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La concentration économique et ses limites


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Auteur(s) :
CHEVALIER Jean-Marie

Producteur Canal-U :
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Les chapitres


La concentration économique et ses limites

La concentration économique recouvre un processus dynamique de regroupement des entreprises, qui tend à conférer aux firmes concernées un certain pouvoir d'influence sur les marchés dont l'aboutissement extrême serait un pouvoir de monopole. Selon la théorie économique, la meilleure forme d'organisation des marchés est celle de la concurrence pure et parfaite. Pour préserver l'intérêt général, il faut donc surveiller la concentration et les conséquences qu'elle peut avoir sur la vigueur de la concurrence. C'est aux États-Unis que cette fonction de surveillance a été établie, dès 1890 à la suite de la première loi antitrust, le Sherman Act. La concentration économique a une longue histoire qui se déroule dans une problématique qui demeure invariante. En revanche les changements qui interviennent dans l'environnement de l'entreprise nous obligent à revoir notre approche opérationnelle de la concentration.

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    Label UNT : AUNEGE
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    Date de réalisation : 24 Mai 2000
    Durée du programme : 70 min
    Classification Dewey : Entraves à la libre concurrence
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    Catégorie : Conférences
    Niveau : Tous publics / hors niveau, niveau Licence (LMD), niveau Master (LMD), Formation continue
    Disciplines : Entreprises
    Collections : Nouveaux visages de l'entreprise
    ficheLom : Voir la fiche LOM
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    Auteur(s) : CHEVALIER Jean-Marie
    producteur : Mission 2000 en France
  •  
    Langue : Français
    Mots-clés : Internet, entreprise, économie, marché, monopole, croissance, production, pouvoir, antitrust
    Conditions d’utilisation / Copyright : Creative Commons (BY NC)
 

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Balthazar 07/06/2016 10h13

Partant de la trichotomie mercatique classique :
(-1.Monopole,
-2.Oligopole,
-3.Concurrence)
Nous ferons un lien avec les trois pathologies concurrentielles :
(-1.Horizontal,
-2.Vertical,
-3.‘Congloméral’.)
Et en déduirons une classification des sciences :
-1.Expérimentales et pures,
-2.Humaines et Sociales,
-3.Arts et littératures.

Jean-Marie CHEVALIER a commencé son exposé par le postulat selon lequel la concurrence était « bien », et le monopole « mal ». Par delà cette posture ‘d’autorité’, il laisse entendre que sa discipline comporte des aspects incontestablement scientifiques et objectifs.
Beaucoup de professeurs en sciences-sociales et humaines n’en ont donc pas encore terminés avec leurs complexes d’infériorité, et persistent à essayer d’exister en tant que ‘vrais’ scientifiques…
On laissera ici l’argument de POPPER, en proposant de distinguer chaque domaine, selon un critère qui se rapproche de la capacité prédictive… Sauf que cette caractéristique, nous croyons qu’elle n’est qu’une illustration particulière d’un schéma plus général… En réalité, les mathématiques –et dans une moindre mesure la physique– ne se résumeraient pas à la connaissance par avance de l’évolution d’un système nettement circonscrit… Ce serait toute l’architecture qui s’inscrirait dans un canevas de relations causales univoques. Tous les objets mathématiques sont reliés les uns aux autres de façon à ce que le nombre de transformations a opérer pour passer de l’un à l’autre est connue, et de telle sorte qu’il existe une certitude absolue dans ce passage. Les Lois idéales ont ceci de particulier qu’elles produiront obligatoirement tel résultat. On peut même se demander si la dimension temporelle a sa place en mathématique, et s’il est à propos de raisonner en terme de cause/conséquence ? Ou s’il faudrait se contenter de le voir comme une simple description formelle. Les mathématiques énonceraient des propriétés préexistantes, comme ou pourrait offrir de dessiner le plan d’un labyrinthe. La question n’est pas de savoir si à cause d’un chemin donné, la conséquence sera une sortie déterminée… Mais se limiterait à une présentation : il y a ce chemin qui mène à cette sortie, cet autre est une impasse. En surplombant ces méandres, le savant est un peu dans une situation d’omniscience, dégagé du temps : il a une entière clairvoyance du début à la fin.
Toutes autres sont les matières dont les Lois sont contingentes… S’il est autant d’économistes de gauche que de droite –de même que de juristes– c’est qu’en ces domaines là, tout est dual… Tel événement pourra conduire, soit à une conséquence, soit à l’autre. Et ce n’est déjà pas rien ! Car à l’autre bout du spectre, les créations humaines (artistiques, littéraires) témoignent de multiples, voire d’infinités virtualités, entre chaque concepts, formes, ou essences.
Et là aussi, plutôt que de le concevoir uniquement par rapport à la fameuse : ‘reproductibilité des résultats’ scientifiques, l’on devrait reconnaître que toute la matière est équivoque en économie, droit, médecine, biologie etc. Ayant toutes en commun de prescrire des remèdes à des situations jugées insatisfaisantes ou perfectibles, ces quasi-sciences pâtissent d’un manque de crédibilité, qui n’est pas complètement démérité, pas plus que le respect qu’on leur accorde dans les mêmes proportions. Mais on oublie que chacun de ces corpus est assis sur un modèle qu’on peut qualifier de bi-univoque : c'est-à-dire que l’on ne peut pas les représenter par des structures arborescentes comme en mathématiques, il faudrait imaginer quelque chose de bien plus touffu, car tous les liens sont doublés, et se dédoublent encore à chaque niveau… Ainsi, le contraire de chaque assertion émanant d’un de ces prismes étudiés, est aussi vrai que ce dont il est l’image. D’ailleurs, rien ne dit que l’un découle de l’autre. Et les exemples ne manquent pas qui le montrent… Aussi bien, un obstacle bloquera certains agents (sociaux, économiques, biologiques, etc. (Nous rejoignons MORIN qui les apparente) et en stimulera d’autres. (Les viticulteurs ont su très tôt qu’il fallait : « stresser la vigne » pour l’inciter à produire…)
Ainsi, toute politique est critiquable… Créer des pépinières ou laboratoires pour favoriser des start-up, est en partie contre-productif, car il y aura toujours des concurrents qui, n’ayant pas bénéficié de l’aide publique, seront évincés, alors qu’ils étaient parvenus sans avoir été sélectionnés par des fonctionnaires (à l’aune d’on ne sait quelles capacité à monter des dossiers, et sans compter les complicités de classes (BOURDIEU) et autres discriminations positives ou tiers-mondistes…) à des résultats comparables malgré ce handicape (étymologie) renversé...
Ainsi encore, tout blocus motivé par des considérations géopolitiques, peut provoquer un sursaut et une incitation à s’autonomiser en remontant les filières, et catalyse les alliances entre ennemis… (Iran, Chine, Russie, Inde, Corée du Nord, etc.)

Au carrefour du Droit et de la Médecine, le Principe de KENNARD (site Intranet ARPEGE) (« plus on est jeune au moment de l’atteinte, mois c’est grave » est désormais contredit. (« Longtemps il a été dit que le pronostic après atteinte cérébrale acquise était bon du fait de la plasticité neuronale. (…) En fait (…) plus l’enfant est jeune au moment de l’atteinte, moins bon est le pronostic d’autant plus que l’atteinte initiale est diffuse et importante. Car les acquis au moment de l’accident sont minimes et le traumatisme va altérer les capacités d’apprentissage. L’enfant ne sera pas celui qu’il aurait dû devenir (effet à retardement). Il ne s’agit pas d’un retard mais d’un décalage qui peut aller en s’accentuant au cours du temps. »)
Nombre de Lois économiques sont assises sur des formules mathématiques et paraissent de marbre ou d’airain, alors que même la diversification nous paraît friable. Et d’ailleurs, pourquoi la plupart des investisseurs se pressent-ils d’abord aux USA, et que très peu vont en Afrique ? Parce qu’ils cherchent, comme 99% des êtres humains, à se rapprocher des meilleurs. Ce réflexe reptilien, qui est à la base de tous les racismes, nationalismes, élitismes, corporatismes, sectarismes, a encore la vie dure. En théorie, il est plus intéressant de découvrir des mondes variés, de manger équilibré, d’être éclectique, universaliste, humaniste : mais dans les faits, selon qu’on se place à court ou long terme, et suivant les indicateurs pris pour l’évaluation, et en fonction aussi des stratégies adverses, tous les points sur cette courbe d’indifférence entre focalisation aristocratique et découverte de la misère exotique sont également riches. Il y a-t-il plus de vertu, à l’instar des peintres et poètes fin siècles, à s’encanailler comme l’avait déjà fait MAROT ou LE CARAVAGE –et dans une veine christique malgré tout– ou alors, est-il plus juste de poursuivre une quête d’élévation personnelle, en s’enfermant dans quelque landernau, ou pire, quitte à fuir dans une tour d’ivoire qui peut aussi bien être monacale ?
L’on voit bien que cette distinction recoupe, par transposition, les 3 marchés types (‘Mono’, ‘Oligo’, et –pour être cohérent– nous proposons ‘Holospôle’ plutôt que ‘concurrence parfaite’.)
De même, l’abus de concurrence ‘Horizontal’ correspond, en y regardant de plus près : à une Spécialisation (produit ou marché), donc une sorte d’activité « monomaniaque » (ZWEIG), quand l’abus ‘Vertical’ revient à jouer des synergies des filières, en se répartissant le long d’une droite (alors que le précédent était punctiforme) et quand l’abus ‘Conglomérat’ consiste plus en un étalement dans le plan, et pour agir sur les hétérogénéités. Mais, en un sens, dans l’hypothèse où des joueurs ont eu les mêmes chances au départ, il est totalement rationnel de développer l’une ou l’autre de ces stratégies, et elles comportent chacune leurs faiblesses. On peut faire cette métaphore pour le mettre en relief, s’il s’agissait de boxe : l’Horizontal serait un trapu, le Vertical un longiligne, et le Conglomérat : constitué de plusieurs petits coordonnés. La plupart des jeux de combat ou de stratégie sont basés sur des styles qui recouvrent ce genre de réalité, et se résument dans le choix de personnages virtuels ayant globalement la même force, mais avec des techniques différentes et qui découlent de pondérations variées. (Dans le prolongement du jeu d’échecs, il faudrait préciser que les interactions qui découlent de chaque profil, sont aussi analysées de près.)
Le numéro 1 semble toujours invincibles lorsqu’il trône, mais les libéraux ont raison de constater que même sans démantèlement aucun, il finit par flancher, et les exemples actuels ne manquent pas qui l’attestent.
Par contre, dès lors qu’il faut des Lois, et comme c’est un engrenage qui amène à régir toujours plus d’aspects, et vu qu’économique et juridique sont imbriqués (organisation territoriale administrative ou institutionnelle, ex : services publics, hôpitaux, enseignements etc.) nous sommes forcés de découvrir au maximum et empiriquement la connaissance théorique du concret qui se cache derrière les épiphénomènes –à moins que la vérité ne fasse le contraire, et ne cherche sans cesse à se révéler aux Hommes qui refusent souvent de la voir– et de conformer nos Sociétés aux savoirs les plus affutés. Nous disons seulement qu’à les connaître mieux, on légifèrerait moins mais mieux, et on interviendrait également parcimonieusement, en réservant nos ressources à l’édification amont des conditions du vivre ensemble à égalité de chances…
 

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