Conférence
Notice
Date de réalisation
Lieu de réalisation

Musée de Vieux-la-Romaine

Langue :
Français
Citer cette ressource :
La forge numérique. (2019, 5 octobre). Jouer en captivité : les activités sportives dans le Stalag 369 de Kobierzyn (1942-1945). [Podcast]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/132020. (Consultée le 21 février 2024)

Jouer en captivité : les activités sportives dans le Stalag 369 de Kobierzyn (1942-1945)

Réalisation : 5 octobre 2019 - Mise en ligne : 22 juillet 2022
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Descriptif

Cette communication a été enregistrée lors du colloque Violence et jeux de l'Antiquité à nos jours organisé par Typhaine Haziza (Université de Caen / HisTeMé ; EA 7455), et Véronique Dasen (Université de Fribourg / AnHiMA, UMR 8210 / ERC AdG Locus Ludi. The Cultural Fabric of Play and Games in Classical Antiquity, 741520) en association avec le Musée archéologique de Vieux-la-Romaine.

Doriane Gomet est Maitre de conférences à l'IFEPSA (Université catholique de l'Ouest) en histoire du sport et chercheure au VIPS² (Université de Rennes II).

Résumé

Cette étude porte sur les pratiques physiques et sportives des sous-officiers français prisonniers de guerre, transférés en 1942 dans le Stalag 369 de Kobierzyn pour avoir refusé depuis leur capture de travailler pour l’Allemagne. Brimés, malmenés pendant près de deux ans dans les Stalags dans lesquels ils sont détenus, ils sont envoyés en juin 1942 à titre punitif dans un camp situé en Pologne, non loin de Cracovie. S’ils y sont enfermés et soumis à un régime de détention sévère, les sous-officiers français bénéficient assez vite de la possibilité d’organiser, comme dans les Oflags, des distractions culturelles. Très rapidement, ils mettent à profit cet espace de liberté et développent des formes de loisirs au cœur desquels les jeux et les sports occupent une place de choix. Tandis que les Autorités allemandes entendent par ce biais contribuer à discipliner ces hommes jugés trop récalcitrants, eux-mêmes y puisent l’énergie leur permettant de lutter contre la « psychose des barbelés ». Compétitions et entrainements leur permettent de fortifier une santé mise à mal, de reconstruire des repères temporels, de renouer avec leurs racines culturelles et sociales et de se projeter dans l’avenir.

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