Entretien

La FIED : intervention sur les MOOC's

Réalisation : 11 juin 2013 Mise en ligne : 11 juin 2013
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Antoine RAUZY


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Documentation

Initialement on se dit, les MOOC’s, des cours que l’on propose sur des plates-formes, à distance, sans droits d’inscription, et qui s’adressent à n’importe qui. Ce ne sont pas des formations.

Le principe est relativement simple : il y a un nombre X de personnes qui s’inscrivent, et il y a un nombre X divisé par 10, qui arrivent au bout. Ce qui n’est pas mal, car le X étant grand, ça fait en fait beaucoup plus qu’un amphi pour un cours.

Le phénomène MOOC, on se dit que ça concerne des formations pour des cohortes d’étudiants à travers le monde. Mais il y a une possibilité pour que ça ne concerne non pas des cohortes très importantes, mais une communauté très dispersée à travers le monde. Un exemple de ces communautés très dispersées à travers le monde, ce sont les communautés de chercheurs. Les personnes qui sont sur « la patte arrière droite du grillon », elles sont dans tous les endroits où il y a des grillons. Et elles seront prêtent à suivre le spécialiste mondialement reconnu de « la patte arrière droite du grillon », lequel avait l’habitude de communiquer à travers deux choses : ses cours dans son université, c’est relativement limité, il les garde, des congrès, où il allait expliquer quels étaient ses résultats récents, et aussi des livres, où l’on fixe l’état de la recherche à un certain moment de façon un peu plus pérenne que l’aspect éphémère de la recherche intentée. On s’aperçoit qu’une façon beaucoup plus puissante de diffuser cette information, c’est le MOOC, et que le MOOC permet de faire une formidable publicité au livre. Là-dessus, la difficulté du livre, c’est qu’on n’a pas de retour du lecteur, mais le MOOC permet, à travers le tchat les retours du téléspectateur, du télé-étudiant – ça fait vieux maintenant de dire : un télé-truc – de l’interlocuteur qui n’est là ni dans le temps ni dans l’espace. Il n’empêche qu’on a un retour. Pour un chercheur, il se trouve que c’est intéressant. Dans l’aspect « compétition académique », c’est une bonne façon de montrer ses muscles.

Je dirais par rapport à un premier cycle universitaire, tout d’un coup on se retrouve au Collège de France. Il se trouve que les deux sont des institutions qui dispensent du savoir. On se retrouve un peu dans ce modèle-là, c’est-à-dire qu’on peut envisager ce mode très ouvert de la diffusion de la connaissance aussi bien pour un public qui vient découvrir, mais aussi pour un public de spécialistes qui vient confirmer sa compétence dans sa spécialité, ou affronter d’autres spécialistes. Ca fait partie des raisons un peu excitantes pour lesquelles on peut envisager ce métier, comme quelque chose qui n’est pas complètement routinier. Donc très content que ça se passe.

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