Conférence
Notice
Date de réalisation
Lieu de réalisation

MRSH Caen

Langue :
Français
Citer cette ressource :
La forge numérique. (2022, 2 février). L’a priori et l’idéalisme moderne. [Podcast]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/131943. (Consultée le 17 juillet 2024)

L’a priori et l’idéalisme moderne

Réalisation : 2 février 2022 - Mise en ligne : 20 juillet 2022
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Descriptif

Cette communication a été enregistrée dans le cadre du séminaire de l'équipe Identité et subjectivité , dont le thème de l'année 2021-2022 porte sur l'a priori.

Jocelyn Benoist est professeur de philosophie à l’Université Paris I, Panthéon Sorbonne. Médaille d’argent du CNRS en 2019. Eminent spécialiste de la phénoménologie husserlienne notamment, à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de la philosophie analytique ou philosophie du langage qu’il a fait dialoguer avec la première, il développe, depuis les années 2000, ses recherches autour d’un réalisme contextualiste, inspiré notamment par le philosophe Charles Travis, qui s’oppose au réalisme spéculatif ou métaphysique. Son dernier livre en date : Toward a contextual realism (Harvard University Press, 2021).

Résumé de la communication

Dans cette conférence donnée le 2 février 2022 dans le grand amphi de la MRSH, Jocelyn Benoist, en prenant l’exemple des deux régimes de preuves de l’existence de Dieu dans la Somme théologique de saint Thomas, a souligné que la question de l'a priori est au croisement de la question épistémique et de la question ontologique. En donnant à la question de l'a priori un sens nouveau et décisif, la “révolution copernicienne” kantienne l'articule à l'empirisme et à la réceptivité du sujet: l'a priori est alors définitivement lié au “donné” et au primat du sujet. Mais s’il acquiert également une connotation nettement épistémique, il conserve pourtant une dimension ontologique (jugement synthétique a priori, statut de la phénoménalité dans l’esthétique transcendantale). Et la question massive du XXème siècle philosophique s'est caractérisé, selon J. Benoist, par une tentative de réontologiser l'a priori,  au risque de rendre le concept équivoque, qu'il s'agisse de la voie de l'essentialisme (dans sa version phénoménologique avec l'a priori matériel  husserlien, ou sa version analytique avec une philosophie comme celle de Kit Fine), ou de la voie du réalisme modal (dans sa version meinongienne ou kripkéenne). Qu’appelle- t-on le “donné”? En interrogeant à la manière radicale d'Austin, dans un texte de 1939, ce « donné » (the given), le réalisme contextualiste de Jocelyn Benoist montre que nous ne sommes pas encore libérés du mythe du donné, et de sa grammaire philosophique.

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