Conférence
Notice
Langue :
Français
Crédits
Muriel RICHARD (Réalisation), Pierre Excoffon (Intervention), Stéphane Bonnet (Intervention)
Conditions d'utilisation
Droit commun de la propriété intellectuelle
DOI : 10.60527/w17b-1a76
Citer cette ressource :
Pierre Excoffon, Stéphane Bonnet. Archeo Montpellier. (2014, 23 mai). Restitution de la morphologie littorale et aménagements portuaires de Forum Iuli , in Les ports dans l'espace méditerranéen antique. [Vidéo]. Canal-U. https://doi.org/10.60527/w17b-1a76. (Consultée le 18 juin 2024)

Restitution de la morphologie littorale et aménagements portuaires de Forum Iuli

Réalisation : 23 mai 2014 - Mise en ligne : 31 janvier 2015
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Descriptif

Aujourd'hui totalement comblé et situé à l'intérieur des terres, le port romain de Fréjus, exceptionnellement préservé de toute construction récente, constitue l'un des témoignages les plus remarquables de ce type d'aménagement en Méditerranée occidentale. Les études archéologiques et géoarchéologiques menées depuis dix ans à l'emplacement de l'antique port, ainsi que sur la zone littorale à l'ouest, au débouché de l'Argens, ont abouti à une restitution fiable de l'évolution de la configuration du littoral. On sait, depuis 2005, que le bassin portuaire n'était pas, à l'origine, enclavé, comme on le supposait jusqu'alors, mais largement ouvert sur la mer. On connaissait cependant assez mal le contexte de mise en place du port, ou même l'évolution des milieux, sur ses abords orientaux. Ainsi, des études sont actuellement menées vers l'est, jusqu'à l'extrémité du cours du Valescure et permettent aujourd'hui d'esquisser plusieurs hypothèses, notamment avec la découverte d'un vivier en eau vive du Ier siècle ap. JC, en 2009. Ce vestige, par sa configuration, atteste, non seulement que, contrairement à ce que l'on croyait, la mer baignait l'extrémité Est de la ville antique à cette époque, mais témoigne également de grandes modifications du littoral au cours de l'Antiquité. En effet, la restitution des modalités du colmatage du vivier, point de départ de notre réflexion, a clairement démontré l'existence d'un phénomène d'avancée du rivage à partir du Ier siècle ap. J.-C., condamnant ainsi, progressivement, l'utilisation du vivier. Depuis, trois carottages (Madeleine, quartier des Horts, Valescure) réalisés dans la zone orientale ont confirmé cette hypothèse. L'implantation des différents aménagements constituant le port, aussi bien à l'ouest qu'à l'est, a probablement modifié le transit naturel des sédiments. La structuration du port telle qu'elle nous apparaît aujourd'hui pourrait alors résulter, en réalité, de plusieurs étapes distinctes, liées aussi bien à la volonté d'augmenter sa capacité, qu'à la nécessité de s'adapter à la transformation du littoral et de sa dynamique.

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