Documentaire

Chronique aka 1989 : hommage au défunt Jean-Marie Elima

Réalisation : 29 novembre 1989 Mise en ligne : 29 novembre 1989
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Descriptif

Après que Bassin Joseph, un cousin ami de Jean Marie Elima ait raconté les circonstances de sa mort, il initie une danse du jour avec tous les parents pour rendre hommage au défunt

Jean-Marie Elima, Pygmée aka de Mongoumba, assistant et ami de l'ethnologue, est un un des premiers Aka à avoir été scolarisé du temps de l'Empereur Bokassa. Il est marié à deux femmes, l'une originaire de Mongoumba, l'autre de Bagandou, et père de deux enfants.

En avril 1989, lors d'une campagne de pêche très fructueuse dans un campement proche de Bétou, il est l'objet du harcèlement sexuel d'une femme villageoise, désireuse d'obtenir du poisson en échange.

Au delà de l'adultère, le racisme dont les Aka sont l'objet de la part des populations environnantes interdit toute relation sexuelle entre un homme pygmée et une femme villageoise consentante : à l'inverse, les rapports sexuels imposés ou consentis d'un homme villageois avec une femme aka ne sont pas rares.

Après un procès au niveau du tribunal villageois coutumier,Jean-Marie Elima est acquitté. Mais étant l'objet de menaces verbales et mystiques de la part des parents de la feme adultère et aussi des excités racistes locaux, il est obligé de quitter Mongoumba pour s'installer au Congo.

Une nuit, durant son sommeil, il reçoit un épi de maÏs sur le visage et meurt quelques semaines plus tard au Congo dans un tableau clinique peu précis, mais évoquant une fièvre typhoïde ou virale.

CHRONIQUE AKA, NOVEMBRE 1989, MONGOUMBA, AKUNGU, RCA : ENQUÊTE SUR LA MORT DE JEAN-MARIE ELIMA À LA SUITE D'UN RAPPORT SEXUEL AVEC UNE FEMME VILLAGEOISE

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