Documentaire

Baka chronicle, June 2013, Lomié district, Cameroon : Hook fishing with Moussolo

Réalisation : 13 juin 2013 Mise en ligne : 13 juin 2013
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Descriptif

Caméra, son, montage : Romain Duda (ICTA,Universitat Autonoma de Barcelona / UMR7206 Musée de l’Homme, MNHN)

The video shows the different stages of a hook fishingpracticed by Moussolo, a Baka man, along a small stream few kilometers far fromhis village.

Hook fishing is oneof the threefishing practices observed in the southeastern Cameroon among the Baka, alongwith poison fishing and dam fishing. Contrarily to dam fishing that is collaborativeand involves exclusively women and girls, hook fishing is commonly performed by men,alone or in duo.

In general, hookfishing targets specific species (mainly Brycinus kingsleyae, visible on the video, and Siluridae) depending on the size of the available hook,the thickness of the twine, and the type of pond or river chosen. Compared todam fishing frequently practiced, hook fishing appears as as secondarysubsistence activity given its low productivity. Its low occurrence might berelated to the size of the rivers in the area, which do not allow to access tobig fishes and probably because of the difficulty to buy hooks and nylon threads.

The fishing stickis made with a stem, similar to the ones used for snaring, while a piece ofwood, mostly Raphia sp., is used forthe float. With his machete, the fisher rummages the mud of the riverbanks insearch for worms to serve as baits. Old Baka and Nzime reminded that, in thepast decades, hooks and wire were also made with wild vegetal materials founddirectly in the fishing spot, but were more fragile than the manufactured nylonthread used now.

Cette vidéo détaille les différentes étapes d’unepêche à l’hameçon pratiquée par un homme baka, Moussolo, le long d’un coursd’eau forestier, à quelques kilomètres de son village.

La pêche à l’hameçon est l’une des trois pratiques depêche observées chez les Baka du Sud-est Cameroun, avec la pêche à la nivrée (àl’aide de plantes ichtyotoxiques) et la pêche au barrage. Contrairement à cettedernière, qui est collaborative et exclusivement féminine, la pêche à l’hameçonest généralement pratiquée par les hommes, seuls ou en duo.

En général, la pêche à l’hameçon cible des espècesspécifiques (principalement Brycinus kingsleyae, visible sur lavideo, et des Siluridae),en fonction de la taille de l’hameçon disponible, de l’épaisseur du fil et dutype de cours d’eau choisi. Comparé à la pêche au barrage fréquemmentpratiquée, la pêche à l’hameçon apparaît comme une activité de subsistancesecondaire étant donné sa faible productivité. Par ailleurs, l’aspect trèsoccasionnel de cette pêche peut être lié à la taille réduite des cours d’eaudans la zone ne permettant pas d’accéder à des poissons de plus grandestailles, mais également à la difficulté de trouver des hameçons et fils depêche dans les petits commerces de villages.

La canne est réalisée grâce à une tige trouvée surplace, similaire à celles utilisée pour les pièges à collet, tandis qu’un petitmorceau de bois, principalement Raphiasp., sert de flotteur. Avec sa machette, Moussolo cherche dans la vase desbords du cours d’eau les vers qui lui serviront d’appât. Les vieux Baka etNzime se rappellent qu’il y a plusieurs décennies, hameçons et fils étaient égalementfait de matière végétale trouvée directement sur le lieu de pêche, mais étaientbien plus fragiles que les hameçons et le fil de nylon aujourd’hui utilisé. 

Pour plus de détails / For more information: Gallois S. & Duda R.2016. Beyond productivity: Thesocio-cultural role of fishing among the Baka of southeastern Cameroon. Revue d’Ethnoécologie, Special issue“Ethnobiology of freshwater fishing in the Congo Basin” (Dounias E. & OishiT. eds). https://ethnoecologie.revues.org/2818

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