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Goût et économie des biens symboliques - discussion


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Goût et économie des biens symboliques - discussion

Discussion suite aux deux présentations


Présentation du livre de Sidonie Naulin, Des mots à la bouche. Le journalisme gastronomique en France (PUFR, 2017) par Julien Duval.

Le livre retrace l’histoire du journalisme gastronomique depuis sa naissance au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Il s’attache à analyser le marché contemporain de la presse gastronomique et ses transformations liées notamment à l’émergence du discours concurrent des blogueurs culinaires. Les carrières, compétences et manières de travailler des journalistes gastronomiques permettent quant à elles de rendre compte des types de contenus médiatiques produits et l’analyse du parcours de journalistes renommés autorise à saisir les modes de différenciation professionnelle dans le domaine du journalisme gastronomique. Plonger dans les cuisines du journalisme gastronomiques offre un nouvel éclairage sur la construction des dispositifs d’intermédiation marchande et culturelle.

Présentation du livre de Stéphane Olivesi, Des vins et des hommes. Une économie symbolique du goût  (PUG, 2018) par Wenceslas Lizé.

Qui « fait » le vin aujourd’hui ? Qui en définit le goût, la typicité ? Comment en apprécie-t-on la qualité et la valeur marchande ? Comment les classements, les marques, les labels structurent-ils production et consommation ? Des enquêtes menées auprès de différentes catégories d’acteurs (producteurs, œnologues, représentants de la profession, critiques, etc.) tentent d’apporter des éléments de réponse à ces questions. Dans un contexte caractérisé d’abord par l’emprise du marketing et de la communication, il ressort que ce sont moins les vignerons qui font symboliquement le vin que d’autres catégories d’acteurs qui définissent ce qui se vend et le goût de ce qu’il s’agit de produire… L’ouvrage sonde ainsi les rationalisations oenologiques et marchandes de la production. Il analyse également les formes de résistance qu’elles ont engendrées autour du bio, de la biodynamie, des vins « nature »… Ces dernières s’interprètent comme l’expression de nouveaux modes de consommation mais aussi comme la volonté de certains vignerons de se réapproprier la fabrique du vin, non sans induire une agonistique du goût et de ses hiérarchies marchandes.

 

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