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Langue :
Français
Crédits
Patrick Tosani (Intervention), Déborah Laks (Intervention)
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Droit commun de la propriété intellectuelle
DOI : 10.60527/t53h-ew24
Citer cette ressource :
Patrick Tosani, Déborah Laks. EHESS. Entretien avec Patrick Tosani. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/t53h-ew24. (Consultée le 3 novembre 2026)
Retranscription

Entretien Patrick Tosani et Déborah Laks Déborah Laks : Donc, Patrick Tosani, vous commencez l’enseignement assez tôt, aux Beaux-arts de Grenoble d’abord en 1985, puis à Lyon de 1992 à 1998 avec quelques moments aussi dans différentes écoles d’architecture, à Paris, à la Villette. Vous passez aussi rapidement par les Beaux-arts de Marseille, et puis vous êtes nommés en 2004 aux Beaux-arts de Paris en tant que chef d’atelier photographie où vous restez jusqu’en 2019. On va commencer si vous voulez cet entretien, vraiment en rentrant disons dans l’atelier et peut-être un peu en guise d’entrée en matière, première question, comment et pourquoi vous êtes devenu enseignant ? Est-ce que c’est quelque chose que vous aviez déjà en tête ? Comment ça s’est fait.  Patrick Tosani. : Dans la présentation que vous avez faite juste une correction de date, justement vous avez dit 1985 je crois pour Grenoble, c’est juste un peu après, je crois que c’était 1988. Justement pour dire que voilà, ça remonte assez loin, quand même c’était 1988, et Lyon c’était 1992 – 1998 je crois. Et il n’y a pas eu Marseille, mais il y’a eu les écoles d’archi, l’école spéciale d’architecture dans laquelle moi j’ai été étudiant, donc ça c’était juste une précision. Et l’école de la Villette, très ponctuellement puisque j’ai été nommé ici. Et donc, du coup à la Villette j’ai presque, j’ai presque rien fait. Voilà, les Beaux-arts, j’ai préféré les Beaux-arts puisque j’avais le choix.Donc, pourquoi je suis curieux de l’enseignement, c’est alors, ça remonte assez loin et en même temps j’avais déjà une pratique artistique assez développée puisque j’avais déjà de nombreuses expositions, j’avais travaillé avec des galeries internationales, j’étais inclus dans des projets importants de biennales etc. Donc, je crois que j’ai pensé à l’enseignement lorsque j’ai estimé avoir une certaine euh, capacité à transmettre, c’est à dire à avoir un travail d’artiste je veux pas dire accompli parce qu’il ne l’est jamais, mais un travail d’artiste déjà structuré, formé et donc euh, c’est peut-être cette filiation avec ma formation aussi d’architecte qui est finalement pas très éloigné de la formation des artistes, en tout cas historiquement elle avait des liens très forts autrefois et que voilà, l’enseignement que j’ai reçu s’est fait aussi par des modalités d’atelier, de proximité avec des professeurs, avec des professeurs-artistes ou des professeurs architectes. J’ai eu la chance de travailler avec Paul Virilio à l’école spéciale d’architecture et c’était assez fascinant, enfin, je repense après. Donc voilà, cette proximité de formation, moi-même que j’ai eu et voilà qui a un moment donné se transforme parce que voilà j’ai des acquis d’artiste et que j’ai peut-être l’envie et la disponibilité pour le faire.  D.L. : Et alors, comment, comment arrivez-vous à l’école des Beaux-arts de Paris ? Comment ça se passe ? P.T. : Ça se passe euh, ça se… Alors, quand j’ai souhaité enseigner, j’ai souhaité le faire effectivement à partir de la fin des années 1980, mais ponctuellement, mais voilà Grenoble ça a duré un an, Lyon, cinq ans. Donc, dans ces périodes-là je me donnais toujours des temps limités, euh, je n’aurais pas envisagé être dans une durée. Je crois qu’on a besoin de respiration et donc les Beaux-arts de Paris arrivent peut-être avec l’âge aussi, y’a, et voilà l’installation d’une carrière et d’un travail artistique plu…

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Entretien avec Patrick Tosani

Mise en ligne : 18 mars 2026
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Descriptif

Entretien avec Patrick Tosani, artiste photographe, chef d’atelier à l’École des Beaux-Arts de Paris de 2004 à 2019.

Patrick Tosani est né en 1954 à Boissy-l'Aillerie dans le Val-d'Oise. De 1973 à 1979, il étudie à l’École spéciale d’architecture à Paris, dont il est diplômé. Dès 1975, parallèlement à ces études, il s’intéresse à la photographie, qui devient son médium exclusif. Il développe notamment un travail sur l’image où les questions d’espace et d’échelle sont centrales. Le processus photographique, ses potentialités, ses limites, la relation au réel sont constamment interrogés à travers des séries sur les objets, le corps, les vêtements… Lauréat du prix Kodak de la Critique photographique en 1983 et du prix Niépce en 1997, il fait régulièrement l’objet d’expositions en France et à l’étranger et participe à de nombreuses expositions collectives. Il débute le métier d’enseignant en 1988 à l’École des Beaux-Arts de Grenoble puis poursuit aux Beaux-Arts de Lyon de 1992 à 1998 et à l’École spéciale d’architecture en 2003. Enfin, il est nommé en 2004 aux Beaux-Arts de Paris en tant que chef d’atelier photographie où il reste jusqu’en 2019. 

Cet entretien fait partie de la collection  Pour une histoire de la pédagogie artistique. Ecole des beaux-arts de Paris.

Coordination scientifique

Institutions et Unités de recherche ayant soutenu le projet 

École des Beaux-Arts de Paris, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Université de Bourgogne, Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche « Sociétés, Sensibilités, Soin » (LIR3S), École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)-CNRS/EHESS

Biographies - Coordinatrices

Déborah Laks, docteure en histoire de l’art, est chargée de recherche au CNRS, au Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL) de l’EHESS. Ses recherches s’orientent sur la question de la transmission et de la pédagogie via des réflexions sur la mémoire et l’imaginaire. Elle enseigne à Sciences po Paris.

Alice Thomine-Berrada est conservatrice à l’École des Beaux-Arts et responsable des peintures, sculptures et objets d’art. Elle contribue par ses expositions, ses recherches et les entretiens qu’elle mène auprès d’anciens étudiants et professeurs de l’école à explorer et faire connaître l’histoire de l’école sous des angles nouveaux. Elle a également travaillé sur la notion d’art officiel.

Intervention / Responsable scientifique
Thème
Documentation

BOISROND François (1959-...) : 00:39:50 ; 00:45:32

CHEVAL François (1954-...) : 01:03:09

COUSSEAU Henry-Claude (1946-...) : 00:40:06

FAIGENBAUL Patrick (1954-...) : 01:21:21

FANCHON Sylvie (1953-...) : 01:24:01

FIGARELLA Dominique (1966-...) : 01:21:22

GIRAUDEAU Nathalie (?-...) : 01:03:15

HAMILTON Lesly : 01:12:41

PATAUT Marc (1952-...) : 01:21:20

PIFFARETTI  Bernard (1955-...) : 01:24:00

POITEVIN Éric (1961-...) : 01:21:13

POIVERT Michel (1965-...) : 01:03:17

SEMIN Didier (1954-...) : 00:39:59 ; 00:45:34

VANNIER Fabrice (1963-...) : 00:45:41

VIRILLIO Paul (1932-2018) : 00:03:05

 

Enseignement ; Transmettre ; Beaux-arts de Paris ; Atelier ; Structure ; Tradition ; Sélection ; Recrutement ; Travail ; Image ; Espace ; Collectif ; Monstration ; Pratique photographique ; Échanges ; Rencontres ; Préparation ; Dialogue ; Collectif de professeurs ; Accompagnement ; Écoles de région ; Pratique artistique ; Expérience ; Jury blanc ; Débat ; Voyage d’atelier

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