Notice
Contribution des infrarouges de l’Altum-PT pour la cartographie des littoraux de carbone bleu - Journées Drones et Cap' 2023
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Descriptif
Les écosystèmes de carbone bleu, regroupant les marais maritimes, mangroves et herbiers marins, offrent de nombreux services écosystémiques dont la séquestration massive de carbone et la protection du trait de côte. Leur identification, évaluation surfacique et état de santé nécessite des acquisitions et traitements à la plus haute résolution possible. Le drone aérien répond adéquatement à cette nécessité à travers sa période de revisite quotidienne, et ce, à ultra haute résolution spatiale (0.01 à 0.1 m). Les capteurs embarqués sur drone sont compacts et fournissent des données multispectrales, majoritairement dans le visible. Sachant que la réflectance des écosystèmes terrestres de carbone bleu augmente du rouge (700 nm) au proche infrarouge (PIR) puis diminue dans le moyen infrarouge (2500 nm), se pose la question de savoir quelle est la contribution de l'infrarouge thermique (10 000 nm) dans la classification de ces écosystèmes.
La contribution des bandes infrarouges du capteur AgEagle Altum-PT à la classification des écosystèmes de carbone bleu a donc été quantifiée en s'appuyant sur la classification de référence des trois bandes visibles, bleu-vert-rouge. La contribution du red edge (RE), proche infrarouge (PIR) et infrarouge thermique a été calculée sur trois sites distincts à l'échelle globale du paysage et à l'échelle de la classe.
Concernant le marais maritime, la bande thermique a amélioré de plus de 5,25% la précision de la classification paysagère (12 classes), suivi du PIR et RE, avec 0,62% de gain tous les deux. Les classes qui ont le plus bénéficié de l'infrarouge thermique ont été « route », « végétation de dune grise », » végétation de dune blanche », « arbre » et « vase humide ».
Concernant la mangrove, le PIR a augmenté la classification paysagère (7 classes) de 7,93%, suivi de l’infrarouge thermique et du RE, avec 2,38% de gain. La classe « mangrove » a été mieux discernée de 33,33% avec le PIR, et de 50% avec l’infrarouge thermique.
Concernant l’herbier marin de zostère, les bandes PIR et RE ont accru la précision de classification paysagère de 4,6 et 4,2%, respectivement, alors que l’infrarouge thermique a diminué cette précision de -0,2%. La classe « eau de mer » a pu être mieux distinguée par le PIR, RE et l’infrarouge thermique, par ordre décroissant. La classe « herbier marin fragmenté » a été la plus améliorée par l’infrarouge thermique.
Intervention / Responsable scientifique
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