Conférence
Chapitres
Notice
Langue :
Français
Crédits
Samir BOUHARAOUA (Réalisation), Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail (Production), SCPAM / Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail (Publication), Sarah Nicaise (Intervention)
Conditions d'utilisation
Tous droits réservés à l'Université Toulouse Jean Jaurès et aux auteurs.
Citer cette ressource :
Sarah Nicaise. UT2J. (2016, 28 octobre). Repenser les liens entre recherche, genre et engagement sur le terrain. Retour sur un parcours d’enquête auprès d’un groupe « Transpédégouine » / Sarah Nicaise , in Mouvements citoyens, trajectoires sociales et genre. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/93123. (Consultée le 2 mars 2024)

Repenser les liens entre recherche, genre et engagement sur le terrain. Retour sur un parcours d’enquête auprès d’un groupe « Transpédégouine » / Sarah Nicaise

Réalisation : 28 octobre 2016 - Mise en ligne : 28 octobre 2016
  • document 1 document 2 document 3
  • niveau 1 niveau 2 niveau 3
Descriptif

Repenser les liens entre recherche, genre et engagement sur le terrain. Retour sur un parcours d’enquête auprès d’un groupe « Transpédégouine » / Sarah Nicaise, in "Mouvements citoyens, trajectoires sociales et genre", journée d'étude organisée par la Maison des Sciences de l'Homme et de la Société de Toulouse (MSHS-T) en collaboration avec le Centre de Recherches Sciences Sociales Sports et Corps (CRESCO, Université Toulouse 3), le Réseau Arpège, l'Institut du Genre (Paris, France) et le Laboratoire des Sciences sociales du politique (LASSP, Sciences Po Toulouse), sous la responsabilité scientifique de Jérôme Ferret (MSH-T) et Marie-Carmen Garcia (CRESCO), Université Toulouse Jean Jaurès, 28 octobre 2016.

Cette journée d'étude est consacrée aux «nouveaux mouvements politiques » nés dans les années 2000 dans le sillage de ce que l’on a pu appeler l’alter-mondialisme, mobilisations qui ont pu également être qualifiées de « mouvements sur place », « mouvements de mouvements », « mouvements sans leaders, transversaux, … » ou « digitaux ». L’un des exemples les plus influents aura été sans nul doute les « indignados » en Espagne en 2011 mais d’autres expériences ont eu lieu dans nombre de contextes politiques démocratiques ou autoritaires (Tunisie, Egypte). Sans entrer dans le débat sur la pérennité et la réalité réellement transversale de tels « mouvements », de leur singularité conceptuelle, sans par exemple chercher à savoir si ce sont des « mouvements sociaux » ou autre chose, l’objectif de cette journée est de faire dialoguer le champ d’analyse des mouvements politiques avec celui des socialisations en appréhendant les modalités d’articulation de la classe sociale et du genre entre les trajectoires sociales dans les parcours de militant-e-s, anciennes ou anciens des « indignados » puis, pour certains, membreaujourd’hui de Podemos en Espagne ou de Nuit Debout en France bien plus récemment. Il s’agit de comprendre la capacité ou puissance d’agir des femmes et des hommes en tant que « femmes » d’une part et « hommes » d’autre part en lien avec les positionnements et labels politiques de tels mouvements. Cette question est abordée à travers des analyses réflexives de chercheur-e-s en sciences sociales engagé-e-s dans les organisations en question. Plusprécisément, saisir ainsi comment des femmes et des hommes social scientists ont, dans le contexte du milieu des années 2000, développé une relation critique au système socioéconomique dominant, aux formes légitimes de participation politique ainsi qu’aux normes de genre. Les interventions peuvent permettre de réfléchir au rôle joué dans les processus d’émancipation personnelle (avec leurs succès mais aussi leurs échecs), l’élaboration collective d’une vision alternative et minoritaire à la fois du monde socio-économique et du système de genre. Quels sont leurs parcours ? Comment ont-ils et elles pris en compte ou nonl’oppression des normes de genre ? Comment ont-ils et elles interrogé ou non leur propre position dans les rapports sociaux de sexe ? Se croisent les théories du monde social incorporées mais aussi produites par les militant-e-s ? Comment s’engendrent dans leurs trajectoires individuelles la construction d’une conscience de classe ou d’une conscience de genre ?

Intervention
Thème
Documentation

NEZ, Héloïse (2017). Que podemos ? Un parti en puissance, La Vie des idées, 11 avril 2017. [En ligne : http://www.laviedesidees.fr/Que-podemos.html].

NEZ,Héloïse, DUFOUR, Pascale (2017). Un renouvellement de la démocratie par le bas ? Les mouvements Indignés et Occupy, in "Décompositions démocratiques", Politique étrangère, 1, printemps 2017, 47-58.

FERRET, Jérôme (2016). Crisis social, movimientos y sociedad en España hoy. Zaragoza, Sibirana Ediciones, 203 p.

NICAISE, Sarah (2016).  Des corps politisés : trajectoires et représentations de « gouines », Cahiers du Genre, 60, 1/2016, 169-192.

NEZ, Héloîse (2016). Pour une analyse spatiale de la délibération, in Dossier "Penser l'espace en sociologie", SociologieS, juin 2016. {En ligne : http://sociologies.revues.org/5590].

SERRANO ZAMORA, Justo (2015). La réappropriation de la démocratie : vers de nouvelles formes de participation politique, Participations, 13, 3/2015, 205-2018.

CRUELLS, Marta, EZQUERRA, Sandra (2015). Procesos de voluntad democratizadora: La expresión feminista en el 15-M, ACME: An International Journal for Critical Geographies, 1, vol. 4, 42-60. [En ligne : http://ojs.unbc.ca/index.php/acme/article/view/1133].

NICAISE, Sarah (2015). Des trajectoires singulières. La construction sociale de l'engagement « gouine » dans la mobilisation « Transpédégouine ». Thèse de doctorat en Performance motrice, adaptation et sport, co-dirigée par Christine Mennesson et Pierre-emmanuel Sorignet, Université Paul Sabatier-Toulouse 3.

DUARTE, André (2015). Michel Foucault : Autour des nouvelles communautés politiques, Chimères, 87, 3/2015, 61-68.

FERRET, Jérôme (2014). La violence refusée des « indignados » espagnols en question(s), Socio. Revue des sciences sociales, 3, 375-391. [En ligne : http://socio.revues.org/746].

FERRET, Jérôme (2013). Des devenirs minoritaires. Retour sur l’expérience politique des « indignés » espagnols, Mouvements, 75, vol. 3, 86-98. [En ligne : https://www.cairn.info/revue-mouvements-2013-3-page-86.htm].

LARZILLIERE, Pénélope, PETRIC, Boris, WIEVIORKA, Michel (2013). Révolutions, contestations, indignations, Socio. Revue des sciences sociales, 2, 6-24. [En ligne : http://socio.revues.org/347].

GEORGE, Sylvain (réal.) (2012). Vers Madrid-The burning bright [film]. France, Prod. Noir Production-Sylvain George, nb/coul. 1h46.

CRUELLS, Marta (2012). La interseccionalidad entre las luchas por la igualdad en el 15-M: avances destacados, Viento sur: Por una izquierda alternativa, 123, 54-60. [En ligne : http://vientosur.info/spip.php?article7204].

GARCIA, Marie-Carmen (2011). Des mobilisations de femmes en tant que femmes "racisées" : les militantes des mouvements Ni Putes Ni Soumises et des Indigènes de la république, in Béroud, Sophie, Gobille, Boris, Hajjat, Abdellali, Zancarini-Fournel, Michelle (dir.), Engagements, rébellions et genre dans les quartiers populaires en Europe (1968-2005), Paris, Éditions des archives contemporaines, 221 p.

ÁLVAREZ, Klaudia, GALLEGO, Pablo, GÁNDARA, Fabio, RIVAS, Óscar (2011). Nosotros los Indignados: las voces comprometidas Del 15-M. Barcelona, Ediciones Destino, 61 p. [Publié en français sous le titre "Nous les Indignés d'Espagne : paroles d’anonymes du 15 mai, Éditions Jacob-Duvernet, 2012].

JOY, Melanie (2010). Why We Love Dogs, Eat Pigs and Wear Cows. An Introduction to Carnism. Newburyport, Conari Press, 204 p.

AGRIKOLIANSKY, Éric, SOMMIER, Isabelle,  FILIEULE, Olivier (dirs) (2009). Penser les mouvements sociaux. Conflits sociaux et contestations dans les sociétés contemporaines. Paris, Éditions La Découverte, coll. Recherches, 338 p.

AUYERO, Javier (2005). L’espace des luttes : topographie des mobilisations collectives, Actes de la recherche en sciences sociales, 160, 5/2005, 122-132.

NEVEU, Érik (2002). Sociologie des mouvements sociaux. Paris, Éditions La Découverte, coll. Repères Sociologie, 128 p. [rééd. en 2015].

CRENSHAW, Kimberlé (1991). Mapping the Margins: Intersectionality, Identity Politics, and Violence against Women of Color, Stanford Law Review, 6, vol. 43, 1241–1299. En français : Cartographie des marges : Intersectionnalité, politiques de l'identité et violences contre les femmes de couleur, Les Cahiers du genre,  39, 2005. [En ligne : http://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2005-2-page-51.htm].

 ADAMS, Carol J. (1990). The Sexual Politics of Meat: A Feminist-vegetarian Critical Theory.  New-York, Continuum International Publishing, 270 p. [rééd. Bloomsbury Academic, 2015] / La politique de la viande. Une théorie critique féministe végétarienne, Lausanne, Éditions L’Age d’homme, 2016, 368 p.

POLANYI, Karl [1944] (1983). La grande transformation. Aux origines politiques et économiques de notre temps. Paris, Éditions Gallimard, coll. Bibliothèque des Sciences humaines, 448 p.

Dans la même collection

Sur le même thème