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Université Toulouse-Jean Jaurès (Toulouse II-le Mirail)

Entres fables de La Fontaine et contes de zombis, une tracée de survie pour un usage didactique de la sentimenthèque / Marie-José Fourtanier


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Entres fables de La Fontaine et contes de zombis, une tracée de survie pour un usage didactique de la sentimenthèque / Marie-José Fourtanier

Entres fables de La Fontaine et contes de zombis, une "tracée de survie" pour un usage didactique de la "sentimenthèque" / Marie-José Fourtanier. In "Patrick Chamoiseau et la mer des récits", colloque international organisé par le laboratoire Lettres, Langages et Arts (LLA CREATIS) de l'Université Toulouse Jean-Jaurès-campus Mirail, 8-10 octobre 2014.
Thématique 2 : Le livre et la parole.

Avec le récit de ses apprentissages, que peut nous apprendre Patrick Chamoiseau pour nous aider à enseigner en contexte de dissonance culturelle ? Quelle manière d’être, de structurer son imaginaire et de modeler sa sensibilité ? Quelle façon de grandir entre des postulations contradictoires ? Julien Gracq, dans "En lisant, en écrivant", s’interroge sur les influences subies par les écrivains en cherchant dans les lectures de l’enfance la source de leur créativité : « Combien il est difficile –et combien il serait intéressant– quand on étudie un écrivain, de déceler non pas les influences avouées, les grands intercesseurs dont il se réclame […], mais le tout-venant habituel de ses lectures de jeunesse, le tuf dont s’est nourrie au jour le jour, pêle-mêle et au petit bonheur, une adolescence littéraire affamée ». En fait, en lisant Une Enfance créole, et en particulier, Chemin d’école, comme d’autres autobiographies d’écrivains, il semble que la tâche n’est pas aussi difficile que le suggère Gracq ; les écrivains livrent en effet assez volontiers le récit de leurs émotions provoquées par leurs lectures et leurs rêveries d’enfant ou d’adolescent et n’hésitent guère à « déballer », comme Walter Benjamin, leurs bibliothèques. Mais de quelles lectures, de quelles rêveries s’agit-il ? De lectures clairement légitimées par l’école ou de lectures, et plus largement, de pratiques culturelles buissonnières, plus hasardeuses et, de ce fait, plus libres, mais aussi plus difficilement saisissables ?  Patrick Chamoiseau raconte ainsi l’univers duel de son enfance, grandi entre les fables de La Fontaine récitées avec passion par son père cordonnier ou enseignées par le maître d’école, et la Parole de son camarade Gros-Lombric qui « à l’ombre des robinets, dans les bougonnements interdits du créole, nous évoquait des zombis, des Chouval-trois-pattes, des Manman Dlo, des Volantes, des Soucougnans, des Cercueils-arrêteurs, des Dormeuses, des mains-noires, des Gardes-corps, des Vieux-livres, des Chiens-montés… » ou,  pour le dire autrement, dans une tension entre la magie des contes créoles  et  les textes choisis des auteurs patrimoniaux de la littérature française.
Marie-José Fourtanier cherche moins ici à étudier les arcanes complexes de cette formation qu’à mettre au jour, à adopter peut-être, une trajectoire et un modèle de réflexion sur la formation de l’imaginaire et la constitution d’une « sentimenthèque » à l’usage des adolescents d’aujourd’hui.

[Illustration adaptée de "Mystery River", photographie de Mattias Ripp, 2014, publiée sur Flickr].

 

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