Conférence
Chapitres
Notice
Date de réalisation
Lieu de réalisation

Ecole Nationale Supérieure d'architecture de Nantes, Nantes

Langue :
Français
Crédits
Rachel Thomas (Production), Céline Bonicco-Donato (Organisation de l'évènement), Georges Abou Mrad (Organisation de l'évènement), Amélie Nicolas (Organisation de l'évènement), Noa Schumacher (Organisation de l'évènement), Cédric Pichat (Réalisation), juL McOisans (Réalisation), Françoise Acquier (Réalisation), Rossila Goussanou (Intervention), Amélie Nicolas (Intervention)
Citer cette ressource :
Rossila Goussanou, Amélie Nicolas. AAU. (2022, 10 juin). Le corps : entre expression, perception et figuration des mémoires et du passé , in Rencontre AAU 1 : L’horizon critique des approches sensibles de l’espace. [Podcast]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/133042. (Consultée le 2 mars 2024)

Le corps : entre expression, perception et figuration des mémoires et du passé

Réalisation : 10 juin 2022 - Mise en ligne : 16 septembre 2022
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Descriptif

Nous allons matérialiser au Bénin, nous allons réinventer les reliques de l’esclavage parce que c’est l’histoire de l’homme, c’est l’histoire de l’humanité. Et nous allons créer cet espace dans lequel on va revivre ce qui était l’esclavage il y a 200 ans. On va avoir la chair de poule quand on va rentrer dans ce territoire à Ouidah, qui va ressembler à ce que c’était, à ce qu’était cette contrée il y a des siècles », annonce Patrice Talon, le président de la République du Bénin, en décembre 2016. Que signifie "revivre ce qu'était l'esclavage, ou encore "avoir la chair de poule" quand il fait référence au Bénin ? Plus largement, cette annonce interroge sur les logiques matérielles et architecturales de transmission du passé négrier actuelles. Quels sont les enjeux spatiaux, conceptuels et cognitifs des lieux de mémoire contemporains consacrés à l'esclavage négrier et à la traite transatlantique ?

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Les projets architecturaux et urbains engagent un regard sur la mémoire associée aux partis pris historiographiques qui accompagnent les transformations de la ville. Ainsi, démolir, reconstruire, valoriser touche au caractère sensible et situé de la mémoire et participe à faire entrer les affects en politique. Des luttes politiques et sociales contre l'oubli ou contre un certain monopole historique ou patrimonial ont pu surgir, obligeant à poser la question de la négociation mémorielle au cœur des projets d'aménagement. D'un autre côté, la standardisation et l'aseptisation des espaces publics urbains associées à des politiques symboliques posent la question, plus sourde, du désamorçage voire de l'effacement de possibles conflits mémoriels. Elles posent encore l'enjeu de la reconnaissance des mémoires les moins représentées matériellement et donc les plus vulnérables. Ce deuxième temps vise à explorer et documenter les enjeux, formes et expressions de la mémoire au moment des transformations urbaines, en regardant comment elle peut être un prisme pour interroger les conditions d'existence matérielles des cultures populaires dans la ville contemporaine

Intervention

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