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Archéorient - Environnement et sociétés de l'Orient ancien

Expérimentation et observation ethnographique : leurs contributions à la connaissance de l’architecture en terre


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Expérimentation et observation ethnographique : leurs contributions à la connaissance de l’architecture en terre

La compréhension des architectures de terre – les techniques de construction et leurs implications au long de la chaîne opératoire, les formes qu’elles conditionnent – est alimentée par deux voies de recherche : l’expérimentation en grandeur réelle et l’observation « ethno-technique » dans des régions où ces architectures sont encore très présentes.

Au cours d’un chantier de construction de « maison gauloise » mené sur le site archéologique de Lattes (Hérault) entre 2008 et 2015, la contribution essentielle de l’expérimentation est apparue en ce qui concerne les procédés constructifs, en dépit de biais induits par le manque de savoir faire des participants et, paradoxalement, l’ensemble des savoirs détenu par l’homme contemporain, ou encore par l’utilisation d’outils et matériaux modernes, de terres non sélectionnées.

L’expérience a permis de pointer des difficultés inhérentes au choix du matériau « terre » dans le contexte local, susceptibles de remettre en cause le modèle architectural imaginé ou conduisant à envisager des solutions que les bâtisseurs de l’âge du Fer auraient pu employer pour les pallier.

Elle a ainsi amené les archéologues à revoir des idées préconçues sur l’habitat protohistorique, à réfléchir sur l’utilisation de l’espace en milieu urbain, à restituer une répartition des tâches sur les chantiers, etc. 

En parallèle de la construction de la maison, des hypothèses ont été testées sur des murs-échantillons en vue d’interpréter des modes opératoires correspondant à différentes sortes de réalisations, y compris néolithiques et médiévales.

L’exemple de Lattes, comme d’autres, illustre la nécessité de cerner et pondérer l’apport effectif de telles expérimentations, surtout lorsqu’elles ne sont pas conduites au plus près des « conditions réelles ».

Le second volet concerne la contribution de l’approche ethno-technique, passant par le recensement, l’examen ou l’étude d’édifices achevés et parfois en cours de destruction naturelle et par l’observation de la pratique de techniques ayant encore cours. Dans ce domaine aussi, l’observation peut s’avérer en partie faussée et pour les mêmes raisons, la perte de savoir faire et l’introduction de matériaux modernes, et la difficulté de comprendre le bâti quand il ne peut pas être « fouillé ».

 

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