Conférence
Notice
Langue :
Français
Crédits
Université du Maine (Le Mans - Laval) (Production), Frédéric LABRE (Réalisation), Miriam Nicoli (Intervention)
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
DOI : 10.60527/m6xj-yy58
Citer cette ressource :
Miriam Nicoli. PRN. (2013, 6 juin). Les coulisses de l'édition scientifique au XVIIIe siècle , in Histoire des sciences "par en bas" (2013). [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/m6xj-yy58. (Consultée le 25 juillet 2024)

Les coulisses de l'édition scientifique au XVIIIe siècle

Réalisation : 6 juin 2013 - Mise en ligne : 9 avril 2014
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Descriptif

Le XVIIIe siècle correspond à ce que Bruno Jammes a défini comme « l'apogée du livre scientifique". A l'appui de cette thèse, qui postule que l'imprimé devient le vecteur de base de la diffusion du savoir savant, des études quantitatives ont montré la multiplication de titres d'ouvrages scientifiques et des revues spécialisées dans les catalogues des libraires ou des bibliothèques. De leur côté, se distançant d'une approche quantitative, les études de Lucien Febvre, Roger Chartier, Robert Darnton ou encore Giles Barber, ont mis en lumière les mécanismes du monde de l'édition, reconstruisant la vie et les pratiques des éditeurs, des libraires, des agents littéraires, des lecteurs d'Ancien Régime sans oublier d'étudier le travail d'atelier. L'étude que je propose s'inscrit dans le sillage de cette histoire sociale du livre, et l'applique au monde savant. L'imprimé étant devenu le moyen principal pour attester la primauté d'une découverte, un savant qui souhaite être intégré et reconnu par ses pairs sur le plan international ne peut pas se borner au pur travail intellectuel : connaître les mécanismes du monde de l'édition et savoir les exploiter devient primordial.

Afin d'étudier les multiples acteurs au parcours souvent obscur qui concourent à la réalisation des imprimés savants - copistes, traducteurs, libraires-éditeurs, dessinateurs et graveurs – je me focaliserai sur deux des plus féconds représentants des Lumières helvétiques, à certains égards antinomiques, le médecins Albrecht von Haller (1708-1777) et Samuel Auguste Tissot (1728-1797). Il s'agit incontestablement de deux hommes qui ont su s'imposer sur le marché du livre scientifique. Leur riche correspondance et celle avec leurs éditeurs, libraires etc, thématise leurs pratiques « quotidiennes » liées à l'univers du livre et surtout met en lumière les acteurs qui travaillent aux marges de la production des savoirs : un vrai réseau parallèle à celui académique, cheville ouvrière de la circulation des savoirs, sans le soutien desquels les savants seraient perdus. L'approche micro-historique de l'étude de cas sera appliquée à l'étude et susceptible d'être discuté dans ses implications méthodologiques.

Intervention

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