Entretien

Lorenzo Vidino

Réalisation : 31 mai 2016 Mise en ligne : 31 mai 2016
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Descriptif

Lorenzo Vidino compare le djihadisme aux États-Unis et en Europe. Le problème qui est mineur aux États-Unis : le facteur démographique et la meilleure intégration des musulmans dans la société les rend certes plus hermétiques à la radicalisation, mais il faut nuancer le propos puisque plusieurs individus "radicalisés" en Europe ou aux États-Unis sont bien intégrés. De plus, aux États-Unis, il n'existe pas de filières comme en Europe, les salafistes non-djihadistes ne se développant pas autant qu'en Europe, et les recruteurs n'ayant pas la même facilité à rassembler et à s'établir en intermédiaires via Internet. La diversité culturelle nord-américaine interroge éégalement la place des musulmans afro-américains dans la radicalisation djihadiste : ceux-ci sont très minoritaires, ils n'ont pas de discours politisé ou violent sur l'islam, anti-américain ou pro-syrien. De même, on observe très peu de radicalisations en prison des afro-américains et malgré les conversions fréquentes en prison, beaucoup délaissent l'islam en en sortant. Enfin, l'absence d'un passé colonial est un facteur non-négligeable pour expliquer cette situation, même s'il faut noter aussi qu'un "sentiment anti-islam" plus général se développe et est relayé par certains intellectuels et hommes politiques néo-conservateurs en cette période électorale.

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<p style="mso-margin-top-alt:auto;margin-bottom:9.9pt">Lorenzo Vidino est le directeur du programme sur l’extrémisme à l’Université George Washington (Washington DC). Ses recherches se concentrent sur l’islamisme violent et non-violent en Europe et aux Etats-Unis.

 

Lorenzo Vidino, Ph.D., is the director of the Program on Extremism at The George Washington University, Washington DC. His research focuses on violent and non-violent Islamism in Europe and the United States.


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Comparer la radicalisation djihadiste en Europe et aux États-Unis



S’ils ne sont pas immunisés (comme l’ont rappelé les attaques de Boston, Chattanooga et San Bernardino), les Etats-Unis ne semblent pas avoir expérimenté le même degré de radicalisation djihadiste que dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest. Cet exposé vise à comparer et contraster le phénomène des deux côtés de l’Atlantique à travers trois prismes : 1) l’intégration, 2) la présence de réseaux de radicalisation/recrutement, 3) la réponse gouvernementale.

Comparing jihadist radicalization in Europe and the United States

 

 

While not immune to it (as the attacks in Boston, Chattanooga and San Bedrnardino have shown), the United States does not seem to have experienced the same high degrees of jihadist radicalization seen in most Western European countries. The presentation will compare and contrast the phenomenon on both sides of the Atlantic through three prisms:

1) integration ;

2) presence of radicalizing/recruiting networks ;

3) governmental response.


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