Entretien
Chapitres
Notice
Lieu de réalisation
Ecole des beaux-arts de Paris
Langue :
Français
Crédits
Déborah Laks (Production), Alice Thomine-Berrada (Production), Déborah Laks (Intervention), Alice Thomine-Berrada (Intervention)
Détenteur des droits
Déborah Laks ; Alice Thomine-Berrada
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
DOI : 10.60527/146z-2q20
Citer cette ressource :
Déborah Laks, Alice Thomine-Berrada. EHESS. (2021, 7 avril). Entretien avec des anciennes et anciens élèves de l’atelier Isabelle Waldberg. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/146z-2q20. (Consultée le 3 novembre 2026)

Entretien avec des anciennes et anciens élèves de l’atelier Isabelle Waldberg

Réalisation : 7 avril 2021 - Mise en ligne : 17 septembre 2026
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Descriptif

Née en Suisse, Isabelle Waldberg (1911-1990) a été formée à Zurich auprès du sculpteur Hans Jacob Meyer (1933) puis à Paris, à la Grande Chaumière (1936). C’est alors qu’elle fait la rencontre de Diego Giacometti : la découverte de son œuvre la marque durablement. En 1937, elle fait la connaissance de son futur époux, le poète et écrivain Patrick Waldberg, alors très proche des grandes figures du surréalisme et secrétaire du collège de Sociologie fondé par Georges Bataille. Elle suit les cours d’ethnographie de Marcel Mauss et est une des deux femmes contribuant à la société Acéphale pour laquelle elle réalise la traduction des textes de Nietzsche. Toutes ses réalisations ultérieures porteront la marque de son intérêt personnel pour la littérature et l’anthropologie. En 1942, elle rejoint Patrick Waldberg, exilé à New-York où elle se lie d’amitié avec Claude Lévi-Strauss, Robert Lebel, André Breton, ainsi que Marcel Duchamp et où elle réalise sa première exposition personnelle. Après la guerre, elle revient à Paris, où elle s’installe dans l’atelier de Marcel Duchamp, resté aux États-Unis. Elle poursuit alors de manière discrète un itinéraire polymorphe et tout à fait personnel, marqué par l’héritage du surréalisme mais qui s’en éloigne constamment par son goût pour l’abstraction. Le travail d’Isabelle Waldberg obtient en France une reconnaissance tardive, avec le prix Bourdelle en 1962, puis sa nomination en 1973 comme cheffe d’atelier de l’Ecole des Beaux-Arts. Elle y incarne, à côté d’Etienne-Martin, arrivé en 1968 et qui soutiendra sa nomination, et de César, nommé en 1970, le renouveau pédagogique progressif de l’École qui suivit mai 1968 et est considérée comme la première femme cheffe d’atelier.

 

Élisabeth Ballet

Née le 11 décembre 1957 à Cherbourg, Élisabeth Ballet est diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris où elle se forme entre 1976 et 1981, notamment dans l’atelier d’Isabelle Waldberg. Elisabeth Lebovici résume ainsi cette période : « À la fin des années 1970, Élisabeth Ballet entre à l’École nationale supérieure des beaux-arts, et, grâce, dit-elle, au livre de Jack Kerouac qui dépasse de sa poche, elle est retenue par Isabelle Waldberg, l’une des seules professeures d’une institution dont il s’agira de désapprendre l’enseignement. » (Elisabeth Ballet - Archives of Women Artists, Research and Exhibitions, consulté le 13 février 2026). Pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 1984-1985, elle réalise ses premières sculptures en carton qui initient sa réflexion autour de la ligne, du plan et du vide comme éléments constitutifs de l’espace. Elle bénéficie du programme Villa Médicis hors les murs en 1989 et séjourne à New York. Elle conçoit ses sculptures in situ en dialogue étroit avec l’architecture et l’environnement, intégrant des matériaux industriels et jouant sur la transparence, les seuils et les points de vue. En 1994, elle reçoit une bourse de la Pollock and Krasner Foundation à New York. En 2022, elle est lauréate du Prix de confirmation de sculpture de la Fondation Simone et Cino Del Duca, décerné par l’Institut de France. Elle a enseigné à l'école des Beaux-Arts de Grenoble, puis à l'école nationale supérieure des beaux-arts de Lyon et à l'école nationale supérieure des arts décoratifs.

 Henri Foucault

Né le 3 juin 1954 à Versailles, Henri Foucault commence ses études d’arts dans l’Ecole des Beaux-Arts de sa ville natale avant de rejoindre l’atelier d’Isabelle Waldberg aux Beaux-Arts de Paris dont il est diplômé en 1981. D’abord sculpteur, son intérêt pour la photographie et le cinéma l’amène bientôt à alterner les deux mediums. Depuis 1991, sa pratique se caractérise par le dialogue entre sculpture et photographie dont il explore simultanément les enjeux : volume et matériaux, lumière et image. Il enseigne la sculpture au centre culturel de Boulogne-Billancourt, ainsi que la photographie et la vidéo à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris depuis 1995. Il expose à la Biennale de Venise en 2005 et fait l’objet d’une rétrospective à la Monnaie de Paris en 2008. Invité au jardin des impressionnistes à Giverny en 2011, il utilise cristaux et photogrammes pour traduire le scintillement de la lumière et des éléments naturels.

 

Christel Robertson 

Née dans la région de la Brie, Christel Robertson y situe l’origine de sa pratique sculpturale ancrée dans la terre dont elle explore la malléabilité et l’expressivité. Elle se forme à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier d’Isabelle Waldberg, puis enrichit son parcours par une formation théâtrale (notamment au Cours Florent) et psychanalytique qui irrigue sa manière de concevoir le corps et l’expression. Membre sociétaire du Salon d’Automne, de la Société des Artistes Français dont elle obtient une médaille de bronze en 2019 elle fait l’objet d’une reconnaissance soutenue dans le milieu artistique contemporain. L’œuvre de Christel Robertson, le plus souvent en terre ou en bronze, explore avant tout la figure humaine. Dans la tension entre puissance et vulnérabilité, entre l’équilibre fragile des volumes et la présence expressive du sujet elle déploie une sculpture librement figurative.

Cet entretien fait partie de la collection  Pour une histoire de la pédagogie artistique. Ecole des beaux-arts de Paris.

 

Coordination scientifique

 

 

 

Institutions et Unités de recherche ayant soutenu le projet 

 

École des Beaux-Arts de Paris, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Université de Bourgogne, Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche « Sociétés, Sensibilités, Soin » (LIR3S), École des hautes études en sciences sociales (EHESS), Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)-CNRS/EHESS

 

 

Biographies - Coordinatrices

 

Déborah Laks, docteure en histoire de l’art, est chargée de recherche au CNRS, au Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL) de l’EHESS. Ses recherches s’orientent sur la question de la transmission et de la pédagogie via des réflexions sur la mémoire et l’imaginaire. Elle enseigne à Sciences po Paris.

 

Alice Thomine-Berrada est conservatrice à l’École des Beaux-Arts et responsable des peintures, sculptures et objets d’art. Elle contribue par ses expositions, ses recherches et les entretiens qu’elle mène auprès d’anciens étudiants et professeurs de l’école à explorer et faire connaître l’histoire de l’école sous des angles nouveaux. Elle a également travaillé sur la notion d’art officiel.

Intervention / Responsable scientifique

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