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" Le Finistère : accueil et vie des enfants de la guerre d'Espagne "


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" Le Finistère : accueil et vie des enfants de la guerre d'Espagne "

Président de séance : Hugues Vigouroux (président de l'association MERE 29).

Jean Sala Pala (association MERE 29) : " Le Finistère : accueil et vie des enfants de la guerre d’Espagne ".

La Guerre d’Espagne a provoqué dans le Finistère l’arrivée de l’ordre de 6000 civils dont environ la moitié d’enfants. Ces arrivées se sont effectuées en deux vagues. La première, venant du nord-atlantique espagnol, se produit durant l’été 1937. Le premier groupe, formé de 443 enfants venus sans leur maman, arrive le 8 mai à Plouhinec ; il constitue un cas exceptionnel car toutes les opérations sont pilotées et financées par le syndicat français CGT. Pour les groupes qui vont suivre, et qui vont amener dans le département 1700 civils dont 800 enfants, les opérations sont conduites pour l’Etat par le préfet. Ces réfugiés sont répartis sur de très nombreuses communes du département, certaines en accueillant plus d’une centaine, d’autres quelques unités seulement, de telle sorte que leurs conditions de vie sont très variées. Pratiquement tous devront retourner en Espagne durant l’automne, ne pouvant rester en France compte tenu des exigences du gouvernement Camille Chautemps.<p>La seconde vague se produit lors de la Retirada en février 1939. En 8 jours, du 1er au 8 février, arrivent dans le Finistère de l’ordre de 3700 réfugiés dont près de 1700 enfants. Comme en 1937, ils sont dispersés sur un nombre élevé de communes finistériennes. Dans plusieurs d’entre elles, est créé un « Comité d’accueil » et à l’échelle du département le préfet met en place un « Comité d’accueil départemental ». De nombreuses initiatives (collectes de vêtements et de chaussures, organisation de manifestations diverses pour récupérer de l’argent, …) sont prises non seulement par ces comités mais aussi par divers partis politiques, diverses organisations syndicales et associations caritatives. Elles permettent de rendre cet exil moins douloureux. Dans l’exposé, une attention particulière sera portée à la question de la scolarisation de ces enfants dans l’enseignement public et à l’accueil de ces réfugiés par  l’Eglise catholique. Pour cette seconde vague, les retours en Espagne commencent le 30 mars mais s’effectuent à allure très modérée puisqu’au 14 août, date du dernier bilan préfectoral, il reste encore dans le Finistère près de 2400 réfugiés dont 1100 enfants.

Jean Sala-Pala. Vice-président de l’association mémorielle MERE 29 « Mémoire de l’Exil Républicain Espagnol dans le Finistère ». Fils de Antonio Sala Pala, républicain espagnol (Guerre d’Espagne, Retirada, camps de concentration du sud, CTE puis travailleur forcé à la base des sous-marins de Brest).

Pierre Souchar (association MERE 29) : Présentation du projet de témoignages filmés d’enfants de l’exil républicain espagnol dans le Finistère.

Pierre Souchar, chef opérateur de prises de vues a entrepris de recueillir les témoignages des enfants de l'exil espagnol dans le but de constituer un corpus audiovisuel, en tant que trace de mémoire, pour les générations futures.

Télécharger le programme complet du colloque ici.



 

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