Conférence
Notice
Lieu de réalisation
Maison de la Recherche, Université Toulouse - Jean Jaurès
Langue :
Français
Crédits
Claire Sarazin (Réalisation), Université Toulouse - Jean Jaurès (Production), Le Vidéographe - Maison de l'image et du Numérique / UT2J (Publication), Chloé Gerbier (Intervention)
DOI : 10.60527/ky0x-yn82
Citer cette ressource :
Chloé Gerbier. UT2J. (2023, 5 décembre). Développement de luttes protéiformes : du récit de radicalité à la répression radicale , in Radicalisation des mouvements écologistes ? Discours et représentations, dispositifs politiques, administratifs, juridiques et judiciaires. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/ky0x-yn82. (Consultée le 13 juillet 2024)

Développement de luttes protéiformes : du récit de radicalité à la répression radicale

Réalisation : 5 décembre 2023 - Mise en ligne : 27 mars 2024
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Descriptif

À mesure que s’amplifient les transformations globales, les mouvements écologistes appelant une action décisive des autorités publiques pour freiner les changements climatiques et préserver les conditions environnementales de la vie humaine sur terre se sont faits, au cours des dernières années, de plus en plus nombreux, de plus en plus visibles et de plus en plus revendicatifs.
Face à ces mises en demeure, les réponses des gouvernements, notamment dans l’Hexagone, demeurent très en deçà des attentes sociales exprimées ainsi que des objectifs que l’État lui-même s’est engagé à respecter. En revanche, l’État a mis en place des dispositifs spécifiques pour faire face à ce qui a pu être décrit comme la « menace » écologiste. C’est à l’étude de ces dispositifs et mécanismes que nous avons souhaité consacrer cette journée d’étude. Faute de pouvoir répondre positivement aux demandes sociales et écologiques portées par ces mouvements, les gouvernements qui se sont succédé depuis les années 2010 ont privilégié la réplique répressive.

Ces considérations nous ont conduit à nous intéresser en premier lieu à l’extension discursive et judiciaire des dispositifs antiterroristes aux mouvements écologistes, puis de l’usage de la notion d’« associations de malfaiteurs ». Les dispositions juridiques ont aussi été abordées.

Nous avons ensuite porté notre attention sur les dispositifs administratifs de prévention déployés à l’encontre de toute atteinte contre le modèle de production agro-industriel productiviste et l’exploitation de l’environnement délaissant son impact écologique.

Nous avons enfin envisagé la construction politique, discursive et sociale du militant écologiste alternatif comme figure de l’ennemi social intérieur. Il s’est agi ainsi de mettre en évidence les opérations de désignation de l’ennemi intérieur et de territorialisation de la menace qui lui est associée, spécifiquement localisée dans les Zones à défendre (ZAD) ou les espaces ainsi qualifiés par les autorités politiques. Elle a ainsi permis le déploiement du vocabulaire de l’« éco-terroriste » dans les plus hautes sphères de l’État.
Nous avons souligné les jeux discursifs et politiques, participant à la constitution d’une nouvelle figure de l’ennemi intérieur que sont le militant écologiste et les mouvements alternatifs se réclamant de ces luttes.

Intervention

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