Conférence
Notice
Langue :
Français
Crédits
Serge BLERALD (Réalisation), Brigitte Lam (Intervention), Camille Broucke (Intervention)
Conditions d'utilisation
INHA
Citer cette ressource :
Brigitte Lam, Camille Broucke. INHA. (2013, 1 juin). Camille Broucke et Brigitte Lam: Conserver et valoriser l’éphémère : le Centre national du costume de scène de Moulins et le Festival International d’Art lyrique d’Aix-en-Provence , in Edition 2013 - L'éphémère / le Royaume-Uni. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/67851. (Consultée le 1 mars 2024)

Camille Broucke et Brigitte Lam: Conserver et valoriser l’éphémère : le Centre national du costume de scène de Moulins et le Festival International d’Art lyrique d’Aix-en-Provence

Réalisation : 1 juin 2013 - Mise en ligne : 1 juin 2013
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Descriptif

Le costume de scène est une des seules traces matérielles, avec le décor, de la représentation théâtrale ; partie intégrante de cette manifestation par définition éphémère et immatérielle, il est également un objet concret, caractérisé par ses matériaux, sa confection, ses trois dimensions. Sa préservation se révèle donc souvent problématique. Objet textile complexe, le costume ne peut être exposé de manière permanente. Protégés depuis trente ans les 1 200 costumes et 894 pièces de décors du Festival d’Art lyrique à Aix-en-Provence ont survécu. Une entreprise de spectacle ne devrait-elle pas organiser, gérer, valoriser ses archives ? Doit-elle le faire seule ou avec d’autres partenaires ?

Camille Broucke, conservateur du patrimoine, responsable du département des collections au Centre national du costume de scène à Moulins et Brigitte Lam, conservateur à la Direction des Musées et du Patrimoine culturel de la Ville d'Aix-en Provence, comparent et partagent leur expérience de la conservation du costume de scène.

Le Festival de l'histoire de l'art, un événement gratuit et ouvert à tous les amoureux et curieux d'art et d'histoire, a été créé en 2011 par le Ministère de la culture et de la communication, l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, avec le concours du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Événement éphémère qui a lieu tous les ans à la fin du mois de mai, ces trois journées permettent de profiter librement de conférences, débats, concerts, expositions, projections, lectures et rencontres dans le château et dans plusieurs sites de la ville de Fontainebleau. Le Festival explore chaque année un thème et invite un pays dont les méthodes en histoire de l'art sont comparées à celles de la France. En 2013, le thème était "l'Ephémère" tandis que le Royaume-Uni était pays invité.

Afin de laisser une trace de ce partage de savoir, l'INHA, coordinateur scientifique de l'événement, en association avec l'EHESS, a décidé de capter quelques-unes des 300 conférences et événements que le Festival propose.

 

Pour plus d'informations: festivaldelhistoiredelart.com

Le Festival explore chaque année un thème. En 2013 celui de l’Ephémère a donné l’occasion au public de découvrir des arts assez peu étudiés en France. L’art de l’éphémère est celui de l’instant ou plus précisément celui d’un moment privilégié capable d’associer dans une parfaite harmonie l’architecture, la peinture, le costume, la musique… Le Festival a ainsi abordé l’architecture éphémère des fêtes et cérémonies, toutes les productions occasionnelles : affiches, placards illustrés, officiels ou clandestins, graffiti, mais aussi les arts de la table, les arts prenant le corps pour support (coiffure, tatouages), la performance… Le sujet engage également un questionnement important sur la politique muséale, tiraillée aujourd’hui entre collections permanentes et expositions temporaires, et sur les conceptions fort différentes du rapport entre éphémère et durable dans les cultures et les arts du monde.

L’ensemble des manifestations était en 2013 placé sous le regard privilégié d’un pays invité, le Royaume-Uni. Dans ce grand pays de musées, d’artistes contemporains, de galeries et de ventes aux enchères, d’expositions, d’instituts d’histoire de l’art, les Britanniques ont un rapport à l’histoire de l’art très différent des Français : dès le XVIIe siècle, les initiatives y partent d’individus ou d’institutions privées, grands collectionneurs et archéologues, connaisseurs ou universitaires, et non de l’Etat.

 

        

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