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Descriptif
Naissances, gestes, objets et rituels, Kienfange, Burkina Faso, 1995. Rasmane du soir au matin : soins au nourisson chez les Mossi
Montage vidéo réalisé pour l’exposition « Naissances : objets, paroles et rituels » du Musée de l’homme 2005-2006
DESCRIPTION ETHNOGRAPHIQUE DES SOINS DE MATERNAGE (Marc Egrot)Les soins sont faits deux fois par jours avec minutie par la mère ou par une femme de la cour dans l’hypothèse où la mère est considérée comme trop inexpérimentée pour les réaliser sans erreur. Ces soins commencent dès le premier jour de vie et se poursuivront pendant toute la durée de l’allaitement, soit environ deux à trois ans. Quatre opérations sont distinguées ici, bien qu’elles soient réalisées dans une même séance et qu’elles sont subordonnées l’une à l’autre. Le leedo (lavement), le y»nugrî (gavage), le pekre (toilette) puis le pêsgu (soins de l’ombilic) seront donc exposés séparément dans un ordre chronologique.
La femme qui réalise le lavement s’asseoit au sol ou sur un petit tabouret mœaagÆ, les jambes étendues devant elle. Après avoir relevé son pagne jusqu’à mi-cuisses, elle glisse un grand plat en dessous d’elles et saisit l’enfant qu’elle installe en décubitus ventral, la tête vers ses pieds, posée de profil sur les crêtes tibiales. Les jambes de l’enfant sont repliées, les genoux reposant sur les cuisses, ses fesses pointant vers le haut. De la main droite, la femme prend la calebasse contenant la préparation du lavement, prend une grande gorgée du liquide brûlant qu’elle garde en bouche, et repose le récipient. Elle saisit les hanches de l’enfant de façon à pouvoir le soulever tout en écartant les fesses avec les pouces. En se penchant légèrement, elle peut alors insuffler le liquide dans le rectum de l’enfant, les pouces exerçant immédiatement après une compression des fesses et donc une obstruction de l’anus. D’une seule main, les fesses sont maintenues serrées afin de libérer la main droite qui attrape une nouvelle fois la calebasse pour renouveler trois à quatre fois l’opération.
Après avoir introduit une quantité suffisante de liquide, l’enfant est saisi de la main droite, soulevé et retourné pour le placer assis sur les cuisses légèrement écartées, le visage tourné vers l’opératrice. Le liquide de lavement s’écoule alors dans le plat. Le temps de l’évacuation permet de rétablir un contact visuel avec l’enfant, autorisant ainsi l’échange de sourires, de mimiques, de paroles d’autant plus utiles que le bébé crie pendant la séance. L’enfant est tenu par les aisselles afin de pouvoir le soulever et le laisser retomber sur les cuisses. Ces mouvements, effectués également dans d’autres occasions pour apaiser un enfant en pleurs, favorisent par ailleurs l’évacuation du lavement. La femme restera dix à vingt minutes avec l’enfant sur ses jambes afin de permettre une totale élimination du liquide. Cette phase peut également être l’occasion d’une tétée. Le leedo terminé, la femme retire le plat et le remet à une fille de la cour. Cette dernière sort et jette le liquide sale sur le toit en chaume de la case. L’enfant est ensuite déposé sur une natte pendant que la mère prépare le y»nugrî . Après avoir nettoyé un plat émaillé et deux calebasses, elle verse le liquide brûlant de la marmite en terre encore posée sur le foyer dans une calebasse réservée à cet usage, le y´am-wÆmde . L’autre calebasse est remplie d’eau froide. L’enfant est assis latéralement sur les cuisses de sa mère qui le soutient de la main gauche en lui faisant les soins avec la droite. Le nez, les lèvres et le menton de l’enfant sont enduits de beurre de karité, afin, disent les femmes, d’éviter les brûlures que pourrait occasionner le liquide chaud. La même opération d’onction huileuse est effectuée sur le thorax et l’abdomen afin de permettre un écoulement rapide de l’eau. Un soin particulier est apporté à l’ombilic qui reçoit un amas de beurre de karité qui obstrue totalement l’orifice afin d’éviter toute pénétration de liquide à l’intérieur.
La mère vérifie ensuite avec le doigt la température de la décoction qui sera adaptée à l’aide de l’eau froide contenue dans l’autre calebasse. L’enfant est alors placé en décubitus latéral gauche, les pieds vers la mère. La tête de l’enfant est maintenue par une pression de l’avant bras gauche.
Le y´am-wÆmde est attrapé de la main droite puis passé dans la main gauche. La main droite, en supination, les doigts légèrement fléchis et le pouce en adduction, forme une concavité dans laquelle est versée la décoction. Le bord interne de la main est alors accolé au visage de l’enfant afin de permettre l’ingestion forcée de la boisson tout en obstruant le nez grâce à l’auriculaire . La femme profite de chaque ouverture de la bouche de l’enfant lors des tentatives d’inspiration, pour la remplir par un léger mouvement de rotation de la main. L’opération est renouvelée deux à trois fois en laissant l’enfant reprendre haleine entre chacune d’entre elle. Immédiatement après la dernière ingurgitation forcée, la mère commence la toilette (pekreÊ) de l’enfant avec la même eau. L’enfant est entièrement mouillé puis savonné avec du savon traditionnel (obtenu par saponification du beurre de karité) puis rincé. Rapidement la mère souffle dans les yeux, le nez et les oreilles afin d’en faire sortir l’eau. L’enfant est séché avec un tissu puis son corps enduit avec du beurre de karité.
L’étape suivante, le pêsgu du y«ugÆ (nombril), nécessite du beurre et des noix de karité ainsi que deux sÆyæ (pl. de sÆrê) c’est à dire des tessons de canari L’un des sÆyæ est utilisé dans un premier temps comme simple récipient dans lequel sont mises les noix de karité et secondairement comme râpe. Le second, le y«ug-sÆrê, placé dans le foyer en début de séance, est sorti des braises à l’aide d’un bâton. La mère s’installe de nouveau en position assise, la jambe droite allongée, la gauche légèrement fléchie. Elle place l’enfant assis sur la cuisse droite, la gauche servant de dossier et de repose tête. La main gauche enserre les deux chevilles de l’enfant afin de maintenir les jambes en extension. Avec le pouce droit, la mère prend un peu de beurre de karité, puis exerce une pression de la pulpe de la dernière phalange sur le sÆrê brûlant pendant quelques secondes pour venir immédiatement l’appuyer en dessous de l’ombilic pendant deux à trois secondes. L’opération est renouvelée une trentaine de fois en tournant autour de l’ombilic, avec également quelques applications sur le nombril lui-même. La mère ramasse ensuite le sÆrê contenant la noix de karité, garde le tesson en terre dans la main gauche et maintient la noix de karité appuyée sur le sÆrê brûlant de manière à en ramollir l’extrémité. Elle râpe ensuite cette noix sur la surface rugueuse du sÆrê qu’elle tient dans l’autre main. Elle récupère la pulpe râpée et fondue qu’elle applique minutieusement sur l’orifice du nombril afin de l’obstruer totalement.
L’enfant sera ensuite habillé et déposé sur une natte sur laquelle il s’endort dans la plupart des cas. Cette séance de soins complète est faite deux fois par jour. Il y a en effet le s¶or-y´amde (y´amde au petit soleil du matin) et le zæab-y´amde (y´amde du soir). Mais il est fréquent de faire un à deux y»nugrî supplémentaires par jour, ainsi que des lÊedo en cas de maladie de l’enfant. Les soins sont effectués jusqu’à l’âge de deux ans environ, c’est à dire jusqu’à l’âge du sevrage, sauf les soins de l’ombilic qui prennent fin après trois à quatre semaines. La pratique des soins nécessite un savoir faire difficile à acquérir et certaines mères sont aidées par des vieilles femmes pendant toute la durée des soins du premier enfant. Si la réalisation peut paraître relativement aisée avec les bébés, elle devient beaucoup plus ardue lorsque l’enfant est plus grand :
« Celles qui peuvent entretenir leurs enfants font ça durant deux ans. Elles les terrassent pour pouvoir faire ça. Même en ce qui concerne le y´amde, tu le terrasses et tu lui fais boire de force. Certains enfants apprennent même à marcher et tu le forces à boire. Il peut même attraper le y´am-wÆmde et vouloir renverser le contenu et puis tu le coinces pour le faire boire ».
LES SOINS DES PREMIERS JOURS DE VIE ET LE PREMIER SIGNE DU LIEN ENTRE NOUVEAU-NE ET MONDE DES MORTSLe premier leedo se fait dès les premières heures de vie. Après l’accouchement, de l’eau est chauffée. Elle servira dans un premier temps à laver la parturiente. Une fois douchée, elle rentre dans la case. On lui apporte de l’eau pimentée (kîpar-kœŒm) chaude dans laquelle du beurre de karité (kÆam) a été dissous. Pendant ce temps une femme de la cour est allée moudre de la farine de mil puis est revenue préparer du to (sÆgbo) avec une sauce liquide (zëÊm-zëedŒ) qui sera servi à la nouvelle mère. Les lavements de l’enfant sont réalisés avec le même liquide de toilette utilisé pour la mère. Il s’agit donc d’eau ordinaire (kœ-zÆalæ), bouillie et chaude .
Le premier lavement postnatal revêt une importance symbolique particulière. Il autorise en effet la sortie des premières selles, le méconium, de couleur jaune-verte désignée en mœoreÊ par le terme toê-neega. Deux vieilles femmes expliquent l’origine du toê-neega.« Un bébé qui vient de naître n’a pas mangé, mais on doit quand même lui faire le lavement à cause du toê-nÊega. Le jour de sa naissance, en ce moment c’est le toê-nÊega, il faut qu’on le purge pour qu’il défèque. Si on le purge, le produit du lavement va expulser le toê-nÊega. Ca ressemble à la sauce des feuilles du tœùùgÆ ».
« Ces saletés, on entend des fois dire qu’un tel a déféqué du toê-neega. Ça veut dire qu’un tel meurt et revient à la vie. Dans le passé, quand on voulait enterrer un cadavre – d’ailleurs c’est ce qui se fait de nos jours pour ceux qui suivent le rœg-n-mïkî (tradition) – on préparait du sæg-maasæ (to non cuit, inconsistant). On pilait les feuilles du tœùùgÆ mettre dans la marmite, on mettait de la paille comme ça, pour dire qu’une telle accouche et que quand il meurt, il revient. C’est en ce moment que vous saurez réellement qu’un tel est revenu après sa mort. Et puis vous pilez les feuilles du baobab ; si c’est un homme… Vous pilez dans un mortier, puis vous préparez du sæg-maasæ pour le mettre sur le mŒ-pêelÊ (brins de paille blanche). Ensuite, si c’est un… chose [un homme], vous prenez la sauce de feuilles de baobab, vous préparez le sæg-maasæ et vous mettez trois fois sur trois mo-pÙùlÆ (pl. de mŒ-pêeleÊ). Une fois que vous avez fini d’enterrer le cadavre, vous prenez le toê-neega avec la corbeille mettre à l’intérieur. Donc, saches que quand tu vas aller accoucher – parce que ce sont les morts qui reviennent –, c’est obligé que ton enfant défèque du toê-neega. Et on dit que c’est le toê-neega. On te dit qu’il faut que tu fasses le lavement pour que l’enfant défèque le toê-neega. Si tu fais le lavement, son ventre devient chaud, tu le fais boire, puis son ventre se refroidit et tu fais ta cuisine.
Le méconium apparaît donc comme la première manifestation de cet ancêtre qui revient dans l’enfant. Marie Raynal évoque dans sa thèse la préparation d’un repas comprenant une pâte de mil faite de farine de mil mélangée à de l’eau, « préparation culinaire [qui] ne peut cependant pas être confondue » avec du sÆgbo (to), puisqu’il n’y a pas de cuisson, mais qui serait bien la sæg-maasæ évoquée ici. L’auteur précise ensuite que selon ses interlocuteurs, « la “sauce” qui accompagne ce “plat” est faite de feuilles de baobab pilées et trempées dans de l’eau froide ». Ce repas est donné au défunt par un lÆagda (homme chargé de certains soins mortuaires et de l’enterrement), après la toilette mortuaire, en déposant dans la main droite du mort une boulette de pâte agrémentée de sauce, puis en l’approchant ainsi de la bouche du mort, geste répété à trois reprises pour un homme, quatre pour une femme . Gustave Alexandre évoque également le dernier repas d’un mort par le terme “léleghdem” à base de farine de mil, et précise que cette nourriture est ensuite enterrée . Marie Raynal apporte à ce sujet une précision, puisqu’elle écrit que les boulettes données au mort et symboliquement “consommées” par lui, sont déposées dans un fragment de poterie. Ce repas “consommé” par le mort et le reste de la préparation sont alors déposés par deux femmes et un neveu utérin dans un trou creusé dans le tas d’ordures situé à côté de la cour. Cependant, d’autres repas sont proposés au mort avant son enterrement et ce pendant trois à quatre jours pendant lesquels une fille de la famille jette trois à quatre morceaux de pâte de mil enduit de sauce dans la case du mort ou devant et à gauche de l’entrée . Si le dépôt de tabac, de cola, de sel et d’argent dans la tombe sont décrits par Marie Raynal, elle ne dit par contre rien sur le dépôt de nourriture .
Après la naissance, la mère restera recluse dans sa chambre pendant trois jours si elle a mis au monde un garçon, quatre s'il s’agit d’une fille . Durant ce délai, elle ne pourra manger que du sÆgbo (to) avec la sauce zëÊm-zëedŒ. Si ces prescriptions n’étaient pas respectées, « le ventre de la femme deviendrait noir » (Æ pÔga nÆ sŒbgæmê). A la sortie de cette phase, une vieille femme (p^g-y´angÆ) part en brousse le matin pour cueillir trois plantes : lïuul-nŒorê (oiseau-bouche : nom d'une plante ) ; kÔmbrwÆngæ (nom d'un arbuste ) ; wïs?Ê (nom d'un arbuste ) et revient les bouillir dans une grande marmite.
La décoction est ensuite filtrée et la parturiente est lavée avec. Cette décoction servira encore pendant trois à quatre jours, délai au bout duquel elle est sensée perdre sa saveur et donc son efficacité. Cette décoction est également ingérée au moment de la toilette soit deux fois par jour. L’objectif du t¥$m est de « nettoyer le corps ». La femme recommence ensuite à se laver avec de l’eau simple mais toujours chaude et ce pendant un mois (une lune). La décoction de trois plantes fabriquée pour la mère sert également de liquide de lavement pour l’enfant.
Toutes sortes de modelages du corps sont également effectuées et une vieille femme, Teng-poko, explique : « On fait sortir le bébé, on rase sa tête puis on la lave avec du savon. On tend ses pieds en étirant ses jambes puis on croise ses bras comme ça [devant le thorax] avec sa tête également ; si c’est une fille, on tend comme ça [étirement du cou et des bras] pour que plus tard elle puisse porter de l’eau et pour que ses bras ne soient pas courts. On appuie par là [sur la plante et sur les malléoles internes], pour que ses pieds ne soient pas tordus (nÆo-gadÆ) ; on appuie sur son dos sinon il sera bossu (k»ndi) ; on le lave à l’eau savonneuse, puis on rentre le coucher ».
Après les trois ou quatre premiers jours, les recettes de décoctions pour fabriquer les leedo et les y»nugrî vont varier en fonction de l’âge de l’enfant, et de la perception de son état physiologique ou pathologique. Les quelques recettes fournies dans les lignes qui vont suivre ne sont qu’un faible reflet de cette variété, mais elles n’ont jamais constitué un objet de ma recherche. L’information qui est donnée ici n’a pour but que de montrer encore un peu plus la minutie et l’importance du travail se rapportant aux soins des enfants. Il s’agit en effet de plusieurs heures de travail par jour pour la mère et les femmes de la cour, consacrées aux soins proprement dit, mais également à la cueillette et la préparation.
QUELQUES EXEMPLES DE PREPARATIONSLes recettes des lavements et du liquide de gavage sont modifiées en fonction de l’état de l’enfant. Les femmes prêtent une attention soutenue à chaque petit signe qui semble anormal. Si « le ventre crie », si l’enfant défèque mal, s'il « pèse », si son ventre gonfle, s'il ne dort pas bien, s'il n’est pas assez tonique, si plus grand, il ne donne pas de signe d’une évolution vers la marche à quatre pattes puis debout,… autant de petits signes qui vont induire des adaptations constantes dans la composition des préparations.
Durant les trente jours qui suivent la première semaine, le liquide de lavement et de gavage est le même et ne sera modifié que si l’enfant ne réagit pas conformément à l’attente des femmes, notamment quant à sa fonction digestive et excrétoire. « Quand il vient de naître, un enfant peut atteindre trente jours sans qu’on ne change de lÊedo. On utilise seulement les graines du sorgho rouge puis on les lave et on met dans la calebasse. Ensuite on les cuit. Quand ça boue, cà devient tout rouge. Et on laisse décanter puis on enlève ça pour qu’il boive. Certains enfants qui arrivent à déféquer très vite, on ne change pas leur alimentation, mais pour d’autres enfants par exemple, on va chez les bouchers pour trouver des petits morceaux de viande. Celles qui ont les moyens s’en vont acheter la viande de boeuf et viennent couper un morceau pour le mettre dans le y´amde, pour que ça lui donne la force. Par la suite, après un mois, si tu fais le lavement avec l’eau du y´amde et puis il ne défèque pas, tu changes de lÊedo. Pour ça, tu peux chercher du gÔ$$ngÆ ou bien du gêemb?ogŒ l’arbre du zæmne (sorte de lentilles ) là ; tu cherches les feuilles de cet arbre pour venir les faire bouillir. La marmite qui est posée sur le foyer là, c’est posée là–bas seulement ; si tu lui fais ce lavement et qu’il défèque, c’est avec ce leedo seulement que tu vas continuer jusqu’à sa guérison ».Si l’enfant refuse de boire le y´amde préparé avec le kÆ-zéegÆ (les grains du sorgho rouge), les femmes partent couper des petites branches de tÆangÆ (karité). Les branches sont ensuite martelées afin d’en détacher l’écorce, mises à macérer dans l’eau pendant une dizaine d’heures, délai au bout duquel les « bois d’infusion » (y´am-dæadŒ) sont retirés et séchés. Ils serviront les jours suivants pour préparer les autres y»nugrî jusqu’à ce qu’ils perdent leur saveur et soient remplacés par de nouvelles écorces. Mais en pareil cas, l’attitude des femmes semble assez prosaïque. Différentes préparations sont en effet essayées jusqu’à ce que le goût de l’enfant soit satisfait (sorgho rouge, karité, gÔ$$ngÆ, y»nuny»ugu , nªg-a-nª , etc.).
Les prescriptions deviennent en revanche plus précises lors de manifestations jugées anormales. La préparation est alors un véritable médicament (t¥$m) destiné à traiter le mal dont souffre l’enfant.
Le s´ag-pÙùlgÆ (diarrhée blanche) est évoquée dès que les selles sont claires et liquides et que l’enfant semble avoir mal au ventre. Cette perturbation est liée à une mauvaise évacuation des « saletés contenues dans le ventre à la naissance ». Selon la saison, les feuilles ou les racines du gêemb?ogŒ sont préparées en décoction pour les lavements.
Si l’enfant souffre du lÔgre (maux de flanc, cf. chap. sur la nomination des maladies), deux liquides de lavement peuvent être préparés, baptisés des noms suivants : pÆ-k”i-nÊ-tÆaba (ne sont pas parenté) et f´rg-m-tªlli (exfolier à l’envers). Le premier est préparé à base d’écorces de r¶aagÆ (neere) et de tÆangÆ (karité), mélangées puis macérées. « Ça broie les maux de flancs et l’enfant va faire des selles ». Les signes du lÔgre chez le petit enfant sont reconnus par des symptômes indirects :
« Quand un enfant a mal aux flancs, quand les maux viennent tout juste de commencer, si tu touches les flancs, il y a des grumeaux ; en plus de ça l’enfant commence à manger sa langue et on dira dans ce cas que l’enfant d’un tel a le lÔgre. Mais quand il va commencer à faire des selles et que tu ne sais pas, ses lèvres commencent à se fendiller. On dit dans ce cas que c’est le lÔgre. Celles qui savent diront que c’est le lÔgre. Des fois c’est le côté droit, des fois, c’est le côté gauche. Tu cherches le pÆ k”i nÊ tÆaba que tu fais bouillir et tu donnes le lavement. Une fois que tu fais le lavement, ça va broyer le mal et ça va cesser ».Les borborygmes de l’enfant sont également une manifestation importante. Si le ventre de l’enfant fait du bruit, il est dit qu’il « crie » ou qu’il « boue ». Ce signe est interprété comme une demande de l’enfant d’un lavement particulier nommé lÊ-t‚$sgÆ (lÊedo = lavement, t‚$sgÆ = au goût âpre, âcre) préparé à base de feuilles de wÆgsalgÆ .
Si l’enfant ne fait pas de selles malgré les lavements, un autre lÊ-t‚$sgÆ est préparé sous forme de décoction de g´a-tªugu. Le refus de téter est quelquefois expliqué comme la conséquence d’un mal nommé nŒ-kaafŒ (mil : kaafŒ, de la bouche : nŒorê). A la naissance, l’enfant aurait parfois « quelque chose de blanc dans son rægsendÆkæ (larynx) . Il faut alors partir en brousse couper de petites branches de k^$l$$n-t$$gÆ , dont les écorces sont enlevées puis bouillies afin de servir à la fois de y´amde et de lavement (lÊedo).
Si l’enfant a le rhume (mÊoogœ), le liquide de lavement et du y»nugrî est préparé avec les feuilles le zæangÆ et du pºtrpuug´ä .
Quand le nombril fait mal, on part chercher les graines (biïsi) du sªsutrï et les feuilles du pœglen-nÆo-yéega préparées en décoction et données en lavement. Toute personne qui a eu le t«mÆ (maladie sexuellement transmissible étudiée dans un chapitre ultérieur), même si elle est guérie, est dangereuse pour la descendance. Un médicament appelé t«m-sÆale (de composition non révélée) est donc systématiquement préparé, mélangé au y´amde. D’autres femmes procèdent en plaçant directement le médicament sur leurs mamelons au moment de la tétée. Sans ce traitement préventif, l’enfant pris au bras par une personne atteinte ou ayant été atteinte de t«mÆ, verrait son ventre enfler.
Une autre maladie, le kÆam, nécessite des soins particuliers. Une vieille femme décrit ainsi la préparation du médicament :
« Tu cherches du b¶nlÊbendÆaga , tu fais trois boules (gîla Æ t?a) de ça si c'est un garçon, quatre boules si c'est une fille ; puis tu cherches un sÆrê (tesson de poterie) provenant d'un canari puis tu les mets dedans et tu boues. Ensuite, tu filtres l'eau et tu la mets dans un s”m-bilÆ (sorte de cuvette en terre cuite) et on lave le malade avec. Puis, tu filtres l'eau. Tu pars la déposer avec le s”m-bilÆ dans un s?mbolgŒ (trou fait au bas d’un mur pour laisser couler les eaux usées) puis tu laves l'enfant et tu recueilles l'eau qui coule à l'aide d'un s”m-bilÆ. A la fin du bain, tu cherches un lêprÊ (couvercle en vannerie) puis tu recouvres le bord du s”m-bilÆ. Le matin tu te lèves, tu ôtes le lêprÊ ; tu cherches un bois puis tu remues le contenu du s”m-bilÆ, ça ressemble à la bouillie qui est restée adhérente à la marmite lors de la préparation du tô. Ces g”sî (coagulats, caillots, pelures) ressemblent à ça ».
En fait, le bois récupère un surnageant gras qui ressemble au beurre de karité appelé kÆam. Ce résidu sera enterré à l’extérieur de la cour. C’est donc ce résultat de la cure thérapeutique qui confirme le diagnostic de kÆam.
Loin d’être exhaustif, l’inventaire des liquides utilisés par les femmes montre l’ampleur du travail. Les préparations peuvent en effet changer rapidement en l’absence d’amélioration ou devant l’apparition de nouveaux symptômes. Toute modification oblige les femmes à partir en brousse afin de cueillir de nouvelles feuilles, de prélever de nouvelles écorces, de creuser la terre à la recherche de nouvelles racines, de couper les branches d’un arbre, de ramasser de nouvelles plantes. De retour au village, elles devront laver les produits de leur cueillette, les faire sécher, écorcer les branches ou les racines puis en prélever une partie pour préparer leur décoction.
LES FONCTIONS ET LE POTENTIEL PATHOGENE DES SOINS
lÊedo et y»nugrî
Quatre fonctions essentielles des lavements reviennent dans les discours.
En l’absence de lavements, l’enfant ne déféquerait pas bien, voire pas du tout et surtout n’éliminerait pas les « saletés » (r„gdœ) contenues dans son ventre. Alors le ventre de l’enfant « se met en boule » et « il pèse ». De façon accessoire et sans que jamais une femme ne l’ait exprimé clairement, les lavements, en provoquant l’évacuation de selles lors des soins, évitent l’émission d’excréments en dehors des séances. En témoigne les remontrances de cette mère à son fils de dix jours qui défèque sur la natte peu de temps après la fin des soins :
« Toi, tu es quel enfant ? On t'avait dit de déféquer et tu ne l'as pas fait et c'est maintenant que tu défèques ! ».L’enfant étant la plupart du temps porté sur le dos de sa mère pendant ses diverses activités, on comprend que la limitation des selles émises spontanément puisse être perçue comme un avantage .
La deuxième fonction est de transmettre la force, p?ngÆ (force, puissance), aux enfants. Elle est commune aux lavements et aux ingurgitations forcées du y´amde. Leur future aptitude aux travaux des champs, aux travaux domestiques, aux activités de constructions, etc. sont fonction de la bonne réalisation des lavements dans l’enfance. Les premiers signes qui sont surveillés sont les progrès de l’enfant dans son évolution psychomotrice. A deux mois, il doit tenir sa tête ; à six mois, se tenir assis ; à dix mois commencer ses premières tentatives de marche. La pratique des soins aux enfants est depuis quelques années très critiquée par les services de santé biomédicaux et les diverses organisations gouvernementales ou non gouvernementales qui, dans leurs activités, s’occupent des enfants (enseignement, travail social, santé, etc.). Ces pratiques traditionnelles sont notamment incriminées par les services de santé biomédicaux lors de la survenue d’érythème fessier, de diarrhée, de prurit anal, etc. Des jeunes mères trouvent dans ces critiques les arguments leur permettant d’abandonner ces pratiques traditionnelles. Certaines ont en effet des difficultés à supporter les cris de leur enfant et les contraintesphysiques qu’elles doivent exercer. Elles prêtent alors le flanc à d’incessantes remontrances de leurs aînées, dont voici un exemple :
« Dans le passé si tu faisais ça, les enfants avaient la force (p?ngÆ). Même si l’enfant tombait malade, il avait la force. Mais de nos jours, les enfants n’ont plus la force. On dit de ne plus faire de lavements ; si tu donnes du y´amde à l’enfant, et qu’il commence à crier, on te dit que c’est parce qu’il ne veut pas ; et tu ne fais que le laver uniquement. Où est sa force ? Si le soleil l’atteint un peu seulement, il tombe sans force. Mais dans le passé, si tu accouchais, les p^g-y´anse (les vieilles femmes) n’acceptaient même pas que tu fasses du feu avec des këkù (des tiges de mil coupé) pour bouillir le y´amde de l’enfant. C’est avec les ræadŒ (bois) seulement. Parce qu’on dit que « këkù kÆ nÆ-mÆo nÊ ræad bÆ t¥ sÆag n sêsga » (la tige de mil ne luttera pas avec le bois même si elle a absorbé énormément d’eau de pluie). Même si la tige de mil a la force, elle n’osera pas affronter le bois. Et si l’enfant revient de sa promenade, s’il est entrain de s’amuser avec ses camarades, les autres le terrassent. C’est parce qu’il n’a pas la force. On se demande « yÆa këkù y´amd bïig lÆ » ? (Est–ce un enfant dont le y´amde a été préparé à l’aide de tige de mil ?) ».
Si l’absence de lavements, ou les lavements « modernes » réalisés avec une poire en caoutchouc sont critiqués, d’autres négligences empêchent les enfants d’acquérir la puissance. Si la cuisson de la décoction avec des tiges de mil en est une, l’utilisation trop longue des mêmes composés végétaux pour la fabrication en est une autre. Au bout de trois à quatre jours, les plantes, les écorces ou les feuilles sont réputées avoir perdu leur saveur et donc leur efficacité :
« On dit que “Æ zÆgl y´am-dæogŒ w‚sgÆmê” (le bois du y´amde d’un tel a perdu sa saveur). Tu n’as pas entendu que “këkù nÊ b´ok n pæoog Æ zÆgl s‚dÆ ? (Rires) (les tiges de mil sur l’épaule ont vraiment manqué à un tel] pour signifier que la personne est bête ».
La troisième fonction est d’assurer à l’enfant un sommeil profond. C’est à la chaleur des deux préparations qu’est attribué l’endormissement de l’enfant :
« Si c’est le y´amde, ça doit être très chaud. S’il boit son corps devient très chaud, et il va dormir profondément. Si tu prends un y´amde qui est tiède, et puis tu le fais boire, ça n’agit pas sur lui. Ça ne tue pas ses muscles, son ventre n’est pas chaud et l’enfant ne fait que pleurer. On dira que le y´amde est un y´am-mÆasgÆ (un y´amde froid). Voilà pourquoi, il ne dort pas. C’est pourquoi, ça doit être chaud. Si tu lui fais boire ça chaud et que tu le mets au dos, il dort très vite ; tu pourras faire tes travaux ».
Cette chaleur vient également compenser la fraîcheur, le goût sucré et la douceur du lait.
« Le lait est frais. L’enfant, à force de téter toute la journée, ça rend sa bouche fade. S’il ne gagne pas l’eau chaude, son sommeil est difficile ; parce que s’il boit l’eau chaude, il dort bien et pendant longtemps avant de se réveiller et de recommencer à téter ». La quatrième fonction, commune également aux lavements et aux y»nugrî, est une action thérapeutique déjà décrite dans le chapitre précédent.pêsgu.
Les soins du nombril ont pour objectif d’activer la chute du cordon, la cicatrisation de l’ombilic et l’obstruction d’un “conduit” qui communique avec l’intérieur du ventre. Certaines femmes utilisent également une décoction de wÆllb“isïm et, de plus en plus souvent, un désinfectant acheté en pharmacie est appliqué les premiers jours sur les conseils de la matrone du dispensaire. Les vieilles femmes relatent également un soin qui semble aujourd’hui abandonné ou du moins n’a pas été observé. Après l’accouchement, le cordon est coupé avec une lame traditionnelle, le bærgÆ. Immédiatement, les femmes préparent une pâte à base de fiente de poule (nŒ-b”ndu) liquide (kœaagÆ) ou molle (bëegÆ), mélangée avec du savon dans un sÆ-pùùgÆ (morceau de canari ou de marmite en terre cuite). A l’aide d’un brin de mœ-pŒko (une herbe) , le produit est appliqué sur le nombril « en traçant des lignes » avant de commencer le premier pêsgu.La chaleur du sÆrê est transmise à l’ombilic par le doigt de la mère, enduit de beurre de karité (kÆam), afin d’activer le processus de cicatrisation. Le gras évite la survenue de brûlures tant au niveau de la phalange de la mère que de la peau de l’enfant :
« Le fait de mettre du beurre comme ça, c’est pour que le y«ugÆ (nombril) devienne mou (bÔkê) ; parce que quand on enlève le kÆam mettre sur la main, c’est pour que ta main aussi soit molle afin que le sÆrê ne brûle pas ton doigt (nªgº) et que ça ne brûle pas le nombril (y«ugÆ) ».
« C’est pour que ça ne brûle pas ton doigt et pour que la chaleur des soins ne brûle pas l’enfant. Parce que quand on met le beurre avant de faire le pêsgu, ça ne fait pas mal, ça fait mal bien sûr, mais ça ne fait pas de plaie. Mais si tu veux toucher le sÆrê sec, tu vas brûler ton doigt, et encore tu es grande par rapport à l’enfant ».
Il a d’ailleurs une fonction identique au moment de l’ingurgitation forcée du y´amde avant laquelle les narines et les lèvres sont enduites de beurre.L’obstruction de la bouche (nŒorê) de l’ombilic (y«ugÆ) est réalisée deux fois pendant les soins. La première se fait avec du beurre de karité avant l’administration orale du y´amde qui sera enchaîné avec la toilette de l’enfant. En effet, l’eau et diverses saletés (poussières, brindilles, etc.) ne doivent absolument pas pénétrer dans le nombril. La deuxième intervient à la fin du pêsgu avec un enduit fabriqué avec de la pulpe de noix de karité fondue et râpée. Cet enduit durcit et restera en place jusqu’à la prochaine séance de soins, empêchant cette fois la pénétration d’air ou de poussières à l’intérieur du ventre.« Il y a un vide au niveau du y«-rÆogo (nombril mâle ) jusqu’au yëd-nïfº (oeil de l’anus). Si tu laisses l’eau pénétrer, ça va jusqu’à l’intérieur et ça s’enfle. Mais si tu continues les soins et puis tu écrases du z»unfª (noix de karité) mettre, ça se cicatrise très vite et le vide qui s’y trouvait se bouche ».Une négligence dans la réalisation de cette obstruction entraîne la survenue de nombreuses maladies qui se manifestent dans les jours qui suivent, voire bien plus tard, à l’âge adulte.
« Quand on dit que le y«ugÆ de l’enfant d’un tel est enflé, c’est parce que les soins n’ont pas été bien donnés. On n’a pas bien fait le pêsgu, on a laissé l’air pénétré, on lui a donné son bain et l’eau a pénétré ou bien son y«-rÆogo est vide ».
Les pressions du pouce exercées sur le pourtour de l’ombilic permettent de ramollir le ventre et de provoquer des « renfoncements » qui activent la fermeture de ce canal. Elles accélèrent également la chute du cordon, par un acte que l’on pourrait qualifier de « dessertissage » ; les femmes utilisent en effet le verbe mîsgi pour décrire leur action, terme qui signifie « défaire, sortir le bout replié ou rentré » .
Notice
Ethnopsy
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Naissances, gestes, objets et rituels. Le culte des mères célestes
Hommage aux Mères célestes Le bébé a maintenant un mois. Dès la nouvelle lune qui suit son jour anniversaire, un autel est installé dans la chambre que le nouveau-né et sa mère n’ont pas quittée. Pour eux seuls, parfois en présence des aïeules, une dame expérimentée va rendre hommage aux Mères célestes. En effet, dans cette tradition où se mêlent taoïsme et bouddhisme, chaque nouveau-né doit son existence et son développement harmonieux à l’intervention d’une Mère-nourrice céleste. Elles sont douze, dirigées par une Mère Supérieure ; leur nom est celui d’un animal du calendrier chinois. Table d’offrandes aux Mères célestes Vietnam, 2005 - Objets réels et fac-similés - Muséum national d’histoire naturelle Les offrandes les plus importantes sont les vêtements de papier : robes, pantalons, coiffes et chaussures. Il faut trei
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L’accouchement de Sephali
Bhattacharya, Sahana (19..-....)
Sephali, mother of two girl child, this time vehemently expecting a son to prove herself as a successful wife. Sephali going through her final contractions in silence as her cry should not reach to any man of the household. Finally crashing her all hopes she delivers again a girl. La langue parlée principalement est le santhali, une langue qui existe depuis 1200 ans et dont l'écriture a été inventée vers 1820. 6 million de personnes parlent cette langue en Inde, Bangladesh, Népal, et Bhutan. La plupart de la population Santal habite en Jharkhand, Assam, Bihar, Orissa, Tripura et Bengale occidental. La langue secondaire est le bengali, une langue directement dérivée du sanskrit après Prakrut Le lieu de tournage est situé sur la colline de AYODHYA, à la frontière entre Bengale occidental et Jharkhand, Bihar.
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Au rythme du froid, toilette d'hiver au Zangskar
Murard, Ambre (19..-....)
Soins quotidiens d’un nourrisson dans une maison traditionnelle en plein hiver, sous la contraine d'un froid rigoureux.
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Le bâtonnet et l’eau : techniques quotidiennes d’entretien du corps à Dakar Pikine
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Documents enregistrés en juin et décembre 1986 au Sénégal à Malicka, Pikine et Mbebess Chapitres : 01 Toilette postmictionnelle masculine 02 Toilette anale aux bâtonnets 03 Toilette anale masculine à l'eau 04 Toilette rapide d'une petite fille de 7 mois 05 Ablution islamique publique à la décharge à ordures
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Toilette et lavement d’un enfant mossi du Burkina Faso
Bonnet, Doris (19..-....)
Dans un quartier de Ouagadougou, toilette d’un enfant mossi précédée d’un lavement rectal insufflé à la bouche.
00:14:00
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Toilette et massage d’un enfant Newar à Kathmandou
A domicile, dans un petit immeuble, réveil d’un enfant de 11 mois, puis toilette et massage à l’huile réalisé par la mère en présence de la tante maternelle.
00:27:20
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Toilettes Manjak : toilettes et massages de Serge
Teixeira, Maria (1965-....)
Le matin : toilette de Serge (3 mois) par sa mère. Le savon et un gant de toilette sont utilisés. L’enfant est assis dans une bassine en plastique conçue pour les toilettes d’enfants. Ensuite à ma demande, sa tante effectue un massage vigoureux avec du karité. En fin d’après midi : toilette de Serge par sa mère. Seule de l’eau est utilisée. Du karité est légèrement passé sur la peau de l’enfant. Les oreilles sont nettoyées avec un coton tige. Ensuite l’enfant est habillé.
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L'amulette de poignet du fils de Mariem Ndiaye, Malicka, Sénégal
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Très courte séquence vidéo montrant le jeu avec ses amulettes de poignets du fils de Mariem Ndiaye, Malicka, Sénégal
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Le bain d'Awa et ses amulettes à Pikine Sénégal
Toilette complète et rapide, avec ses amulettes d'Awa. petite fille de 7 mois dans les bras de sa mère et en présence de la co-épouse de celle-ci: violence et douceur d'une rituel quotidien: le bain. Ce document s'inscrit dans une série montrant au travers des toilettes quotidiennes de jeunes enfants les processus de constuction du schéma corporel, d'apprentissage passif et actifs des conduites sociales relatives à l'hygiène spécifiques à une culture.
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Traitement du sein amer ou du refus de téter 1983 Ibel Sénégal oriental)
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Ibel, sous préfecture de Bandafassi, février 1983 Images enregistrées sur pellicule Super 8. Une jeune femme consulte un guérisseur spécialisé dans le traitement de la maladie du sein amer, caractérisée par le refus de têter du nourrisson, associé ou non à de la fièvre, un début de maladie telle que'une infection des voies aériennes supérieures, une diarrhée, un paludisme... Cette maladie est attribuée à une corruption du lait, soit du fait de la présence d'animalcules spécifiques, soit du fait qu'un sorcier anthropophage est venu mystiquement succé les seins de la jeune mère. Le guérisseur prépare des feuilles qu'il a frotté dans de l'eau. La jeune femme lui remet son bébé afin de pouvoir laver, frotter ses seins avec la préparation de feuilles et d'eau contenue dans une calebasse. Elle effectue en même temps des pressions sur ses seins
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Les rites de l’enfance à La Réunion : Sévé mayé
Pourchez, Laurence (19..-....)
La cérémonie dite des "cheveux maillés", présente à l’île de La Réunion dans la majeure partie de la population, permet d’observer comment, au travers des différentes versions d’un rite de la petite enfance, les réunionnais affirment, par la recherche puis le refus d’une mémoire ancestrale, une nouvelle identité créole. Cette pratique rituelle apparaît comme le support d’une gestion de l’ethnicité particulière qui tient compte des diverses origines des habitants de l’île par la manifestation possible d’ancêtres issus des différents groupes en présence. Mais au delà de ce "marquage ancestral ", la pluralité des communautés concernées exprime la mixité, l’interpénétration des différents groupes, et révèle un processus de créolisation qui reconnaît les données issues des différentes origines ethniques des réunionnais, les intègre et les "mix
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Façonnage d’un nouveau-né qui n’a pas uriné sur son père
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Chronique des Pygmées Babongo, avril - mai 2008 (Gabon)
00:16:31
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Naissances, gestes, objets et rituels.
Baptême catholique à la Réunion
Montage vidéo réalisé pour l’exposition « Naissances : objets, paroles et rituels » du Musée de l’homme 2005-2006 Baptêmes catholiques à Sainte-Clotilde, 1998. A l'église, plusieurs familles avec leurs bébés.Chacune à son tour se présente devant le prètre, bébé dans les bras de sa mère, qui baptise les enfants en leur versant de l'eau sur les cheveux puis fait une messe. La famille de Vanessa fête ensuite le baptème à la maison. remerciements au père Rigolet, paroisse Bois de Nèfles, Sainte Clotilde Baptême, le rituel catholique je te baptise, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit et ton prochain comme toi-même Seigneur Jésus-Christ, qui vous a fait renaître de l'eau et de l'Esprit Saint vitam æternam Résurrection
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Chronique des Pygmées Bakoya 2006 : sortie de réclusion de la mère des jumeaux
Soengas López, Beatriz
Cette cérémonie se déroule à Ibéa (Ogooué-Ivindo) pour fêter la fin de la réclusion d'une mère de jumeaux. Les villageois considèrent les jumeaux comme des génies et attribuent également des pouvoirs à leurs parents. Après l'accouchement la mère reste recluse chez elle pendant un laps de temps qui peut durer parfois plusieurs mois. Lors de cette fête officialisant la fin de l'enfermement, les parents se préparent soigneusement (tressage, épilation, ...) avec l'aide des membres de leur famille et des offrandes sont adressées aux jumeaux, toujours à part égale pour conjurer le malheur.
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Chronique aka 2006 , Motonga :
Baisers au tribunal
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Devant la maison du chef de village de Motonga, juin 2006 (Mongoumba, Lobaye, République centrafricaine)Au cours d'un procès chez le chef de village, le bébé de la plaignante passe dans les mains d'une parente. Celle ci déploie tout un arsenal de mimiques, de sons et de contacts buccaux pour séduire le bébé.
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Chronique pygmée aka 1987 : toilette d'un garçon non sevré, janvier 1987, Kpéténié
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Toilette d'un petit garçon pa encore sevré CHRONIQUE AKA 1988, KPÉTÉNYÉ : LES DENTS SCULPTÉES CHRONIQUE AKA 2006 : BÉKÉLÉ, TOILETTE D'UN ENFANT À LA RIVIÈRE PAR SA MÈRE 8 MN 5 TOILETTE D'UN PETIT GARÇON À LA RIVIÈRE IN CHRONIQUE AKA 1988, AKUNGU : FEMMES PAYS 9 MN 32 TOILETTE ET EXTRACTION DE PUCES-CHIQUE IN CHRONIQUE AKA 1987-1992 : VIE QUOTIDIENNE, MALHEUR ET GUÉRISSAGE
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Chronique aka 1987, Akungu : "berceuse" aka
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
"Enculturation polyphonique" et apprentissage actif et passif de la musique et de la danse d'un bébé et de ses frères et soeurs
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Du savon dans les yeux (1991)
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Une mère du village peul bandé d'Ibel au Sénégal oriental procède à la toilette de sa petite fille de neuf mois. Elle la savonne intégralement de la tête aux pieds, puis la rince à la main. Elle la talque et l'essuie avec un pagne. Le bébé porte différents colliers et boucles d'oreilles et sa mère explique leur provenance et la raison pour laquelle il les porte. Après l'avoir habillé, elle lui donne le sein. Puis elle le fait danser sur ses genoux en chantant. Le soir, le bébé dort serré dans un pagne au dos de sa mère qui danse. Générique Auteurs : EPELBOIN Alain (LACITO, UPR CNRS, Paris ; APSONAT, URA CNRS, Paris) et EPELBOIN Sylvie (Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, Paris) Réalisateur : EPELBOIN Alain Production : CNRS AV, CNRS-LACITO, CNRS-APSONAT
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Chronique des Pygmées Babongo 2007 : deux bébés et la petite fille dont la mère est enceinte
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
"Corps de garde" babongo, 21 février 2007, Midouma (Ogoué Lolo, préfecture de Koulamoutou, Gabon) Sylvie Lebomin, ethnomusicologue et ethnolinguiste, mène une séance de travail avec un groupe d'informateurs babongo réunis dans le corps de garde, hangar à usages collectifs, profanes et sacrés, du quartier babongo du village de Midouma : d'abord, sur les danses et les musiques spécifiques (avec fabrication et essais de flûte beka), puis ethnolinguistique, notamment sur les nominations en ibongo des fluides et des déchets corporels. C'est l'attraction du jour : aussi, de nombreux habitants du quartier, de tous âges, sont présents dans cet espace collectif, certains participant directement à l'enquête, d'autres en spectateurs plus ou moins actifs, parmi ceux-ci quelques nourrissons et très jeunes enfants. La caméra suit tout parti
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Chronique aka, avril 1987 : travail, jeux et toilettes d'enfants ngbaka au bord de l'Oubangui
Epelboin, Alain (1952-.... ; médecin et ethnologue)
Accompagnement d'enfants lors de leurs activités au bord de l'eau dans le fleuve Oubangui : toilettes du petit dernier par ses grandes soeurs et tantes, lessive, vaisselle et toilette des fillettes et jeunes filles, jeu de construction de modèles miniature de maison et jeu d'immersion complète du petit dernier dans l'eau.
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Kosai : massages traditionnels pour bébés
Tunisie - Inde
Rahal, Ahmed (19..-.... ; ethnologue)
1 - massages traditionnels pour bébés, (2 mois) pratiqués dans un orphelinat à Nabeul en Tunisie (15 mn) 2 - massages traditionels pour bébés, (4 mois), pratiqués par une soignante traditionelle sur la place publique dans la ville de Varanassi en Inde (3 mn)
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Toilette d’un bébé peul par une matrone de mère gurunsi
Querre, Madina (1972-....)
Koria, région de Séno, Burkina Faso La matrone (mère Gurunsi, père Peul) a fait sa formation de sage-femme à Dori (12 km de Koria). Elle fait la toilette d’un bébé puis un massage thérapeutique pour lui donner de la force. C'est un massage de type Gurunsi transmis par sa mère avec du beurre de karité.
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Toilettes d’enfants au Laos (Ban Nakham, province d'Oudomxay)
Collomb, Natacha (1974-.... ; anthropologue)
Suivi des activités quotidiennes de jeunes enfants au sein de familles d’un village Taï dam : toilettes à la maison, à la rivière, alimentation, apprentissages.
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Rasmane du matin au soir (Kienfangue, Burkina Faso 1995) : soins au nourisson chez les Mossi (version longue)
Egrot, Marc (19..-....)
Toilette d’un enfants mossi, précédée d’un lavement rectal insufflé à la bouche et suivie des soins de cordon. Description ethnographique des soins de maternage (Marc Egrot) Les soins sont faits deux fois par jours avec minutie par la mère ou par une femme de la cour dans l’hypothèse où la mère est considérée comme trop inexpérimentée pour les réaliser sans erreur. Ces soins commencent dès le premier jour de vie et se poursuivront pendant toute la durée de l’allaitement, soit environ deux à trois ans. Quatre opérations sont distinguées ici, bien qu’elles soient réalisées dans une même séance et qu’elles sont subordonnées l’une à l’autre. Le leedo (lavement), le y»nugrî (gavage), le pekre (toilette) puis le pêsgu (soins de l’ombilic) seront donc exposés séparément dans un ordre chronologique. La femme qui réalise le lavement s’
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Naissances, gestes, objets et rituels, Kienfange, Burkina Faso, 1995.Rasmane du soir au matin : soins au nourisson chez les Mossi
Naissances, gestes, objets et rituels, Kienfange, Burkina Faso, 1995.
00:07:10
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Naissances, gestes, objets et rituels.Danse des jeunes filles, danse-mime de l’accouchement, région de Koubia, Moyenne Guinée
Montage vidéo réalisé pour l’exposition « Naissances : objets, paroles et rituels » du Musée de l’homme 2005-2006
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Naissances, gestes, objets et rituels. Côte d'Ivoire, 1991.
Soins au nouveau-né chez les Gouros : le massage
Haxaire, Claudie (19..-.... ; anthropologue)
Montage vidéo réalisé pour l’exposition « Naissances : objets, paroles et rituels » du Musée de l’homme 2005-2006 Dès la naissance et jusque vers trois mois, tous les nouveaux-nés gouro subissent matin et soir des séances de massages vigoureux pratiqués avec un chiffon imbibé d'une décoction médicamenteuse. On leur applique ensuite divers remèdes sur la peau. Les massages sont absolument indispensables et peuvent être donnés seuls. Les remèdes varient. Après avoir montré un soin entier, nous nous attarderons sur une séquence de massage sans médicaments puis nous étudierons la préparation de remèdes. Les massages assouplissent et fortifient le corps de l'enfant. Les remèdes préviennent les maladies qui le font maigrir, au nombre de celles-ci on craint surtout les diarrhées suivies de déshydratation.
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Naissances, gestes, objets et rituels.Le rituel juif de circoncision : La brith milah d'Ethan
Montage vidéo réalisé pour l’exposition « Naissances : objets, paroles et rituels » du Musée de l’homme 2005-2006. Le rituel juif de la circoncision.
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Naissances, gestes, objets et rituels.Premières nourritures d'un nouveau-né peul
Rituel post-natal, enregistré à Ibel (région de Kédougou), Sénégal Oriental chez des Peuls Bandé en 1992.
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Conférence
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Naître ne suffit pas… Fonction des rites de naissance
Nathan, Tobie (1948-.... ; ethnopsychiatre)
Conférence de l’Université populaire du quai Branly (UPQB), donnée le 6 janvier 2016 Commencé en 2015, ce cycle continue d’interroger les différentes facettes de l’enfance et ses étapes, à travers les pays et les cultures, la psychologie, la philosophie, la bande dessinée ou la littérature.
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Aux funérailles d'une amie komian
Duchesne, Véronique (1963-....)
En pays anyi, les funérailles d'une komian sont l'occasion de rassemblement des membres de la corporation : sont présents ceux et celles qu'elle a initiés ainsi que ces confrères et consœurs. Ce film a été réalisé en accord avec le fils de la défunte. Le film débute le jour du décès, le dimanche 14 novembre 1999, alors que le corps est exposé. Différents rituels sont effectués jusqu’à l’enterrement le lendemain. Durant les funérailles, la caméra permet à l'anthropologue-vidéaste de trouver sa juste place, en tant que proche, touchée par la mort de celle qui était devenue son amie. cf. Duchesne, 2008, « Chanter les morts en pays anyi », Frontières, Les musiques et la mort, Université du Québec, Montréal, XX, 2 : 44-48, un CD Rom inclus.)
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Entretien
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Que la danse continue : autour d'un film sur le chant, la danse et la possession d'esprits chez les Ovahimba et d'autres peuples de langue Otjiherero
Sherman, Rina (19..-....)
Des sept années passées "chez les Ovahimba", Rina Sherman a rapporté une grande quantité d'images sur lesquelles elle travaille au quotidien pour nous faire découvrir toute la richesse de ces peuples Ovahimba, Ovadhimba, Ovahakaona, Ovagambwe, Ovakuvale et Ovatua qui tous partagent une même culture, un même système de pensée. Son dernier film intitulé : « Keep the Dance Alive / que la danse continue » porte sur les pratiques de musique, de danse et de transe de possession des groupes de langue Otjiherero du nord-ouest namibien et du sud-ouest angolais. La discussion avec l’auteur met en exergue les grands thèmes traités dans le film qui explore les différentes façons dont la musique et la danse transcendent la vie quotidienne de ces peuples de leur petite enfance jusqu'à leur mort. Extraits du film « Keep the Dance Alive / que la
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Entretien
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Sept années chez les Ovahimba
Sherman, Rina (19..-....)
Rina SHERMAN revient dans cet entretien sur son expérience de terrain chez les Ovahimba avec qui elle a passé de nombreuses années.
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Conférence
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Anthropologie de la famille
Héritier, Françoise (1933-2017 ; ethnologue)
"Parler de l'anthropologie de la famille nous confronte immédiatement au difficile problème de sa définition, ce qui peut paraître surprenant au commun des mortels que nous sommes, car comme le temps pour Saint-Augustin ; nous croyons tous savoir, d'expérience intime, ce que c'est. Il n'a pas été possible à ce jour d'en établir une définition qui ait valeur universelle alors même que la réalité de ce que ce terme recouvre se rencontre dans toutes les sociétés présentes et passées. Il est même avéré que le mode conjugal et monogamique que nous avons en tête, dans la mesure où il correspond à l'expérience vécue des sociétés occidentales, est le plus répandu. Mais il n'est pas le seul. L'expérience des sociétés qui non seulement admettent mais sont construites sur un principe de polygamie, polygynie ou polyandrie, montrent que la monogamie n
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Conférence
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Hikikomori et taijin kyôfushô / Nicolas Tajan
Tajan, Nicolas (1981-....)
Hikikomori et taijin kyôfushô / Nicolas Tajan. In Hikikomori : le retrait social des jeunes au Japon, journée d'étude organisée par le Centre d'études japonaise (CEJ, antenne de Toulouse de l'INALCO) et le Laboratoire Cliniques pathologique et interculturelle (LCPI) de l'Université Toulouse II-Le Mirail, 31 janvier 2014. A la fin des années 1970, au Japon, un phénomène nouveau a été décrit comme névrose de retrait (études, emploi, vie sociale), touchant les adolescents et les jeunes adultes -majoritairement de sexe masculin- qui sera qualifié dans les années 80 de hikikomori. Ce terme désigne à la fois le phénomène psychosociologique de retrait social extrême et la personne elle-même. Dans cette communication, Nicolas Tajan explore dans un premier temps la promotion du hikikomori comme syndrome de détresse lié à la culture et, dans un s
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Documentaire
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Guérir des visions nocturnes : pratique de soin par un devin-guérisseur aka du village d'Enyelle, Likouala, Congo
Duda, Romain (19..-....)
Armand, 14 ans, souffre de visions nocturnes depuis plusieurs années. Ses rêves sont régulièrement visités par des Mami Wata, sirènes ou génies des eaux symboles de sexualité et de féminité. Ces rencontres nocturnes empêchent Armand de dormir. Persuadé que le problème tire son origine dans un conflit familial lié à sa femme, Arnold, le père d’Armand fait appel au vieux Longo, nganga réputé des environs d’Enyellé. Armand et son père ne sont pas "Pygmées" Aka mais comme il est d’usage localement, la consultation des devins-guérisseurs aka est privilégiée. Ils excellent en effet dans la recherche de la causalité du mal et la résolution de troubles paraphyschologiques, d’attaques sorcellaires, ou plus généralement dans la gestion des relations avec le monde de l’invisible. Au centre de la parcelle d’Arnold, le vieux Longo pratique une fumiga
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