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L’arbre et le parchemin. Illustration botanique et mise en page des herbiers médiévaux (XIIIe - XVe siècles)


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L’arbre et le parchemin. Illustration botanique et mise en page des herbiers médiévaux (XIIIe - XVe siècles)

Alice LAFORÊT, archiviste-paléographe, Bibliothèque nationale de France

Les derniers siècles du Moyen Âge voient la floraison de nombreux ouvrages sur les plantes, dont certains sont illustrés. Les motifs végétaux qui s’y épanouissent obéissent à des logiques spécifiques : il s’agit pour l’enlumineur de se confronter à un texte, encyclopédie ou herbier. Les contraintes de mise en page propres à ces manuscrits révèlent la réflexion menée par les copistes et les enlumineurs sur l’ordonnancement des connaissances botaniques.

Les derniers siècles du Moyen Âge nous ont légué un important corpus d’herbiers enluminés. Ces ouvrages dérivent pour la plupart d’un texte de matière médicale élaboré à Salerne à la fin du XIe siècle, le Circa instans, qui sert de base par la suite à une compilation de pharmacopée latine, le Tractatus de herbis, attribuée à Barthélemy Mini de Sienne. Ce texte nous est notamment parvenu par le biais du manuscrit Egerton 747 conservé à la British Library à Londres. Ce manuscrit enluminé est le plus ancien témoin du Tractatus de herbis : de cet ouvrage dérive toute une tradition iconographique postérieure, que l’on retrouve dans les herbiers des XIVe et XVe siècles. Ces herbiers illustrés ont pour vocation de décrire de la manière la plus exhaustive possible les plantes et leurs propriétés médicales, procédant ainsi de la même logique que les compilations encyclopédiques qui se développent au cours de la période. Ces manuscrits, réalisés en cuir, parchemin ou papier – matériaux périssables s’il en est – constituent des ouvrages d’usage pour certains, des manuscrits d’apparat, décorés par des enlumineurs de renom, pour d’autres. Leurs pages, peuplées de motifs végétaux, ont néanmoins pour vocation première d’accompagner un texte médical.

L’illustration des herbiers de la fin du Moyen Âge soulève donc un certain nombre de questions. Emmanuel Poulle évoque la « spécificité » des textes scientifiques quant à leur mise en page, qui tient notamment à « la nécessité d’une illustration complémentaire qui “ colle ” complètement au texte »(1). Les herbiers présentent bien cette spécificité – leur iconographie participe du projet d’ordonnancement des réalités naturelles mis en place par les textes savants.

Dans le cadre de cette communication, nous nous pencherons sur le processus de mise en image et de mise en page de ces textes de botanique. Il s’agira de procéder à l’établissement d’une brève typologie de ces illustrations d’herbiers, avant de se demander en quoi la relation qui s’établit entre le motif végétal d’une part, et la page – de papier ou de parchemin – sur laquelle ce motif s’épanouit de l’autre, est particulièrement signifiante dans ces manuscrits. Quelles contraintes spécifiques pèsent sur l’illustration des herbiers au cours de la période ? Les enlumineurs mettent-ils en œuvre des procédés signifiants, destinés à distinguer les différentes catégories de végétaux ? Enfin, ces procédés évoluent-ils au cours des derniers siècles du Moyen Âge ? Une étude codicologique d’un corpus de manuscrits, alliée à une analyse stylistique du répertoire de motifs végétaux dans lequel puisent les enlumineurs, nous permettra de tenter de répondre à ces questions. Nous nous focaliserons tout particulièrement sur une catégorie particulière de motif végétal, celui de l’arbre.

(1) POULLE, Emmanuel, « Astronomie et géométrie », dans Mise en page et mise en texte du livre manuscrit…, dir. Henri-Jean Martin et Jean Vezin, Paris, Editions du Cercle de la librairie, 1990, p. 193.




 

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