa jambe d'un air très convaincu quant à ladisparition des douleurs. Souley Nyakh tout en rangeant ses accessoires dans sasacoche, en sort une clochette-à grelot qu'il écoute attentivement sonnerdevant chacune de ses oreilles, comme des messages positifs supplémentaires.
- visite et"versements" aux habitants d'une forêt de baobabs sacrés
Le traitement du premierclient, Mbaye D2., se poursuit l’après midi du même jour dans une petiteforêt de baobabs à proximité de Joal, réputée dangereuse car habitée par différentsesprits, des pangols (génies sérers), des djinns (génies musulmans et païens) ,des animaux dangereux, tels qu'une hyène et un jaxal, traduit faussement par « tigre », vraisemblablementune panthère.
Les offrandes destinées auxpangols protecteurs, sont de l’eau, de la farine de mil, du sucre, un pouletvivant, une bouteille de vin rouge, des noix de kola et une pièce de monnaie,sans compter une petite cuvette en plastique, le récipient pour les libations, etl’outil sacrificiel, un couteau de cuisine.
Un premier versement rituel d’eaumélangée de farine de mil est effectué à l’entrée de la forêt sur un espacedégagé recouvert de coquillages, de feuilles mortes et de restes de sacrificesantérieurs, noix de kola, flaques de sang séché. Souley Nyakh se saisit dupoulet, lui coince les pattes avec un pied, fait une passe du couteau sur lagorge et une torsion du cou qui hypnotise l’animal qui s’immobilise, puis illui tranche la gorge, versant la totalité du sang en une même place. Aprèsquoi, le poulet est remis mort dans une pochette de plastique pour l’emporter.
Souley Niakh la cuvettecontenant l’eau avec la farine de mil et le couteau de la main gauche poursuitson chemin jusqu’à deux baobabs aux troncs blanchis, qu’il asperge du reste del’eau avec la farine de mil, tout en inspectant une cavité à la base d’und’entre eux.
Il poursuit le chemin quiserpente dans la forêt de baobab jusqu’àune place qu’il nomme « chambred’épines », où sont empilées des centaines de bouteilles de verrevides de vin rouge, de bière et d’alcool. Il décapsule la bouteille et faitavancer Mbay Diouf afin de lui verser du vin sur les pieds en même temps qu’auxpangols. Cette implication corporelle si près des pangols semble impressionner MbayeD2. qui essaye de refuser, puis limite la quantité de vin déversée sur sespieds nus. Il refuse ensuite de boire directement à la bouteille. Malgré lesrestes de mil, il finit par accepter la cuvette plastique vidée du mélanged’eau, de farine de mil et de sucre comme récipient à boire. Souley Nyakh faitboire au goulot Aliou Henri Diouf, l’assistant-traducteur, puis l’anthropologuecaméraman et enfin lui-même. Il se saisit de la caméra pour les filmer en trainde boire, puis leur enjoint de verser duvin sur le sol pour les pangols. A ce moment, le rituel de Mbay Diouf estterminé.
Souley Nyakh entreprend contrerémunération de faire visiter les différents places des habitants de cetteforêt de baobabs. Il montre une place de repos de la hyène, les griffureslaissées sur un tronc par les griffes du jaxal,les résidences des pangols et des djinns. Il présente le baobab des pangols dontil a reçu les pouvoirs, un autre en forme de tête où les femmes stérilesdéposent leur coiffe pour obtenir un enfant.
Au fur et à mesure que lavisite se prolonge, Mbay D., impressionné, est de plus en plus réticent etsuggère de rentrer, notamment de ne pas aller visiter le puits où résident undjinn et ses trois fils. Au sortir de la forêt, il se saisit d’un crabe et mîmeen chantant sa mise à mort sacrificielle : comme une fin (faim) decatharsis.
ACTEURS
- le tradipraticien sérer Souley Niakh
- le premier consultant pour douleurs ostéo-articulaires
et fatigue, Mbaye D. 2, musicien sérer
- le deuxième consultant pour séquelles de fracture de la jambe droite, El Hadj T., pêcheur sérer
- l'assistant-traducteur Aliou Henri Diouf
- le médecin-anthropologue vidéaste, Alain Epelboin
Traduction et commentaires simultanés
Aliou Henri Diouf
Traduction des sous-titres
Lamine Ndiaye
Caméra, montage,réalisation
Alain Epelboin & Mireille Gruska
© 2013 Alain Epelboin CNRS-MNHN Paris
Intervenants
Notice
médecines traditionnelles
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Statues dogon actives : Youssouf Dara, sculpteur fabricant de copies
Landais, Laurence (1961-....)
Youssouf Dara, jeune sculpteur de Kundu, réalise ici le « portrait » du jeune homme peul filmé à ses côtés et commente les transpositions opérées. Il réalise habituellement des copies qui alimentent le marché des objets touristiques. N'étant pas forgeron, il n’est pas autorisé à commencer par la tête. Documents associés Extraits de Statues actives. Le mouvement dans la statuaire africaine. « Bois » anthropomorphe tshokwe et dogon. Thèse co-dirigée par LOUIS PERROIS et JEAN POLET. Doctorat en histoire de l'art et archéologie, Université Paris1.Année 2004-2005. (Auteur Laurence Landais) Ces extraits correspondent aux pages 421-431 du Tome deux, Statuaire dogon, un jeu d'énigmes, dans la partie Elèments d'enquêtes sur le terrain, producteurs et utilisateurs d'objets. L’entrée sculpteurs / Forgerons et non forgerons (..
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Statues dogon actives : Allaye Samasekou, forgeron sculpteur
Landais, Laurence (1961-....)
Issu d'une famille de forgerons, Allaye Samasekou en a reçu l'initiation et la maîtrise de sa technique. Il sculpte ici un «vieux qui marche». Après avoir marqué ses repères, il commence toujours par dégager la tête du billot de bois initial. En temps réel, le travail a duré de 2 à 3 heures. Documents associés Extraits de Statues actives. Le mouvement dans la statuaire africaine. « Bois » anthropomorphe tshokwe et dogon. Thèse co-dirigée par LOUIS PERROIS et JEAN POLET. Doctorat en histoire de l'art et archéologie, Université Paris1.Année 2004-2005. (Auteur Laurence Landais) Ces extraits correspondent aux pages 421-431 du Tome deux, Statuaire dogon, un jeu d'énigmes, dans la partie Elèments d'enquêtes sur le terrain, producteurs et utilisateurs d'objets. L’entrée sculpteurs / Forgerons et non forgerons (...) L’entrée « pro
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Regards ethnographiques à propos des amulettes et du guérissage. Sénégal, Guinée, Mali, région parisienne 1983-2012.
Montage d'extraits de films ethnographiques relatifs à la vie quotidienne et aux consultations de devins-guérisseurs, présentant les usages et les fabrications d'amulettes, réalisé pour les projections permanentes de l'exposition de l’Institut du monde arabe de Tourcoing de 2014.
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Du rite au soin : toilette et guérissage à Joal (Sénégal, décembre 1997)
À Joal, dans une petite concession très pauvre d'un quartier inondable habité par une veuve, deux de ses enfants et petits enfants, nous assistons à la toilette matinale et au petit déjeuner des neveux et nièce de Aliou, Henri Diouf, un jeune homme sérer, musicien, récupérateur à ses heures, collaborateur de l'anthropologue, fiancé-époux d'une jeune femme avec laquelle il ne réussit pas à avoir un enfant. Tandis que la maman des enfants prépare le petit déjeuner, la grand mère berce le nouveau né. La caméra suit attentivement les comportements de la fillette de 2-3 ans, qui du fait de l'arrivée de son petit frère n'est plus le centre de l'attention générale et qui, peu souriante, pleurniche facilement (cf. chap. Toilette et petit déjeuner des neveux de Aliou Henri Diouf). La maman des enfants effectue la toilette complète du nouveau né,
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Autre
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Petits moments dans une famille de musiciens sérers (Toilette, danse et guérissage), Joal, décembre 2009
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
décembre 2009, Joal, Sénégal 01 Toilette et façonnage d'un nouveau né sous le regard de ses "tantes" 02 Danse, jeu et sexe pour rire 03 Jouer pour apprendre à danser 04 Soigner des yeux par extraction du mal Acteurs - Ndey Degen, le nouveau-né fille et sa maman Mariama - Aissatou, la laveuse, grand mère et ses deux plus jeunes enfants Fama et Mama - Souley Thiam, le grand-père, griot et guérisseur, et sa cliente souffrant des yeux - des voisines Auteur -réalisateur - caméra : Alain Epelboin Montage : Alain Epelboin, Annie Marx, Jean-Louis Durand
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Chronique aka 1987-1992 : vie quotidienne, malheur et guérissage chez les Pygmées aka de République centrafricaine.
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Montage d'extraits de la Chronique aka 1987-1993 pour le vidéodisque interactif réalisé pour l'exposition "lhomme et la santé", Cité des Sciences et de l'Industrie, La Villette, Paris 1993
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Fécondité, gémellité et souveraineté en pays anyi (Côte d’Ivoire)
Duchesne, Véronique (1963-....)
Ce document présente trois rituels qui consacrent la fécondité en pays anyi. Le premier a lieu à Assié Akpessé (département de Mbatto). C’est le rite de présentation du 10e enfant, appelé Brou - qu’il s’agisse d’un garçon ou d’une fille (ce qui signifie « dix »). Signe d’une grande progéniture, cet enfant est l’objet d’attentions particulières. Quelques jours après sa naissance, une cérémonie est organisée au sein de la cour familiale : une toilette rituelle du nouveau-né, le sacrifice de poulets, et enfin l’installation dans la chambre à coucher de son « autel protecteur », avec l’accompagnement de chants spécifiques. Le second a lieu à Kangandissou (département de Bongouanou). C’est le rite de renouvellement de « l’autel de protection » d’un Jumeau (Nda) et de sa puinée (Amanê) car l’un des jumeaux est décédé à la n
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Elvis, Dogon des montagnes
Huc, Sylvie,
Taieb, Jean-Marc (19..-....)
Au coeur du pays Dogon, le long de la falaise de Bandiagara; Elvis, 42 ans promène sa “maladie mentale”. De village en village sa silhouette, rappelle à sa tante l’enfant qu’il fut, à d’autres l’ami qu’il est, et enfin à nous tous l’homme que nous pouvons respecter.
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Entretien
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Anthropologie de la maladie et du mythe au Laos et en Asie du Sud-Est
Pottier, Richard (1940-2020 ; ethnologue)
Richard Pottier est professeur d’ethnologie à l’université René Descartes, Paris V, faculté des sciences humaines et sociales, Sorbonne. Il est membre du laboratoire « Langues, Musique et Société», unité mixte de recherche 8099, du comité national du CNRS. Spécialiste du Laos, il travaille dans les domaines de l’anthropologie de la maladie et du mythe (mythes de la riziculture). Dans le cadre de son travail sur l’analyse des pratiques thérapeutiques au Laos, il a été fonctionnaire de l’OMS (de 1973 à 1979). Lors de cet entretien, Richard Pottier explique tout d’abord les enjeux du projet, développé au sein de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), sur le système de santé Lao. Il détaille ensuite ses trois principaux sujets d’études universitaires : - les recherches socio-anthropologiques sur le système de santé lao, qui ont fait
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Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008Divination de la cause de maux de ventre, par la chute de morceaux d’écorces, 13 avril 2008, Doumé
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Divination de la cause de maux de ventre par la chute de morceaux d'écorce
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Chronique aka, Akungu décembre 1994 : cure de la migraine de Bonéné et histoire de la folie de Koti
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Cure de la migraine de Bonéné et histoire de la folie de Koti, des crises migraineuses qui la poussaient à fuire en forêt Bonéné profite du passage d'un guérisseur pour se faire soigner ses maux de tête, sa migraine. Après avoir tergiversé, le guérisseur accepte de la consulter et devine la présence de mauvais sang dans sa tête responsable de ses maux. Il lui fait scarifier le front par Bokayo, puis suce le sang et va le cracher derrière la maison. 0 s Le nganga, le devin-guérisseur, se fait prier pour consulter 1 mn 41 Repérage du mauvais sang dans le front de Bonéné 2 mn 10 Rasage du crâne de Bonene par Bokayo pour permettre l'extraction 3 mn 11 Scarification et saignement du front de Bonéné 4 mn Succion de la zone scarifiée par le nganga 5 mn
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Soins des maux de dos de l’ethnologue par un devin-guérisseur bambara à Bamako 1995
L'ethnologue consulte Kalifa Diarra, quartierun devin guérisseur bamabara pour des maux de dos réels. Le guérisseur effectue des effleurements thérapeutiques du dos avec des récitations appropriées et application d'une poudre végétale noire. Puis, il lui propose de lui enseigner la divination par géomancie.
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Biljana la femme-guérisseuse, Budisava, Serbie
Vivod, Maria
Biljana la femme-guérisseuse, Budisava, Serbie un film de Maria Vivod
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Cavadee, dix jours de cérémonies en l'honneur du dieu Mourouga dans l'hindouisme réunionnais
Pourchez, Laurence (19..-....)
Les dix jours de cérémonies conduites en l’honneur du dieu Mourouga visent à protéger l’individu de la maladie et du malheur. Le cycle rituel s’achève par une procession durant laquelle les pénitents défilent sur plusieurs kilomètres, le corps transpercé d’aiguilles, tout en portant le cavadee, arche de bois pouvant peser plusieurs dizaines de kilos.
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Consultations de Souley Nyakh, tradipraticien à Joal (déc. 2012)
- "versements" aux pangols domestiques, onctions et fabrication d'amulettes
- visite et "versements" aux habitants d'une forêt de baobabs sacrés
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
- "versements" aux pangols domestiques, onctions et fabrication d'amulettes Le tradipraticien sérer Souley Niakh de Joal, au Sénégal, âgé d'une quarantaine d'années, reçoit simultanément deux clients dans sa chambre. Il les fait asseoir sur le lit et des fauteuils en plastique. Lui-même est installé sur une natte synthétique posée à côté du lit, les jambes écartées devant un boubou-tunique en toile de coton traditionnelle, recouvert d'une crasse patinée correspondant à des versements de sang de poulets sacrificiels. D'une sacoche noire à plusieurs poches, de type pour ordinateur, il extirpe les objets du rituel : un "chasse mouche", bâton de pouvoir en crins de cheval noir, montés sur un manche gainé de tissu rouge, enroulé dans une coudée de bande de tissu de coton artisanal bicolore ; un sachet plastique d'une poudre, p
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Guérir des visions nocturnes : pratique de soin par un devin-guérisseur aka du village d'Enyelle, Likouala, Congo
Duda, Romain (19..-....)
Armand, 14 ans, souffre de visions nocturnes depuis plusieurs années. Ses rêves sont régulièrement visités par des Mami Wata, sirènes ou génies des eaux symboles de sexualité et de féminité. Ces rencontres nocturnes empêchent Armand de dormir. Persuadé que le problème tire son origine dans un conflit familial lié à sa femme, Arnold, le père d’Armand fait appel au vieux Longo, nganga réputé des environs d’Enyellé. Armand et son père ne sont pas "Pygmées" Aka mais comme il est d’usage localement, la consultation des devins-guérisseurs aka est privilégiée. Ils excellent en effet dans la recherche de la causalité du mal et la résolution de troubles paraphyschologiques, d’attaques sorcellaires, ou plus généralement dans la gestion des relations avec le monde de l’invisible. Au centre de la parcelle d’Arnold, le vieux Longo pratique une fumiga
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Mumbwiri, rite thérapeutique : initiation d’une femme et d’un enfant nzebi
Dupuis, Annie (19..-....)
Deux malades sont traités au cours de ce rituel, la jeune femme pour devenir féconde, l’enfant pour guérir d’une grave et ancienne toux à laquelle aucun traitement n’a pu remédier. Le rituel requiert la possession par les génies et la prise du bois sacré l’« iboga », qui doivent conduire à la guérison. Le rituel se déroule sur deux jours et deux nuits au village et en forêt. Le film commence avec la présentation de l’espace rituel, dans lequel au cours de la nuit s’est déroulé la cérémonie. Les génies sont appelés à investir les participants et la malade par le jeu des instruments de musique (harpe, tambours, percussions, corne) qui accompagnent les chants et les danses. . Les membres de la société encadrent la postulante. Des soins sont donnés à la malade par la guérisseuse et des membres de la société : aspersions au moyen
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Sainte Manoubia soufisme et spiritualité féminine
Rahal, Ahmed (19..-.... ; ethnologue)
Rituel féminin au sanctuaire de Saida Manoubia, dans la banlieue Nord de Tunis. Les adeptes viennent tous les dimanches participer à la cérémonie de transe animée par des officiantes femmes. Ces rituels sont exclusivement réservés aux femmes qui viennent également consulter et présenter des offrandes à la sainte.
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Chronique aka, 12 décembre 1989, Motonga, RCA : petit déjeuner et extraction du mal d'une femme enceinte
Une matinée ordinaire à Motonga dans le campement du célébre nganga, devin-guérisseur, Monduwa. 0 s Un des fils de Monduwa, âgé de 7-8 ans, prend son petit déjeuner seul en face-à-face avec sa maman Bozanga. Il croque les morceaux de chicouange (farine de manioc cuite à l'étouffée dans des feuilles de bananier) avec ses canines : ses incisives supérieures, taillées en pointe, ne lui servent plus que d'embelissement du sourire. Il doit défendre sa pitance contre un jeune chiot qu'il repousse à coups de coude, et qui, frustré, finit par se gratter le cou énergiquement. 1 mn 12 Monduwa prépare des paquets de feuilles et d'écorces pour ses clients... 1 mn 35 Puis, nous retrouvons Monduwa revenant de l'arrière de la maison où il a été jeté des ndunga, des ndoki, des substances maléfiques qu'il a extraites du ventre d'une femme enceinte, l'épou
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Documentaire
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Guérir des visions nocturnes : pratique de soin par un devin-guérisseur aka du village d'Enyelle, Likouala, Congo
Duda, Romain (19..-....)
Armand, 14 ans, souffre de visions nocturnes depuis plusieurs années. Ses rêves sont régulièrement visités par des Mami Wata, sirènes ou génies des eaux symboles de sexualité et de féminité. Ces rencontres nocturnes empêchent Armand de dormir. Persuadé que le problème tire son origine dans un conflit familial lié à sa femme, Arnold, le père d’Armand fait appel au vieux Longo, nganga réputé des environs d’Enyellé. Armand et son père ne sont pas "Pygmées" Aka mais comme il est d’usage localement, la consultation des devins-guérisseurs aka est privilégiée. Ils excellent en effet dans la recherche de la causalité du mal et la résolution de troubles paraphyschologiques, d’attaques sorcellaires, ou plus généralement dans la gestion des relations avec le monde de l’invisible. Au centre de la parcelle d’Arnold, le vieux Longo pratique une fumiga
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Documentaire
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SANSARI. La déesse et le corona en Himalaya
Schlemmer, Grégoire (1974-....)
Fin mars 2020. Dans un village du Népal, touché comme le reste du pays — et du monde — par le confinement, la nouvelle du virus se répand. Des villageois décident d’avancer le rite à Sansari, déesse des épidémies, en l’adaptant aux circonstances du moment. Rapport au politique, rapport à la nature, place de l’étranger, respect de la tradition et adaptation au changement, responsabilité humaine et divine, rumeur et discours savant… Comme ailleurs, on cherche quoi penser et quoi faire, et on bricole d’incertaines réponses. C’est l’occasion de découvrir d’autres réflexions sur la crise actuelle liée au virus, un regard décalé, qui fait pourtant étrangement écho à ce qui se dit et se fait dans les autres parties de ce monde que l’épidémie actuelle a participé à rendre toujours plus global. Film documentaire de Grégoire Schlemmer, ethnologu
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