Entretien
Notice
Lieu de réalisation
Université Bordeaux Montaigne
Sous-titrage
francais
Langue :
Français
Crédits
Floréal Daniel (Intervention), Aurélie Mounier (Intervention)
Détenteur des droits
CNRS / Université Bordeaux Montaigne
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
Citer cette ressource :
Floréal Daniel, Aurélie Mounier. archeosciences. L'imagerie hyperspectrale au service de l'étude et de la conservation du patrimoine. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/169524. (Consultée le 14 janvier 2026)
Retranscription

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Le projet Hyperspec est né de la nécessité d'acquérir des méthodes d'analyse non destructives. Ce sont des méthodes qui ne nécessitent pas de faire des prélèvements dans les objets que nous étudions. Quel est l'intérêt d'étudier les matières colorantes dans les peintures murales ou dans les enluminures médiévales ? Le premier, c'est de comprendre les matériaux et les techniques qui ont été utilisées à ces époques-là et de faire des comparaisons entre époques. Cela permet d'avoir des informations sur la circulation d'ateliers ou de matières premières. Il y a aussi un autre intérêt qui est les questions de conservation et de restauration. C'est-à-dire, quel est l'effet de l'environnement sur l'état d'altération des pigments et des peintures ? Un autre objectif aussi est la restitution des polychromies. Par exemple, nous avons travaillé sur le portail royal de la cathédrale de Bordeaux où visiblement il n'y a plus aucune trace de polychromie. Mais on a pu réussir à détecter des petites zones qui restent encore intactes de pigments d'origine qui ont permis de reconstituer l'ensemble de la polychromie du portail royal. Qu'est-ce qu'un système d'imagerie hyperspectrale ? C'est un système qui permet de faire de l'image avec une composante d'une zone du spectre qui n'est pas visible par les yeux, qui est l'infrarouge. Utiliser cette composante dans l'infrarouge, ça permet d'avoir une idée, en faisant des images en fausses couleurs infrarouges, d'avoir une idée du type de pigment qui a été employé pour la peinture. On peut aussi, avec la caméra hyperspectrale, éclairer avec des UV et avoir une idée des repeints qui ont pu être faits sur cette peinture ou des altérations ou des liens organiques qui auraient pu être déposés sur cette peinture. En fait, il s'agit simplement d'un scan de la peinture. Et au cours de ce scan, on prend l'image, mais aussi les spectres de réflectance qui sont associés à chaque pixel de l'image. Ce système d'imagerie hyperspectrale est constitué d'un système d'éclairage, donc de deux lampes halogènes et d'un système d'acquisition de l'image, avec une caméra qui permet d'obtenir une image et également un spectromètre qui va permettre d'enregistrer le spectre de réflectance. La caméra est positionnée sur un rail de translation qui va scanner l'enluminure et qui va permettre d'obtenir ligne par ligne et pixel par pixel le spectre de réflectance qui va être caractéristique de chaque pigment présent dans l'enluminure. On n'a pas une information ponctuelle, c'est-à-dire que la plupart des méthodes qu'on utilise habituellement sont des méthodes qui permettent d'avoir une information sur une toute petite partie de l'œuvre. C'est-à-dire que soit on fait un prélèvement dans une peinture murale, c'est-à-dire une tête d'épingle sur plusieurs dizaines de mètres carrés. Donc il faut être sûr que cette partie-là qu'on a prélevée est représentative de l'ensemble. Ou alors dans une enluminure, si on a une méthode ponctuelle, c'est choisir une zone qu'on veut étudier. L'avantage de l'imagerie hyperspectrale, c'est qu'on a l'ensemble de l'œuvre. C'est-à-dire qu'on a toute l'image et on a le spectre de réflectance pour chaque point de l'image. Tous ces spectres de réflectance sont ensuite comparés à une base de données qui a été préalablement établie. Donc on a un nuancier qui a été fait selon les techniques médiévales. Donc on a à peu près 150 pigments référencés actuellement. Et donc ça permet par comparaison de spectre d'identifier les…

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