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Psychédélisme, punk et techno : expériences croisées


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Psychédélisme, punk et techno : expériences croisées

Avec

- Isaac Abrams, artiste peintre :"Retour sur une carrière d'artiste psychédélique"

Vincent Verroust,anthropologue, EHESS : traduction 

- Vincent Benso, sociologue (ASUD / Techno+) : « Techno et drogues35 ans de passion… Pour le meilleur et     pour le pire ! »

- Alexandre Marchant, historien (ISP Cachan) : « Culture et esthétique de la défonce : drogues et        mouvement punk (années 1970-1980) »

  Modérateur : Florian Bureau,militant associatif (ASUD / Techno+)

 

Des débuts du psychédélisme aux raves parties contemporaines il est possible d’établir une filiation. Difficile en effet de ne pas penser à des teufeurs transportant leur sound system aux quatre coins de l’Europe quand on lit les aventures des Merry Pranksters sillonnant les USA dans un bus bariolé pour organiser des « acid tests » à grand renfort de stroboscopes, de peinture fluo, de déguisements exubérants… Et bien sûr de LSD !

Sans y appartenir, le mouvement punk s’entrecroise avec cette filiation. Son esthétique est différente, pourtant elle se rapproche de certaines composantes de la culture techno… Des punks qui s’éclatent en teknival aux Hells Angels invités à se défoncer avec les Merry Pranksters, la consommation de drogues favorise-t-elle les rapprochements entre les contre cultures qui partagent ce point commun ? 

 

Isaac Abrams, artiste peintre : "Retour sur une carrière d'artiste psychédélique"

Biographie : Isaac Abrams est l'un des pères fondateurs de l'art psychédélique. Après avoir expérimenté avec des drogues psychédéliques au début des années soixante, il se met à peindre et va étudier avec le peintre visionnaire Ernst Fuchs à Vienne. Très impliqué dans le monde psychédélique de New York, il organise la toute première exposition d'art psychédélique en 1965 et rencontre Timothy Leary et nombre de ses associés.  

Description: Cette présentation fera la part belle aux œuvres de l'artiste, qui sélectionnera plusieurs d'entre elles en les commentant. Il reviendra également sur son rôle dans le développement de cette forme d'art et dans la scène psychédélique new-yorkaise d’après-guerre. 

"All Things Are One Thing" et se retrouva donc assez logiquement associé aux drogues : amphétamines, cocaïne ou encore héroïne. Le “trip speed, shooteuse, arnaque et baston” est encensé par exemple dans L’Aventure punk, sorte de manifeste du mouvement punk français écrit par Patrick Eudeline en 1978. Tandis que certains groupes ou artistes phares de la scène punk ne faisaient mystère de leur consommation de « speed ». Mais ce courant a aussi participé à sa manière à la diffusion des drogues dans la société, le nihilisme punk transparaissant dans les poly-consommations de nombreux marginaux de l’époque. Il fut aussi à la source d’un imaginaire de dope-comics, dont le personnage de Bloodi créé par Pierre Ouin est une figure centrale, que se sont approprié de nombreux usagers de drogue des années 1980.


Vincent Benso est sociologue, membre de Techno +, d'ASUD, observateur pour TREND Île de France et rédacteur à la revue Swaps. Acteur de terrain engagé dans le champ de la réduction des risques depuis près de 15 ans, il a mené des recherche-actions sur le trafic, les "nouvelles" drogues, les consommations en espace festif techno et les usages d’Internet liés aux drogues, dont des résumés sont accessibles en ligne. Il a aussi récemment écrit un chapitre de "la catastrophe invisible, histoire sociale de l'héroïne, publié aux éditions Amsterdam sous la direction d'A. Coppel et de M. Kokoreff.

Résumé: Mis systématiquement en avant par les autorités publiques et les médias, le lien entre musique techno et drogues a largement participé à la création du stéréotype du teufeur et à la perception des fêtes techno comme des situations à hauts risques. Victime collatérale de la guerre à la drogue, la techno underground résiste pourtant depuis plus de 35 ans, donnant parfois l'impression qu’elle se nourrit de la stigmatisation dont elle est l'objet. 

Quoiqu'il en soit, des tensions existent à l'intérieur de la galaxie des musiques électroniques, entre rejet et valorisation des différentes drogues... Nous tenterons de les mettre à jour en les situant dans une filiation culturelle plus large que les seules musiques électroniques afin d’étudier les rapports mouvementés qu’entretiennent drogues et Techno. 

Alexandre Marchant, historien : « Culture et esthétique de la défonce : drogues et mouvement punk (années 1970-1980) »

Biographie : 

Alexandre Marchant est professeur agrégé d’histoire et enseigne au lycée Albert Camus de Bois-Colombes. Docteur en histoire de l’ENS de Cachan, il est chercheur associé à l’Institut des Sciences sociales du Politique (ISP Cachan). Ses recherches portent sur l’histoire de la prohibition des stupéfiants en France dans le dernier tiers du XXe siècle et les économies criminelles de la drogue. Il a récemment publié L’impossible prohibition. Drogues et toxicomanie en France, 1945-2017, Paris, Perrin, 2018. 

Résumé :

Le courant musical punk s’est inséré dans le paysage musical français dans la seconde moitié des années 1970. En plus d’être un nouvel avatar du rock, il reposait sur une sous-culture de la transgression permanente, un certain nihilisme et un goût pour la « défonce »,




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    Date de réalisation : 14 Février 2019
    Durée du programme : 185 min
    Classification Dewey : Sous-cultures (contre-cultures, mouvements de subculture du point de vue sociologique...), Réglementation de la conduite personnelle (administration de la censure, contrôle des mœurs et de la morale sexuelles, de la prostitution, de l'alcool, des drogues, jeux d'argent)
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    Catégorie : Conférences
    Niveau : Tous publics / hors niveau
    Disciplines : Société- Approches transversales et méthodologie
    Collections : Drogues, Politiques et contre-cultures
    ficheLom : Voir la fiche LOM
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    Langue : Français
    Mots-clés : mouvement, drogues, musique
    Conditions d’utilisation / Copyright : ©Direction de l'Image et de l'Audiovisuel/EHESS/2019
 

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