Conférence

Sociologie politique de la Turquie contemporaine

Réalisation : 30 janvier 2019 Mise en ligne : 30 janvier 2019
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Descriptif

Eric Fassin (Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis)

 

Y a-t-il une alternative? Dépression militante et mobilisations politiques dans un monde néolibéral 

Intervention en français

L’effacement de la frontière idéologique entre la majorité et l’opposition démoralise celles et ceux qui pourraient se mobiliser ensemble : c’est vrai du militantisme en général, mais ce l’est plus encore dans la vie intellectuelle. Les voix se font rares. Il y a comme une lassitude, un découragement, voire une dépression politique.Alors que nous sommes beaucoup moins nombreux à protester qu’il y a quelques années, il y aurait de quoi, plus que jamais. Le travail intellectuel consiste aujourd’hui à penser comment reconstituer des causes qui pourraient remobiliser celles et ceux qui sont démobilisés. C’est dans cet esprit qu'est proposé le concept de « publics » : un public, c’est un collectif qui prend forme au service d’une cause. Ce mot, et cette réalité, trouvent leur nécessité dans le contexte du néolibéralisme actuel. Le libéralisme reposait sur l’opposition entre public et privé, soit l’État face à la société civile, mais aussi au marché : le laisser-faire demandait à l’État de rester hors-jeu. Avec le néolibéralisme, cette opposition n’a plus la même réalité : de plus en plus, l’État apparaît au service des banques, des entreprises, du capital.La société civile est donc amenée à reprendre à son compte la défense du bien commun : c’est ainsi qu’on peut parler de publics qui viennent se substituer à l’État quand il abandonne son rôle traditionnel

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