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CAIRN. (2021, 20 mai). C. BRASSARD et al., Explorer l’évolution fonctionnelle de la mâchoire des chiens en s’appuyant sur des modèles établis à partir de spécimens actuels. , in "Nature, concepts et enjeux des référentiels en archéométrie et sciences de la conservation" 20 mai 2021. [Vidéo]. Canal-U. https://www.canal-u.tv/112706. (Consultée le 4 mars 2024)

C. BRASSARD et al., Explorer l’évolution fonctionnelle de la mâchoire des chiens en s’appuyant sur des modèles établis à partir de spécimens actuels.

Réalisation : 20 mai 2021 - Mise en ligne : 20 mai 2021
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Descriptif

Explorer l’évolution fonctionnelle de la mâchoire des chiens ens’appuyant sur des modèles établis à partir de spécimens actuels : exempled’application à des chiens européens du pré-Age du Bronze et limitesméthodologiques.

Brassard Colline1,2, Cornette Raphaël3,Callou Cécile2, Bréhard Stéphanie2, Herrel Anthony1

1- UMR7179, Mécanismes adaptatifs et évolution, Muséum national d’Histoire naturelle,Paris.

2- UMR7209 : Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques etenvironnement, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris

3- UMR7205 : Institut de systématique, évolution, biodiversité, Muséum nationald’Histoire naturelle, Paris

Par le biais d’outilsmorphométriques tridimensionnels, nous avons exploré la variabilité de la formede la mâchoire inférieure de chiens datant du Mésolithique au début de l’âge duBronze en Europe occidentale et en Roumanie. Les variations géographiques ettemporelles mises en évidence interrogent sur l’existence d’adaptationsfonctionnelles en réponse à des sélections (naturelles ou anthropiques),puisque la mandibule est directement impliquée dans la mastication et ladéfense. Si des outils existent déjà pour inférer une fonction à partir de laforme à l’aide de simples dimensions, ceux-ci ne donnent qu’une idée trèsapproximative de la génération des forces musculaires au sein de l’appareilmasticateur. Pour proposer des modèles plus fins, il est nécessaire d’utiliser desdonnées musculaires qui ne peuvent être obtenues que par la dissection, et quidonc nécessitent de recourir à des spécimens actuels. Toutefois, depuis sadomestication il y a au moins 15 000 ans, le chien a connu une évolution deformes sans précédents dans le monde vivant, et les sélections récentes en ontmême fait l’une des espèces domestiques les plus variables en termes de formecrânienne. Cette variabilité morphologique extrême, certainement différente dela variabilité passée, interroge donc quant à la pertinence de l’utilisation dechiens actuels comme référentiel pour interpréter des restes de chiensprotohistoriques. Comment peut-on adapter la constitution du référentiel pourinterpréter au mieux les restes archéologiques ? Après avoir disséqué 46chiens de races variées, dont une quinzaine de beagles, nous avons développé unmodèle biomécanique de prédiction de la force de morsure à partir de fragmentsmandibulaires, modèle validé par des mesures in vivo. Les outilsmorphométriques révèlent cependant des distinctions fortes entre la forme desmandibules des chiens du pré-Age du Bronze et celle des mandibules des chiensactuels. Dans cette présentation nous nous interrogerons sur la possibilitéd’adapter et d’appliquer les modèles prédictifs à une gamme de variation deformes différentes, et sur les limites épistémologiques de l’utilisation de cesmodèles.

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