Canal-U

Mon compte
Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines

Auctoritas et références dans les chroniques roumaines du Moyen Âge : entre légende et attestation documentaire


Copier le code pour partager la vidéo :
<div style="position:relative;padding-bottom:56.25%;padding-top:10px;height:0;overflow:hidden;"><iframe src="https://www.canal-u.tv/video/uvsq/embed.1/auctoritas_et_references_dans_les_chroniques_roumaines_du_moyen_age_entre_legende_et_attestation_documentaire.34989?width=100%&amp;height=100%" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height: 100%;" width="550" height="306" frameborder="0" allowfullscreen scrolling="no"></iframe></div> Si vous souhaitez partager une séquence, indiquez le début de celle-ci , et copiez le code : h m s
Contacter le contributeur
J’aime
Imprimer
partager facebook twitter Google +

Auctoritas et références dans les chroniques roumaines du Moyen Âge : entre légende et attestation documentaire

Intervention par : Laura LAZAR ZAVALEANU, Université de Cluj-Napoca

Toujours en lutte pour défendre leurs territoires contre les voisins turques, russes, austro-hongrois ou polonais très désireux de s'en emparer, les Roumains du Moyen Âge ont commencé à écrire leurs chroniques avec cette même attitude de combattants, qui doivent défendre leurs origines et surtout légitimer leurs droits territoriaux aussi dans une « lutte pour la patrie, sur les champs de bataille de l'histoire ».

Les armes sont diverses – documents d'archive, légendes,vestiges archéologiques – et là où l'on manque de sources propres, on les remplace, de manière ingénieuse et encore plus difficilement contestable, par l'exploitation des sources étrangères : « celui qui vaincra ses ennemis avec leurs propres armes sera d'autant plus heureux ». C'est pour cela que, dans les chroniques roumaines du Moyen Âge, la vérité prouvée par des documents ou par des sources livresques est devenue une sorte d'obsession.

On n'écrit presque rien sans s'appuyer sur une référence invoquée comme preuve ou sur une autorité qui puisse légitimer la démarche de l'auteur. C'est pour cette raison, par exemple, que l'on trouve, dans le même texte, de très sérieuses listes d'historiens cités (certains plus ou moins légendaires) et des listes canoniques où figurent en même temps Moïse, Homère, Aristote, Plutarque et Tite Live.

À la recherche de la source la plus véridique et la plus exhaustive, les chroniqueurs arrivent à insister, sur un ton presque dramatique, sur la question déontologique de la difficile sélection des sources crédibles « pour que l'histoire authentique se distingue des fictions, tout comme le bon grain se sépare de l'ivraie, tout comme cela se serait passé lors de la confusion des langues de la tour de Babel ». À la métaphore de la Tour de Babel s'en ajoute une autre très suggestive, celle du labyrinthe de livres et de sources. Ces deux métaphores illustrent l'angoisse provoquée par la prise de conscience de la relativité et de la subjectivité de l'histoire et c'est pour cela que le modèle exemplaire, le canon absolu,

 

commentaires


Ajouter un commentaire Lire les commentaires
*Les champs suivis d’un astérisque sont obligatoires.
Aucun commentaire sur cette vidéo pour le moment (les commentaires font l’objet d’une modération)
 

Dans la même collection

 Conclusions
 La réécriture de l'histoire chez Jean Froissart. Le chroniqueur face à ses sources
 Réinventer" la croisade dans le XVe siècle : sur l'originalité de la réécriture de l'histoire
 L'écriture de la première croisade : la fin de Renaut Porcet dans les récits des XIIe-XIIIe s.
 L'écriture de la première croisade : la fin de Renaut Porcet dans les récits des XIIe-XIIIe s.
 Écrire l'histoire de Stonehenge : narration historique et fiction romanesque (XIIe-XVe s.)
 Intertextualité et stratégies d'autorité dans les Gesta abbatum de Conques (XIIe s.)
 Une histoire à usage politique : les Gesta episcoporum de l'évêque Gérard de Cambrai († 1051) et la construction d'un passé diocésain
 Mémoire des lettres et des lois : modalités d'insertion et interprétation des traces documentaires dans les Mémoires de Philippe de Novare
 “Si com jou truis el livre escrit” : les références externes dans la Chronique rimée de Philippe Mousket
 La présence de réalités documentaires dans les récits de la chute de Troie : entre l'insertion encyclopédique autorisante et l'effet de réel
 L'acte diplomatique comme ‘preuve' dans l'écriture de l'histoire au travers de deux cas hispaniques : l'Historia Compostellana et le Corpus Pelagianum (première moitié du XIIe s.)
 Le Liber testamentorum ecclesiae ouetensis (XIIe s.).L'utilisation des sources pour la rédaction des narrations historiques du cartulaire
 La complexité documentaire à l'épreuve de la TEI : les enjeux d'une édition électronique des Annales occitanes de Montpellier
 Une reconstruction mémorielle : écritures et réécritures du “Petit Thalamus“ de Montpellier
 L'écriture d'une histoire : rapporter les faits dans un procès. L'affaire opposant la Sorbonne au chapitre de Saint-Benoît (1274-1281)
 La Légende dorée de Jacques de Voragine et les écritures de l'histoire : montages manuscrits, (dis)continuités génériques et domestication du temps
 L'Histoire des Lombards de Paul Diacre, modèle de l'Ystoire de li Normant d'Aimé du Mont-Cassin : imitations et emprunts, écarts et distorsions
 Les documents juridiques, les textes narratifs et autres témoignages dans l'Histoire des comtes de Guines de Lambert d'Ardres (fin XIIe s.) : sélection des sources
 Influence des sources documentaires dans l'historiographie anglo-normande du XIIe s.
 Documentation et écriture de l'histoire chez l'abbé Suger (1122-1151)
 Écrire l'histoire à Saint-Aubin d'Angers au XIIe s. Métamorphoses et fonctions des documents d'archives dans la production historiographique
 Le rôle des documents dans l'écriture de l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais de Bède le Vénérable (copie)
 Ouverture et introduction
FMSH
 
Facebook Twitter Google+
Mon Compte