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Des méthodes notionnelles fonctionnelles (2)


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Auteur(s) :
BLANCHET Philippe

Producteur Canal-U :
Les Amphis de France 5
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Les chapitres


Des méthodes notionnelles fonctionnelles (2)

Philippe Blanchet propose une comparaison entre deux méthodes "communicatives" : une méthode "notionnelle-fonctionnelle audio-orale" (Archipel, 1982), le modèle dominant des années 80, et une méthode "interculturelle ciblée" (Fréquence Jeunes, 1994) du début des années 90. Ces deux méthodes, à base commune, se démarquent lune de lautre par des choix didactiques de contenus "généralistes" pour la première et "ciblés" par rapport à un public donné pour la seconde.

Générique Réalisation : Philippe Blanchet Philippe Marzin Images : Gwenn Liguet Philippe Marzin Dominique Arnoult Georges Cerdan Gaëtan Besnard Jean-Yves Edelman Infographie : Francis Blanchemanche Louis Roginsky Emmanuel Charon Photos : Michel Ogier Son : Pierre Gac Philippe Marzin Christian Allio Musique : Philippe Marzin Secrétariat de production : Anita Pondemer Administration de Production : Régine Vaqué Chargée de production : Christine Zimmermann Producteur : Patrice Roturier Remerciements : A l'UFR Langues et la mission TIC de l'université Rennes 2 aux étudiants aux auteurs des ouvrages clés Liste des méthodes de français langue étrangére commentés dans la série : - Cours de langue et de civilisation francaise, de G. Mauger, édition Hachette, Paris, 1953 - voix et images de france, de P. Rivenc, H. Gauvenot, J.Boudot et M-T. Moger, éditions Didier/CREDIF, Paris 1966 - Sans frontières, de Ph. Dominique, Michel et Michèle Verdelhan, éditions Clé International, Paris 1982 - Archipel, de J. Courtillon et S. Raillard, éditions Didier/CREDIF, Paris 1982 - Fréquence Jeunes, de G. Capelle, M Cavalli et N. Gidon, éditions Hachette, Paris 1994 - Scénarios professionels de J. Blanc, J-M. Cartier et P. Lederlin, éditions clé international, 1994 - Réferentiel linguistique de base (FLE et alphabétisation), publié par le Fond d'Action Social pour les travailleurs immigrés et leurs familles, et la région Nord-Pas de Calais, 1996 Production exécutive : Rennes 2 CREA-GRIS Coproduction : Université Rennes2/CNED-Pôle EAD Copyright : Rennes2 CREA-GRIS/CNED-Pôle EAD septembre 2000

 

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GEOFFROY 12/01/2014 13h37

Je voudrais remercier vivement "Canal U", ainsi que le présentateur et tous ceux qui ont préparé cette vidéo. J'ai assisté au lancement de la méthode Archipel à Poitiers en 1982. Depuis je me suis servie de cette méthode pendant plus de 30 ans, avec des publics les plus diversifiés, aussi bien dans le cadre de l’enseignement public que de celui du privé au Brésil; et dans des cours particuliers aussi bien au Brésil qu'en France.
Je remercie le présentateur pour la critique des méthodes, pour l'évaluation de la partie grammaticale, ainsi que pour la description de la partie didactique de la méthode Archipel. Pour ce qui est de l'évaluation de la partie linguistique et communicative, je signale tout d'abord que la méthode Archipel a été conçue pour des personnes non francophones. Mon commentaire assez restreint, pour cause, tient ainsi à ce point spécifique de la conception de la méthode. Il faut mesurer toute la dimension de ce fait. Premièrement, chez tous mes élèves, de tous les âges, au Brésil comme en France, le dialogue du touriste grec provoque un effet très chaleureux. L'élève s'identifie tout de suite à celui qui tente de communiquer avec un (une en l'occurrence) parlant de la langue qu'il est censé apprendre ou maîtriser. Ce petit dialogue lui permet un petit moment "d'auto-dérision" projeté si je peux me permettre, sur la personne du touriste grec. Le sentiment d'être ridicule, qu'éprouvent la plupart des adultes qui se lancent dans l'apprentissage d'une langue étrangère est à prendre avec beaucoup d'attention, car ce sentiment joue un rôle important dans son apprentissage. C'est au professeur (formateur) de gérer ce sentiment qui s'exprime souvent à travers la timidité: le touriste grec bégaie, en l'occurrence. Quant à la réponse de la Française, "je ne parle pas grec, je suis française", évidement que je ne rentre pas dans l'explication concernant les faits de civilisation à ce stade de l'apprentissage de la langue, mais la posture narcissique des Français à l'égard de leur propre langue n'est pas une construction paranoïaque des étrangers en France; et ce serait dommage que cela devienne un tabou. Il suffit d'observer un peu les présentateurs des émissions de télé, lorsqu’il s'agit d'accueillir des invités étrangers, souvent de langue anglaise dans leur émission, pour voir le plaisir avec lequel ils annoncent qu'ils ont du mal à parler anglais ou même en allant plus loin, ils disnt "Les Français ne sont par forts en langue". Aucu'un jugement de valeur de ma part, là-dessus. Je vis entre deux cultures depuis trop longtemps et j'ai trop d'années consacrées à des études anthropologiques pour juger des faits culturels d'un peuple. Néanmoins, ces faits, il faut tout de même les reconnaître, et les expliquer aux apprenants de la langue parlée par ce peuple, le moment venu, en tant que la "nature même d'une culture" et non comme un inconvénient. Une anecdote, si vous me le permettez, j'ai entendu une fois d'une collègue, professeur de langue et civilisation française dans une institution d'accueil à de réfugiés politiques, qui m'a dit la chose suivante, à propos d'une question concernant les langues parlées en France en dehors du français: "Je n'en sais rien, je suis parisienne, moi." Enfin, je ne compte pas me prolonger dans ma défense de l'Archipel comme la meilleur méthode avec laquelle j'ai déjà travaillé, aussi bien pour ces dialogues que pour les articles de presse (une langue contient bien une civilisation à en croire le relativisme linguistique) Il faut simplement et justement, être capable d'avoir en tête que ni la vision du monde ni le sens d'humour des étrangers qui vont apprendre la langue française ne peuvent se traduire. C'est pourquoi je regrette profondément la tendance des cours de FLE d'exiger dans leur offre de travail, que le candidat au post de formateur FLE soit quelqu'un de langue maternelle française.
Merci encore pour cette analyse.
Mme Nilce GEOFFROY
 

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