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Université Toulouse-Jean Jaurès (Toulouse II-le Mirail)

Epistmologia feminista : la falacia del conocimiento objetivo / María Luisa Femenías


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Epistmologia feminista : la falacia del conocimiento objetivo / María Luisa Femenías

Epistmología feminista : la falacia del conocimiento objetivo / María Luisa Femenías. Conférence organisée par le Réseau Arpège sous la responsabilité scientifique de Michèle Soriano (Centre d'Etudes Ibériques et Ibéro-Américaines-CEIIBA), Université Toulouse Jean Jaurès, 10 février 2017.
> Voir la conférence traduite en français ici.

Dans cette comunication, María Luisa Femenías se propose de montrer que « la quête épistémologique constitue une pratique éthique qui surgit et, pour reprendre les termes d'Ana de Miguel, "dans la mesure où la vision structurelle est constituée de la réalité, la vision construite à partir de la simple acceptation du regard hégémonique devient irrationnelle".  La théorie permet d'appréhender, de voir les objets et par conséquent le féminisme implique la création d'un réseau conceptuel que l'on peut appeler "filtre" pour restituer sa propre construction de la réalité. C'est pour cette raison que nous devons abandonner le regard ingénu qui nous pousse à considérer que la réalité est là, telle que nous le percevons, et devons mettre l'accent sur le sujet connaissant. Ce qui ne veut pas dire que si toutes les femmes acceptent une vision féministe de la réalité, les résistances face à l'acceptation de nouvelles approches constituent des réponses collectives à des conflits collectifs, résultats des inégalités structurelles et des processus de socialisation hégémonique qui consolident les codes culturels ancestraux et universels struturés à partir de ce qu'il est convenu d'appeler "l'idéologie patriarcale". Par conséquent, l'idéologie patriarcale s'érige en filtre parfait des modes de construction des objets -au sens large du terme- et des faits culturels que nous considérons naturels, structurellement cohérents et ontologiquement légitimes. Tous ces éléments expliquent l'importance d'une épistémologie féministe capable d'ôter toute légitimité aux filtres théoriques traditionnels, filtres qui confirment l'infériorité des femmes -et d'autres groupes d'ailleurs- qui considèrent ces femmes comme assujéties ou incompétentes.
Si le féminisme remet en caus la légitimité de ces cadres et de ces filtres, c'est d'abord en tenant compte de la dimension sociale, éthique et politique de la situation générale des femmes qu'il doit le faire car il s'agit d'une véritable problématique, injuste de surcroît. C'est aussi pour identifier les causes de cette situation culturelle, historique, psychologique et économique et déterminer ce que l'on a appelé "attribution de responsabilités". Ensuite, c'est également  pour pouvoir élaborer des propositions théoriques alternatives . Il ne suffit pas de qualifier la situation d'injuste, il faut aussi démontrer qu'elle n'est pas naturelle ni dépendante d'une ontologie et il faut proposer des alternatives susceptibles de transformer les structures sociales et de les rendre moins conflictuelles. Finalement, il faut rendre cette prise de conscience universelle , ce qui incite à développer une imagination féministe, théorique et pratique, qui rende incontournable la construction d'une société dans laquelle tous les êtres humains puissent bénéficier, sans exception, d'égalité. ».
A la lumière de ce que nous venons de dire, il convient d'illustrer brièvement ces propos avec trois exemples de différentes époques et de différents domaines de recherche mais de grande importance universitaire et celui de la vie quotidienne. Dans ces trois cas, le regard féministe critique induit des changements profonds.
Le premier exemple correspond à un cas précis de la philosophie aristotélicienne, le second s'appuie sur la recherche collective à laquelle nous participons et où étaient comparés des tests de Rorschach. En troisième lieu, nous nous s'intéresserons à l'hypothèse de Thomas Lequeur concernant le corps humainsles et qui met en avant l'importance du regard féministe. Dans tous ces cas, notre analyse est fondée sur des métalectures critiques dans une perspective de genre et sur des bases épistémologiques féministes. » (María Luisa Femenías).

 

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