Documentaire

La parole du soufflet de forge en pays Gbaya

Réalisation : 28 juin 2012 Mise en ligne : 28 juin 2012
  • document 1 document 2 document 3
  • niveau 1 niveau 2 niveau 3
  • audio 1 audio 2 audio 3
Descriptif

Au cœur de l’Afrique centrale, enRépublique Centrafricaine, vivent les Gbaya 'bodoe, qui sont des villageoisvivant, à 900 mètres d’altitude, dans une savane arborée où ils s’adonnent à lachasse, à la cueillette et aussi aux cultures vivrières. Culture de traditionorale, ils accordent une très grande importance à la parole dont le maniementconstitue un savoir très valorisé.

 Dans cette culture, un certain nombrede bruits, quelle qu’en soit l’origine, sont interprétés en terme de paroles.Souvent, lorsqu’un bruit est traduit en parole, il y a dans l’onomatopée mêmequi permet d’imiter ce bruit, un rythme qui fait croire à un énoncé. Il nes’agit pas là d’une interprétation individuelle. Il y a consensus surl’interprétation donnée. Ainsi les feux allumés pour les grandes chasse fontentendre gɛ̀lɛ̀m báà qui signifie« promptement attrape [les herbes] » et est compris comme unencouragement que s’envoient entre elles les flammes qui brûlent les herbessèches. Quant au bruit de la toux il esttoujours rendu par ʔám tɛ́ ʔɔ́ hɛ̰̀qui signifie « je vais dormir ici ». Ilen va de même pour la simple reproduction des bruits sous forme d’onomatopéesdont la forme, parfaitement figée, renvoie toujours à la même référence. Ainsi la musique du balafon ou lasanza est exprimée par une suite de ʔílɛ́ŋʔílɛ́ŋ et celle du tambour par gìɗɛ̰̀ gìɗɛ̰̀.De même, le bruit des soufflets de forge qu’on peut entendre dans l’extraitsuivant est rendu par une suite rythmée de tìkpìríou de tùkpùrú.

 Dans ce conte pour décrire l’activitéde la forge, c’est la mention du bruit fort et régulier du soufflet tùkpùrú  tùkpùrú  qui est systématiquement utilisée.

Thèmes
Notice
Contacter

Sur le même thème