Conférence
Notice
Langue :
Français
Crédits
Muriel RICHARD (Réalisation), Margaux Tillier (Intervention)
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
DOI : 10.60527/zrxe-jj84
Citer cette ressource :
Margaux Tillier. Archeo Montpellier. (2014, 23 mai). Carpologie en contexte portuaire romain : économie végétale et environnements des sites de Caska (Ile de Pag, Croatie), du Castélou (Narbonne), et d'Arles Rhône 3 , in Les ports dans l'espace méditerranéen antique. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/zrxe-jj84. (Consultée le 23 juin 2024)

Carpologie en contexte portuaire romain : économie végétale et environnements des sites de Caska (Ile de Pag, Croatie), du Castélou (Narbonne), et d'Arles Rhône 3

Réalisation : 23 mai 2014 - Mise en ligne : 31 janvier 2015
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Descriptif

La carpologie, discipline archéobotanique, étudie les graines et les fruits issus des sédiments archéologiques et permet de caractériser l'économie végétale des sociétés passées au sens large (productions, transformations, consommation, modes d'approvisionnement) et dans une moindre mesure l'environnement du site d'étude. Notre étude a porté sur trois contextes portuaires romains de Méditerranée occidentale et centrale, appréhendés comme des objets d'étude privilégiés pour aborder les questions d'économie locale, d'échanges et de commerce.

Les sites étudiés présentent des contextes géographiques diversifiés. Le site de Caska (Île de Pag, Croatie, RO G. Boetto et I. Radic Rossi) est localisé en fond de baie marine, le Castélou-Mandirac (Narbonne, RO : C. Sanchez) en contexte fluvio-lagunaire et Arles-Rhône 3 (RO : S. Marlier, D. Djaoui M. El Amouri et S. Greck) en contexte fluvial. Les 17 prélèvements analysés proviennent de structures portuaires immergées (appontement, ponton, probable chaussée de déchargement, dépotoir), datées entre le Ier et le IIe siècle de notre ère. Plus de 18000 carporestes ont été comptabilisés, conservés à 99% par imbibition. Dans la plupart des cas, nous observons une excellente conservation des restes et une diversité taxinomique et anatomique élevées.

Les assemblages sont dominés par des taxons à valeur économique, ce qui indique une forte contribution anthropique dans la constitution des assemblages. La vigne, l'olivier et le figuier, taxons indigènes, sont retrouvés de manière récurrente. On note la présence de nombreux autres fruitiers, légumes et condiments, dont la plupart a pu être mis en culture localement. Certains sont introduits durant l'Antiquité, véhiculés via la Méditerranée comme le noyer, le pêcher, le melon/concombre, la gourde calebasse, le mûrier, le prunier et la coriandre. La découverte à Narbonne d'une espèce exogène, le dattier, sous forme carbonisée, permet d'attester directement la pratique d'importations de produits végétaux depuis la Méditerranée orientale. La composition de certains assemblages nous permettra de discuter des possibles productions et transformations de denrées végétales, notamment du raisin et des olives. Les nombreuses plantes sauvages retrouvées sont caractéristiques de différents milieux écologiques (adventices, rudérales, aquatiques, forestières etc.). Les modes d'apports de semences, multiples dans ces types de contexte seront examinés avant de développer les questions relatives à l'économie végétale et l'environnement de ces sites.

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