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Le populaire comme adjectif - Introduction - 27/05/2021


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Auteur(s) :
CHAMBARLHAC Vincent
BAJRIĆ Samir

Producteur Canal-U :
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Les chapitres


Le populaire comme adjectif - Introduction - 27/05/2021

Programme


  • Samir Bajric (EA 4178 Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures [CPTC]) :
    Réception et enjeux de l'épithète « populaire » en linguistique
    [début de la vidéo : 00:00]

    Le terme populaire investit les sciences du langage aussi bien en diachronie qu'en synchronie. Dès lors, l'analyse linguistique mobilise l'épithète correspondante à divers niveaux. Deux d'entre eux hantent l'histoire des idées linguistiques (diachronie) et la dimension diastratique du phénomène langagier (synchronie). 
    La notion de linguistique populaire (allemand : Volkslinguistik ; anglais : folk linguistics) crée une véritable nouveauté dans l'histoire des préoccupations humaines liées à la faculté langagière (du Moyen-Âge jusqu’au début du XIXe siècle) . « De façon provisoire, on peut dire que le domaine de la linguistique populaire comprend tous les énoncés qu’on peut qualifier d’expressions naturelles (c’est-à-dire qui ne viennent pas des représentants de la linguistique comme discipline établie) désignant ou se référant à des phénomènes langagiers fonctionnant au niveau de la méta-communication » (E. Berkle dans S.  Auroux, 1989, p. 39). L'histoire des idées linguistiques devrait, dans sa partie préliminaire, rendre hommage à cet « éveil de la conscience linguistique » qui fut « stimulé par des contacts avec des locuteurs étrangers, par l’existence et la reconnaissance d’un clivage dialectal au sein d’une communauté de langue ou par une orientation particulière de cette curiosité désintéressée que l’homme porte spontanément à lui-même et au monde qui l’entoure » (R.H. Robins, 1976, p. 9). Le rôle de la linguistique populaire ancienne est donc très étroitement lié à l’éternelle recherche du « caché ». Ce qui est « caché » fait partie de la nature, de la réalité extra-linguistique. Par conséquent, cette dimension de la langue devient l'objet de réceptions collectives de (A. Borst, 1963, R.H. Robins, 1967, D. Hymes, 1974, R. Bugarski, 1984).
    Quant à la théorie linguistique, elle intègre l'épithète populaire dans le cadre des études portant sur les niveaux (registres) de langue (sphères diastratiques). C'est ainsi qu'on parle de niveau populaire (ou familier, ou, ce qui est plus symptomatique encore : niveau bas ; allemand : Umgangssprache) d'un énoncé. Ce dernier coexiste avec les niveaux vulgaire, moyen et soutenu. C'est ainsi qu'en sémantique, tout lexème cesse d'être prisonnier du domaine puissanciel (propriété de la langue en tant que système), dès lors qu'il s'approprie un sens (un sème) en discours, lequel discours constitue ipso facto le foyer naturel de la signification populaire (O. Soutet, 1995, S. Bajric, 2013).

  • Vincent Chambarlhac (LIR3S UMR CNRS uB 7366) :
    « Populaire », un épithète d'historien chiffonnier ?
    [début de la vidéo : 43:38]

    L'épithète « populaire » qualifie moins un objet qu'il ne caractérise une relation, une distance. en somme, à l'image des goguettes du XIXe siècle, il s'agit de passer la barrière (Rancière) pour rencontrer le « populaire », soit l'adjectif substantivé. L'interrogation de cette distance, de cette ligne de fuite impliquerait la figure du chiffonnier, celui qui se tient aux bornes. appliqué aux historiens, cette figure emprunte autant à Walter Benjamin qu'aux Arts de faire de Michel de Certeau. Pour autant, supposer que l'épithète est distance et mise en relation implique moins une pratique de l'histoire à rebrousse-poil, soit le renversement d'une histoire d'en bas, il convoque une épistémologie des marges qui emprunte à la micro-histoire, convoque le jeu d'échelles à parcourir plus que le renversement de perspective.



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