Conférence
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Langue :
Français
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© Direction de l'Audiovisuel / IISMM / EHESS / 2014
DOI : 10.60527/741q-xc75
Citer cette ressource :
EHESS. (2014, 1 avril). 8 - Les libertés religieuses et leurs limites dans l'Empire ottoman au XIXe siècle , in Cycle 2013-2014 : Liberté et contrainte dans les sociétés musulmanes. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/741q-xc75. (Consultée le 29 mai 2024)

8 - Les libertés religieuses et leurs limites dans l'Empire ottoman au XIXe siècle

Réalisation : 1 avril 2014 - Mise en ligne : 20 mai 2014
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Descriptif

Thème : Les libertés religieuses et leurs limites dans l'Empire ottoman au XIXe siècle

par Selim Deringil, professeur d’histoire à Bogaziçi  University (Istanbul) et à l’AmericanUniversity (Beyrouth)

Modérateur : Bernard Heyberger,directeur d’études EHESS, directeur de l’IISMM-EHESS

Date d'enregistrement : 1er avril 2014

Production :Direction de l’Audiovisuel/EHESS/IISMM

Auteur/Réalisateur : Philippe KergraisseVidéothèque : Institut d’études de l’islam et des sociétés du mondemusulman Ecole des hautes études en sciences sociales en partenariat avec leCollège de France

Résume : L'Empire ottoman connaît des réformes structurelles au XIXe siècle. L'abolition de la condamnation à mort pour le crime d'apostasie de l'islam (ridda) en est une des plus emblématiques. En 1844, le sultan Abdülmecid I (1839-1861) décrète qu'un apostat (murted) ne sera plus exécuté mais "déplacé", exilé dans une région où son crime n’est  pas de notoriété publique. La mesure intervient en grande partie à la suite de pressions diplomatiques exercées par l'ambassadeur britannique, Stratford Canning. Le sultan - également calife de l'Islam - s'est ainsi retrouvé dans une position très délicate : d'une part, il lui incombait de défendre la foi et prévenir les défections, et de l'autre, il devait composer avec l'ingérence, voire l'arrogance des puissances étrangères. Sachant que si l'Empire ottoman voulait faire partie du club des "puissances civilisées" (düvel-i medeniye), la réforme s'imposait aux yeux des élites ottomanes. La solution trouvée en définitive fut le Rescrit impérial (irade) de 1844 qui était en fait un "ordre secret", "qu'il n'y avait pas lieu de mentionner ci et là", évitant ainsi une déclaration publique de nature à embarrasser le sultan-calife.

Cette conférence partira de ces faits pour analyser la nouvelle liberté religieuse et ses limites dans l'Empire ottoman du XIXe siècle, dont les enjeux se situent désormais au croisement des questions d'Etat et de citoyenneté, de politiques identitaires et de stratégies de survie, comme développé dans le livre récent du conférencier, Conversion et Apostasie à la fin de l'Empire ottoman.

 

 

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