Canal-U

Mon compte
Ecole Normale Supérieure de Lyon

Weighting bodies in the South Pacific: the BMI index in the Kingdom of Tonga


Copier le code pour partager la vidéo :
<div style="position:relative;padding-bottom:56.25%;padding-top:10px;height:0;overflow:hidden;"><iframe src="https://www.canal-u.tv/video/ecole_normale_superieure_de_lyon/embed.1/weighting_bodies_in_the_south_pacific_the_bmi_index_in_the_kingdom_of_tonga.14812?width=100%&amp;height=100%" style="position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height: 100%;" width="550" height="306" frameborder="0" allowfullscreen scrolling="no"></iframe></div> Si vous souhaitez partager une séquence, indiquez le début de celle-ci , et copiez le code : h m s
Auteur(s) :
COTTINO Gaia

Producteur Canal-U :
Ecole Normale Supérieure de Lyon
Contacter le contributeur
J’aime
Imprimer
partager facebook twitter Google +

Weighting bodies in the South Pacific: the BMI index in the Kingdom of Tonga

Weighting bodies in the South Pacific: the BMI index in the Kingdom of Tonga

Weighting bodies in the South Pacific: the BMI index in the Kingdom of TongaAccording to the 2000 WHO Report on Obesity -entitled “Too big to ignore”- the countries registering the highest rates of obesity worldwide are all located in the South Pacific. Among these Pacific Island Countries, the Kingdom of Tonga occupies the fifth position, with 90% of obese females and 48% of obese males. Such position has created a state of alarm within the international health institutions, which indicated the South Pacific region as an “obesogenic milieu” in the middle of a severe “obesity epidemics”. The label 'obesity' has indeed been attached to a whole region, proclaiming a crisis of global concern. Relying on my own fieldwork in Tonga, I will shed a light on how this label meets actual existing health problems in the Kingdom, as the so called Non Communicable Diseases (NCDs), exploring how the concept of obesity thereby misses out on the local understanding that 'big bodies are good and only sick big bodies are bad', and that the Western notion of ‘optimal size’ is not interchangeable with the notion of ‘right body’. I will therefore challenge the epidemic alarm on several grounds. To begin with, addressing the mainstream measurements of the body weight (the so called BMI), which clearly relies on European standards, and the thereby very disputable assumption namely, that there is a ‘universal’ standard measure.  Secondly, showing how inadequate is the official WHO standpoint on fatness and health, by describing in detail the Tongan cultural practices related to food consumption, body size and beauty ideals, and wellbeing. Lastly, critically analyzing some of the health projects carried out in the Kingdom to overcome the epidemics.Furthermore, since the debate around the body, and more specifically around body weight, involves different disciplines -as biomedicine, nutrition, physical education- engaging with these different expertises is useful to open a discussion on the parameters on which the West has declared an “obesity epidemics” in the South Pacific. As the Tongan social scientist Okusitino Mahina points out, “like all social phenomena, health, too, is subject to conflict. It is indeed this fundamental historical fact -the plurality of social worlds, defined by the many diverse and competing forms of social activity and human interest- that any policy-making process must take in account” (1999:287).

Le Poids des corps dans le Pacifique du Sud : l’index B.M.I. au Royaume de Tonga
 
Selon le rapport de l’OMS de l’année 2000 sur l’obésité – intitulé  « trop grand pour être ignoré » – les pays qui enregistrent les taux les plus élevés d’obésité sont tous situés dans le Pacifique du Sud. Parmi ces pays, le royaume de Tonga occupe le cinquième rang , avec 90% des femmes obèses et 48% des hommes. Ce résultat a alarmé les institutions internationales de la santé, qui ont indiqué la région du Pacifique Sud comme un ‘milieu ‘obesogenic’ au centre d’une grave « épidémie d’obésité ». Ayant marqué une région entière  par l’étiquette d’obésité,  on a en effet proclamé l’existence d’une crise d’intérêt  global.A partir de ma recherche sur le terrain, je mettrai en évidence la capacité de cette perspective  à aborder des problèmes de santé qui existent actuellement à Tonga, avant tout les soi-disant maladies non transmissibles. Deux questions se posent immédiatement : tout d’abord, la compatibilité entre la notion d’obésité et le sentiment local qui fait dire que « les gros corps sont bons » et que seulement les gros corps qui sont malades sont mauvais ; deuxièmement, la notion occidentale de « corps  optimal »  n’est pas interchangeable avec la notion du « corps approprié ». Par conséquence, je vais contester l’idée même d’alerte épidémique, en soulignant, pour commencer, le fait que les mesures courantes du poids du corps se basent sur des étalons européens, qui se fondent, à leur tour, sur la prémisse qu’il y a un étalon standard universel. Une prémisse, le moins que l’on puisse dire, très discutable.  Deuxièmement, je vais aussi montrer  l’inadéquation de la position officielle de l’OMS par rapport à l’embonpoint et à la santé, en illustrant  les usages culturels  Tongans  qui concernent  l’alimentation, la dimension idéale du corps et l’idéal de la beauté. Finalement,  je critique certaines recherches sur la santé conduites avec le but de venir à bout de l’ « épidémie ». En outre, le fait que la question du poids et de ses mesures implique des disciplines comme la bio-médecine, la nutrition et l’éducation physique, suggère l’utilité d’une confrontation avec les différents experts pour introduire une discussion sur les paramètres qui ont permis à l’Ouest de déclarer une épidémie d’obésité dans le Pacifique Sud. Comme écrit Okusitino Mahina, « la santé aussi, comme tous les phénomènes sociaux, se ressent des conflits. En effet c’est cette fondamentale donnée historique - la pluralité des mondes sociaux  définie par les nombreuses et différentes formes concourantes d’activité sociale et d’intérêt humain– que tout procès de ‘policy making’ doit  prendre en considération » (1999:287).

  •  
  •  
    Date de réalisation : 10 Septembre 2013
    Durée du programme : 20 min
    Classification Dewey : Éducation, enseignement
  •  
    Catégorie : Conférences
    Niveau : niveau Doctorat (LMD), Recherche
    Disciplines : Anthropologie et Ethnologie
    Collections : Produire du savoir - Gouverner des populations
    ficheLom : Voir la fiche LOM
  •  
    Auteur(s) : COTTINO Gaia
    producteur : Institut Français de l'Éducation
  •  
    Langue : Anglais
    Mots-clés : population, savoir, gouverner, Produire
 

commentaires


Ajouter un commentaire Lire les commentaires
*Les champs suivis d’un astérisque sont obligatoires.
Aucun commentaire sur cette vidéo pour le moment (les commentaires font l’objet d’une modération)
 

Dans la même collection

FMSH
 
Facebook Twitter Google+
Mon Compte